L’article parle de personnes qui sont agentes chez Pôle Emploi
> Elles ont conscience que cette nouvelle réforme, avec les baisses d’allocation qu’elle implique, va exacerber ces tensions. « Je pense que beaucoup de demandeurs et demandeuses d’emploi ne se rendent pas encore compte de la catastrophe à venir. » Les agents, eux, l’entrevoient déjà.
> « J’avais choisi ce métier pour aider les autres, me sentir utile dans mon travail, raconte Sonia. Après plus de dix ans de métier, je n’y trouve plus beaucoup de sens. Je n’ai plus le recul pour poser un diagnostic, on me dit tout ce que je dois faire. J’ai l’impression d’être devenue une opératrice de saisie. »
>En moyenne au troisième trimestre 2021, le taux d’emploi des 15-64 ans augmente de 0,5 point à 67,5 %, après déjà une nette hausse au deuxième trimestre (+0,4 point). Il se situe au plus haut depuis que l’Insee le mesure au sens du BIT (1975) et excède son niveau d’avant-crise de 0,7 point.
Quand j’ai eu ma conseillère au téléphone récemment, je lui ai expliqué qu’en attendant ma formation en septembre, je pensais faire des petits boulots histoire de reprendre l’habitude de travailler et de ramener des pépètes. Elle a clairement sous-entendu que ce serait une mauvaise idée vu que je risquais d’y perdre. Plutôt cool de voir que certaines font les choses dans l’intérêt du chômeur.
>Avant, seuls les jours travaillés sur une période de 12 mois étaient comptabilisés pour créer le salaire journalier de référence (SJR). Dorénavant, le mode de calcul prend en compte le revenu mensuel moyen sur une période de 24 mois ou de 36 mois (pour les demandeurs d’emploi de plus de 53 ans), et inclut entre autres les périodes d’arrêt, lesjours non travaillés, les moments d’inactivité, les congés maternité…
Voilà, ça résume bien toute l’injustice que représente cette réforme : loin d’« encourager le travail » comme aime à la répéter cette bornée de ministre, elle précarise davantage une population déjà fragilisée par la situation économique actuelle.
Macron, l’ami des fortunés et l’ennemi du prolétaire. Ça n’a jamais été aussi criant.
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L’article parle de personnes qui sont agentes chez Pôle Emploi
> Elles ont conscience que cette nouvelle réforme, avec les baisses d’allocation qu’elle implique, va exacerber ces tensions. « Je pense que beaucoup de demandeurs et demandeuses d’emploi ne se rendent pas encore compte de la catastrophe à venir. » Les agents, eux, l’entrevoient déjà.
> « J’avais choisi ce métier pour aider les autres, me sentir utile dans mon travail, raconte Sonia. Après plus de dix ans de métier, je n’y trouve plus beaucoup de sens. Je n’ai plus le recul pour poser un diagnostic, on me dit tout ce que je dois faire. J’ai l’impression d’être devenue une opératrice de saisie. »
>En moyenne au troisième trimestre 2021, le taux d’emploi des 15-64 ans augmente de 0,5 point à 67,5 %, après déjà une nette hausse au deuxième trimestre (+0,4 point). Il se situe au plus haut depuis que l’Insee le mesure au sens du BIT (1975) et excède son niveau d’avant-crise de 0,7 point.
https://www.insee.fr/fr/statistiques/5871518
Quand j’ai eu ma conseillère au téléphone récemment, je lui ai expliqué qu’en attendant ma formation en septembre, je pensais faire des petits boulots histoire de reprendre l’habitude de travailler et de ramener des pépètes. Elle a clairement sous-entendu que ce serait une mauvaise idée vu que je risquais d’y perdre. Plutôt cool de voir que certaines font les choses dans l’intérêt du chômeur.
>Avant, seuls les jours travaillés sur une période de 12 mois étaient comptabilisés pour créer le salaire journalier de référence (SJR). Dorénavant, le mode de calcul prend en compte le revenu mensuel moyen sur une période de 24 mois ou de 36 mois (pour les demandeurs d’emploi de plus de 53 ans), et inclut entre autres les périodes d’arrêt, lesjours non travaillés, les moments d’inactivité, les congés maternité…
Voilà, ça résume bien toute l’injustice que représente cette réforme : loin d’« encourager le travail » comme aime à la répéter cette bornée de ministre, elle précarise davantage une population déjà fragilisée par la situation économique actuelle.
Macron, l’ami des fortunés et l’ennemi du prolétaire. Ça n’a jamais été aussi criant.