**Paris, une élève avocate contrainte d’enlever son foulard lors d’une cérémonie**
**L’École de formation du barreau de Paris a demandé à une étudiante de confession musulmane de retirer son voile lors d’une audience de rentrée solennelle qui s’est tenue le 6 janvier. Si la direction assume sa décision, son fondement juridique paraît bancal.**
Ce 6 janvier devait être un moment heureux et inoubliable pour les 1 600 élèves avocats réunis au Palais des Congrès à Paris. Ces étudiants en droit, promotion 2022 de l’École de formation du barreau de Paris (EFB), étaient réunis pour prêter le « petit serment » lors de la cérémonie de rentrée solennelle.
L’occasion d’écouter différents discours – ceux du président de la cour d’appel Jean-Michel Hayat, du procureur général Rémy Heitz ou de Richard Malka, parrain de leur promotion. « Vous serez souvent les derniers remparts des libertés. Des libertés qui sont toujours menacées au nom du bien. […] Vous êtes libres, vous êtes les derniers à être libres », a notamment déclaré ce dernier, salué par une standing ovation.
Comme l’a rappelé la Gazette du Palais, il s’agissait pour les étudiants lors de cette audience solennelle de la cour d’appel délocalisée au Palais des Congrès, de se mettre debout, de lever la main droite et de jurer « conserver le secret de tous les faits et actes » dont ils auraient « connaissance en cours de formation ou de stage ».
Mais avant que l’audience ne débute, un incident a eu lieu entre des membres de l’EFB et Sara*, une élève avocate qui souhaite rester anonyme. Alors qu’elle s’installe avec une amie dans la salle, des membres de l’école exigent qu’elle retire son voile.
« Trois hommes sont venus vers moi et m’ont demandé de venir. Là, ils m’ont dit que c’était une audience publique et qu’il fallait que je retire mon voile », explique l’étudiante de 28 ans contactée par Mediapart.
*« J’avais les larmes aux yeux pour elle »*
D’après elle, les trois responsables exigent qu’elle le retire « immédiatement ». Lorsqu’elle se rassoit pour « réfléchir », une dame « beaucoup plus virulente » vient vers elle. « Sur un ton très agressif, elle me dit que je dois impérativement retirer mon voile pendant toute la durée de la cérémonie sans quoi ma prestation de serment sera annulée », raconte l’étudiante qui dit avoir senti « une véritable honte » : « J’étais triste, je me retenais de pleurer car je me sentais vraiment humiliée et dans l’incompréhension. »
Plusieurs élèves, témoins de l’incident, prennent la défense de Sara et décident d’aller consulter avec elle d’autres responsables de l’EFB. Un membre de l’administration aurait alors confirmé l’interdiction de porter le voile dans la salle. « C’est la règle, on ne porte pas un voile devant une cour, autant s’habituer dès maintenant », aurait-elle ajouté selon trois témoins interrogés par Mediapart.
« Lorsqu’on a demandé sur quel fondement juridique cela s’appuyait, ils ne nous ont donné aucune explication », rapporte Romane, une élève avocate qui a révélé les faits sur Twitter avant de publier un article sur le site Révolution Permanente pour lequel elle milite.
Putain encore cette connerie au secours.
Je veux mon article pour les fois où on m’a demandé de retirer mon bonnet/ma casquette.
Médiapart, ils font de bonnes enquêtes, mais c’est vraiment la définition de l’islamo-gauchisme. Bordel, Edwy t’es lourd.
Juste une non-histoire.
Médiapart vend ça comme une cérémonie importante et solennelle alors que c’est juste la rentrée de l’école. On ne porte pas la robe, c’est dans une salle de congrès toute moche, même pas au Palais. L’an dernier, le petit serment, c’était un papier à signer et à scanner. L’argument marche dans les deux sens d’ailleurs : d’un côté ça ne sert a rien de tenter d’ériger ça en plus beau moment de la vie de la personne, de l’autre l’EFB aurait franchement pu laisser couler, pour ce que tout le monde en a à faire.
J’aime bien le délire de l’élève-avocate activement militante chez révolution permanente, c’est un peu comme un végan qui se ferait embaucher dans une boucherie.
Quant à l’avocat qui crie haut et fort que lui et ses confrères peuvent porter un signe religieux distinctif en cours d’audience, la jurisprudence en vigueur lui donne tout simplement tort.
> On est allé la voir, elle, simplement parce qu’elle portait un voile. Personne n’est allé vérifier si certains avaient une trop grosse croix par exemple »
Oui mais non, c’est pas comparable. La croix signifie juste une appartenance à une religion, c’est comme ci elle portait un collier avec le croissant et l’étoile. Quand va-t-on arrêter avec cette naïveté sur le voile islamique. Le but c’est de rabaisser la femme, de l’isoler, si les femmes voilées peuvent le choisir (et j’entends uniquement sans aucune pression qu’elle quelle soit) en occident c’est bien qu’elles vivent en occident où on tolère quelque chose qui est fondamentalement opposé aux principes.
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**Paris, une élève avocate contrainte d’enlever son foulard lors d’une cérémonie**
**L’École de formation du barreau de Paris a demandé à une étudiante de confession musulmane de retirer son voile lors d’une audience de rentrée solennelle qui s’est tenue le 6 janvier. Si la direction assume sa décision, son fondement juridique paraît bancal.**
Ce 6 janvier devait être un moment heureux et inoubliable pour les 1 600 élèves avocats réunis au Palais des Congrès à Paris. Ces étudiants en droit, promotion 2022 de l’École de formation du barreau de Paris (EFB), étaient réunis pour prêter le « petit serment » lors de la cérémonie de rentrée solennelle.
L’occasion d’écouter différents discours – ceux du président de la cour d’appel Jean-Michel Hayat, du procureur général Rémy Heitz ou de Richard Malka, parrain de leur promotion. « Vous serez souvent les derniers remparts des libertés. Des libertés qui sont toujours menacées au nom du bien. […] Vous êtes libres, vous êtes les derniers à être libres », a notamment déclaré ce dernier, salué par une standing ovation.
Comme l’a rappelé la Gazette du Palais, il s’agissait pour les étudiants lors de cette audience solennelle de la cour d’appel délocalisée au Palais des Congrès, de se mettre debout, de lever la main droite et de jurer « conserver le secret de tous les faits et actes » dont ils auraient « connaissance en cours de formation ou de stage ».
Mais avant que l’audience ne débute, un incident a eu lieu entre des membres de l’EFB et Sara*, une élève avocate qui souhaite rester anonyme. Alors qu’elle s’installe avec une amie dans la salle, des membres de l’école exigent qu’elle retire son voile.
« Trois hommes sont venus vers moi et m’ont demandé de venir. Là, ils m’ont dit que c’était une audience publique et qu’il fallait que je retire mon voile », explique l’étudiante de 28 ans contactée par Mediapart.
*« J’avais les larmes aux yeux pour elle »*
D’après elle, les trois responsables exigent qu’elle le retire « immédiatement ». Lorsqu’elle se rassoit pour « réfléchir », une dame « beaucoup plus virulente » vient vers elle. « Sur un ton très agressif, elle me dit que je dois impérativement retirer mon voile pendant toute la durée de la cérémonie sans quoi ma prestation de serment sera annulée », raconte l’étudiante qui dit avoir senti « une véritable honte » : « J’étais triste, je me retenais de pleurer car je me sentais vraiment humiliée et dans l’incompréhension. »
Plusieurs élèves, témoins de l’incident, prennent la défense de Sara et décident d’aller consulter avec elle d’autres responsables de l’EFB. Un membre de l’administration aurait alors confirmé l’interdiction de porter le voile dans la salle. « C’est la règle, on ne porte pas un voile devant une cour, autant s’habituer dès maintenant », aurait-elle ajouté selon trois témoins interrogés par Mediapart.
« Lorsqu’on a demandé sur quel fondement juridique cela s’appuyait, ils ne nous ont donné aucune explication », rapporte Romane, une élève avocate qui a révélé les faits sur Twitter avant de publier un article sur le site Révolution Permanente pour lequel elle milite.
Putain encore cette connerie au secours.
Je veux mon article pour les fois où on m’a demandé de retirer mon bonnet/ma casquette.
Médiapart, ils font de bonnes enquêtes, mais c’est vraiment la définition de l’islamo-gauchisme. Bordel, Edwy t’es lourd.
Juste une non-histoire.
Médiapart vend ça comme une cérémonie importante et solennelle alors que c’est juste la rentrée de l’école. On ne porte pas la robe, c’est dans une salle de congrès toute moche, même pas au Palais. L’an dernier, le petit serment, c’était un papier à signer et à scanner. L’argument marche dans les deux sens d’ailleurs : d’un côté ça ne sert a rien de tenter d’ériger ça en plus beau moment de la vie de la personne, de l’autre l’EFB aurait franchement pu laisser couler, pour ce que tout le monde en a à faire.
J’aime bien le délire de l’élève-avocate activement militante chez révolution permanente, c’est un peu comme un végan qui se ferait embaucher dans une boucherie.
Quant à l’avocat qui crie haut et fort que lui et ses confrères peuvent porter un signe religieux distinctif en cours d’audience, la jurisprudence en vigueur lui donne tout simplement tort.
> On est allé la voir, elle, simplement parce qu’elle portait un voile. Personne n’est allé vérifier si certains avaient une trop grosse croix par exemple »
Oui mais non, c’est pas comparable. La croix signifie juste une appartenance à une religion, c’est comme ci elle portait un collier avec le croissant et l’étoile. Quand va-t-on arrêter avec cette naïveté sur le voile islamique. Le but c’est de rabaisser la femme, de l’isoler, si les femmes voilées peuvent le choisir (et j’entends uniquement sans aucune pression qu’elle quelle soit) en occident c’est bien qu’elles vivent en occident où on tolère quelque chose qui est fondamentalement opposé aux principes.