Le déclassement des diplômés de master : « Aujourd’hui, il y a une sacralisation des études longues, mais comme beaucoup de monde en fait, on se retrouve bloqués »

by amourflou

21 comments
  1. > mais comme beaucoup de monde en fait, on se retrouve bloqués

    Même délire en bac +8. Pas plus tard qu’aujourd’hui, j’entendais parler de deux anciens thésards de mon labo qui galéraient à trouver des post-docs. On forme une masse d’étudiants dont le seul débouché consiste à s’expatrier parce qu’on ne sait pas les absorber en France.

  2. C’est ça de grandir dans un pays élitiste. Plutôt que d’encourager à la reconversion et la rendre plus simple, à l’apprentissage, au respect et à la reconnaissance de TOUS les métiers peu importe le niveau d’études que ça requiert, à des métiers « utiles » (oui, désolé mais la grande majorité des jobs dans le tertiaire ne vont pas reconstruire la France de demain qui est aujourd’hui en train de s’effondrer…), non, on préfère pousser les gens à étudier au maximum juste pour le papier et le pseudo prestige que ça offre et les mener droit au chômage à la sortie…

  3. À la sortie de mon master, les perspectives d’emploi se divisaient entre des postes accessibles à partir du niveau licence voire moins (sur concours national), ou des postes où l’on demandaient entre 5 à 10 ans d’expérience minimum dans la branche ou d’avoir occupé certains postes pendant un temps donné… Mes amis qui ont réussi à trouver des postes adéquats à une sortie de master rapidement après ont pu le faire grâce à leur réseaux.

    Ça m’avait tellement démotivé, j’ai fini par changer de voie sans avoir eu aucune expérience pro dans mon domaine d’études.

  4. On se retrouve dans la même situation que Syndrome dans les indestructibles qui dit que “si tout le monde est Super, alors plus personne ne l’est”

    Pour ma part, j’ai deux licenses et ai quitté mon Master quand j’ai vu que c’était que de la poudre aux yeux, et au final je m’en sors mieux que tous mes ex-camarades de classe; tout cela l’a aucun sens

  5. L’article indique que le taux de cadres a baissé parmi les diplômés de master : *le taux de cadres parmi l’ensemble des diplômés de master était de 56 %, il est de 49 % pour celle de 2017.*

    Au-delà de cette baisse, je pense que la notion de “cadre” s’est beaucoup diluée au fil du temps et englobe maintenant beaucoup de métiers dont les fonctions et le salaire ne sont pas ceux d’un cadre…

    Par exemple, les jeunes fonctionnaires de catégorie A qui sortaient de l’IRA il y a 20-30 ans avaient davantage de responsabilités (ex : chef de bureau de 15 personnes, en administration déconcentrée) que les jeunes attachés de maintenant (= très peu de postes de management, qui reviennent presque tous aux administrateurs ou au attachés principaux, 90% de postes de “chargés de mission”)

  6. Si toi aussi t’es bac + 5 et que tu galères à trouver du taf, tapes dans mains !

    **clap clap**

  7. Rigole de droite de voir que de filer des diplômes à tout le monde sans sélection ni difficulté est une mauvaise idée avec des répercussions négatives , c’était pas du tout inattendu et une nouvelle occasion de remercier le socialisme

  8. J’entendais déjà parler de ça quand je faisait mes études dans les années 2000, pourquoi les mentalités n’ont pas changé ? Dans le coin où je suis, la plupart des pros du BTP que je connais et qui sont à leur compte tappaient jusqu’au covid à minima dans les 10k/mois.

  9. J’ai un Bac+5, zéro débouché à part à l’étranger. Les entreprises recrutent pas sans expérience de deux ou trois ans. J’ai commencé une alternance et je pense que ça va bien me sauver la mise, mais autrement quelle galère.

  10. Une grosse décision que j’ai dû prendre dans ma vie c’est de m’orienter vers un bac technologique là où 90% de ma classe faisait général. Même chose avec une licence professionnelle, super mal vue dans mon entourage.

    Au final je m’en sors très très bien et je ne préfère pas imaginer ma situation actuelle si j’avais voulu suivre la voie classique.

  11. > Les enquêtes font aussi apparaître une hiérarchie très nette entre filières. Dans la génération 2017, le taux de chômage est de 6 % pour les diplômés d’écoles d’ingénieurs, 9 % pour ceux d’écoles de commerce, 10 % pour ceux de master de lettres, sciences humaines et sociales (LSHS). Les différences s’agissant du taux de déclassement, qui concerne les diplômés n’occupant pas un emploi de cadre trois ans après la fin de leurs études, sont encore plus spectaculaires : ce taux est de 41 % pour les masters LSHS, 28 % pour les masters en sciences et techniques, 26 % pour les écoles de commerce et 9 % pour les écoles d’ingénieurs.

    Sans surprise ça dépend très fortement de la filière et le bac+5 qui remplit ses promesses, c’est celui plus sélectif des écoles d’ingés et dans une moindre mesure celui des écoles de commerce.

  12. Et ceux qui sortent de lycée pro bossent tout de suite, avec des salaires corrects et une vraie marge de progression.

    Y’a peut être pas besoin d’autant de doctorants

    10 ans après y’en a qui ont leur boîte et d’autres qui se battent pour des postes à copinage

  13. Le domaine importe bien plus que le niveau qui a subi une très forte inflation.

    D’ailleurs j’ai même pas besoin d’argumenter, l’article parle d’un mec qui a fait un master … d’histoire. Un docteur en histoire aura bien plus de mal à trouver un job payé plus que le SMIC qu’une licence en informatique. Et je connais aucun BAC+5 en sciences dures qui galèrent à trouver un emploi dans son domaine.

  14. Il y a master et master….comme toujours, débat stérile mais qui fait parler les sous diplômés…
    Un master t’apprend à apprendre. Si tu es bloqué, c’est sûrement que c’est mieux ainsi pour tout le monde

  15. C’est une situation qui existe depuis longtemps ici en Grèce.
    Les parents ont une certaine gloriole à maintenir les gamins à la fac pour obtenir un bac+5.
    Puis ils glandent jusqu’à 30 ans.
    Puis quand ils doivent trouver un taf, y’a que des postes pas top qui restent, on a même des caissières à bac+5, limite c’est la norme.
    Les plus “malins” quittent le pays pour aller en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, là où les diplômes servent à quelque chose, surtout dans la recherche ou les technos de pointe, vu qu’il n’y pas vraiment de trucs sérieux ici.
    Même des secrétaires doivent présenter des certifications européennes de maîtrise des logiciels de bureautique.
    Le tout pour un smic (qui a augmenté de 9.4% l’an dernier) d’un montant impressionnant de 780€ bruts
    [https://ypergasias.gov.gr/ergasiakes-scheseis/syllogikes-ergasiakes-sxeseis/katotatos-misthos/](https://ypergasias.gov.gr/ergasiakes-scheseis/syllogikes-ergasiakes-sxeseis/katotatos-misthos/)

  16. Il y a deux problèmes en plus en réalité :

    – Les entreprises qui recrutent des bac +5 pour faire du taf de BTS/Licence (Comme les développeurs)

    – Les étudiants qui partent dans des filières bouché

  17. Et le COVID n’a rien du arranger, en terme de recherche du premier emploi.

  18. Mouais. L’article dit que ceux qui ont le plus de mal à trouver un emploi dans leur secteur c’est les LHSH. Soyont sérieux et posons nous la question, est ce qu’on a vraiment besoin de dizaines de milliers de diplômé dans ces matières ? Pareil pour Communication. Je lis souvent des articles du Monde sur ce même sujet et c’est toujours les étudiants dans ces mêmes fillieres qui ont le même problèmes. La vérité c’est qu’elles sont devenus des filliere four tout pour les parents qui veulent que leur gosse aient un diplôme, n’importe lequel. Beaucoup d’étudiants font un Master dans ces fillieres”parcequ’il faut en faire un pour travailler”, sans réel conviction.

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