Je dois admettre, je savais pas que c’était une organisatrice, prête à mettre en place un réseau pour défendre ses collègues d’infortune. La situation est complexe (les meurtriers au procès sont deux mineurs isolés et un Égyptien), mais en tout cas on peut dénoncer la police encore une fois.
>Selon une colocataire, « elle ne rougissait jamais quand on lui demandait ce qu’elle faisait dans la vie ». Notifiée d’une obligation de quitter le territoire français, elle aurait pourtant pu être régularisée pour raisons de santé. Elle est sportive et engagée dans des associations, notamment Acceptess-T. Selon la directrice de cette association Giovanna Rincon, Vanesa Campos tient à aider les plus faibles, n’hésitant pas à monter « au front pour défendre ses amies et collègues de travail » dans des situations tendues au bois de Boulogne. Une amie la décrit comme « une sacrée grande gueule qui n’avait peur de rien ». L’enquête montre qu’elle avait hébergé plusieurs mois l’un des hommes qui sera jugé pour son meurtre, alors qu’il se retrouvait à la rue.
>Le meurtre de Vanesa Campos s’inscrit dans un contexte de montée de la criminalité au bois de Boulogne1,4. Un groupe organisé constitué d’hommes rackette les prostituées et leurs clients; pendant l’été 2018, leurs descentes sont quotidiennes. Vanesa Campos alerte la police à l’occasion d’une ronde, mais celle-ci, faute de preuve, ne réagit pas1,4: « c’était toujours la même histoire. Ils nous demandaient leur identité mais nous ne la connaissons pas. Nous avions beau être les plus précises possible dans la description, la police n’écoutait pas. Après tout, nous ne sommes que des putes. Qui se soucie vraiment de nous? »2. Des témoignages montrent en effet que les policiers raillent et humilient les prostituées trans et en situation irrégulière, plutôt que de les secourir1,7. Les prostituées en situation irrégulière n’osent pas se plaindre au commissariat, de peur d’être expulsées.
>Vanesa Campos met en place un signal de ralliement à utiliser en cas de danger et distribue des bombes lacrymogènes. Elle embauche un garde du corps nommé Takaré, lui aussi en situation irrégulière, qui, le 14 août 2018, arrive à faire fuir l’un des assaillants.
J’espère qu’ils vont les déporter ces 3 égyptiens, après leurs 20 ans en prison.
Y’a rien qui va dans cette histoire n’empêche:
– Les 3 malfrats qui sont impunis pendant des plombes
– La police qui ne fait rien parce que les prostituées trans ou travesties ne comptent pas
– La loi qui oblige les prostituées à se cacher, et donc les met en danger
Sans compter que tout le monde est sans papier, les prostituées et le garde du corps des prostituées, pour les assassins je ne sais pas. Un concentré de misère humaine.
Edit : Ils sont où les activistes trans et les soi-disant progressistes ?
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Vanesa_Campos
Je dois admettre, je savais pas que c’était une organisatrice, prête à mettre en place un réseau pour défendre ses collègues d’infortune. La situation est complexe (les meurtriers au procès sont deux mineurs isolés et un Égyptien), mais en tout cas on peut dénoncer la police encore une fois.
>Selon une colocataire, « elle ne rougissait jamais quand on lui demandait ce qu’elle faisait dans la vie ». Notifiée d’une obligation de quitter le territoire français, elle aurait pourtant pu être régularisée pour raisons de santé. Elle est sportive et engagée dans des associations, notamment Acceptess-T. Selon la directrice de cette association Giovanna Rincon, Vanesa Campos tient à aider les plus faibles, n’hésitant pas à monter « au front pour défendre ses amies et collègues de travail » dans des situations tendues au bois de Boulogne. Une amie la décrit comme « une sacrée grande gueule qui n’avait peur de rien ». L’enquête montre qu’elle avait hébergé plusieurs mois l’un des hommes qui sera jugé pour son meurtre, alors qu’il se retrouvait à la rue.
>Le meurtre de Vanesa Campos s’inscrit dans un contexte de montée de la criminalité au bois de Boulogne1,4. Un groupe organisé constitué d’hommes rackette les prostituées et leurs clients; pendant l’été 2018, leurs descentes sont quotidiennes. Vanesa Campos alerte la police à l’occasion d’une ronde, mais celle-ci, faute de preuve, ne réagit pas1,4: « c’était toujours la même histoire. Ils nous demandaient leur identité mais nous ne la connaissons pas. Nous avions beau être les plus précises possible dans la description, la police n’écoutait pas. Après tout, nous ne sommes que des putes. Qui se soucie vraiment de nous? »2. Des témoignages montrent en effet que les policiers raillent et humilient les prostituées trans et en situation irrégulière, plutôt que de les secourir1,7. Les prostituées en situation irrégulière n’osent pas se plaindre au commissariat, de peur d’être expulsées.
>Vanesa Campos met en place un signal de ralliement à utiliser en cas de danger et distribue des bombes lacrymogènes. Elle embauche un garde du corps nommé Takaré, lui aussi en situation irrégulière, qui, le 14 août 2018, arrive à faire fuir l’un des assaillants.
J’espère qu’ils vont les déporter ces 3 égyptiens, après leurs 20 ans en prison.
Y’a rien qui va dans cette histoire n’empêche:
– Les 3 malfrats qui sont impunis pendant des plombes
– La police qui ne fait rien parce que les prostituées trans ou travesties ne comptent pas
– La loi qui oblige les prostituées à se cacher, et donc les met en danger
Sans compter que tout le monde est sans papier, les prostituées et le garde du corps des prostituées, pour les assassins je ne sais pas. Un concentré de misère humaine.
Edit : Ils sont où les activistes trans et les soi-disant progressistes ?
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