>Il y une contradiction dans le Code du travail entre le droit à la réparation des maladies professionnelles et l’interdit de tuer, de blesser ou de mettre autrui en danger. Mais cet interdit a été réaffirmé à de nombreuses reprises. Il figure aussi dans le droit pénal, qui pose comme interdit majeur le fait de blesser, de tuer, de mettre autrui en danger. Donc, même si le droit à l’indemnisation est venu en quelque sorte masquer cet interdit, il n’équivaut pas à un droit de tuer.
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>Ce droit de tuer, il s’est construit au fil du temps, avec l’impunité des personnes qui ont mis les travailleurs et travailleuses en danger, sans être jamais inquiétés pour cela. On peut là dessus citer l’exemple très préoccupant de l’amiante : 25 ans après les premières plaintes des victimes, on n’a toujours aucune poursuite. Juste des non-lieux. Et ces non-lieux ne sont pas liés à l’absence de faits accablants du point de vue des infractions au code du travail par les employeurs !
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Morceau choisi :
>Il y une contradiction dans le Code du travail entre le droit à la réparation des maladies professionnelles et l’interdit de tuer, de blesser ou de mettre autrui en danger. Mais cet interdit a été réaffirmé à de nombreuses reprises. Il figure aussi dans le droit pénal, qui pose comme interdit majeur le fait de blesser, de tuer, de mettre autrui en danger. Donc, même si le droit à l’indemnisation est venu en quelque sorte masquer cet interdit, il n’équivaut pas à un droit de tuer.
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>Ce droit de tuer, il s’est construit au fil du temps, avec l’impunité des personnes qui ont mis les travailleurs et travailleuses en danger, sans être jamais inquiétés pour cela. On peut là dessus citer l’exemple très préoccupant de l’amiante : 25 ans après les premières plaintes des victimes, on n’a toujours aucune poursuite. Juste des non-lieux. Et ces non-lieux ne sont pas liés à l’absence de faits accablants du point de vue des infractions au code du travail par les employeurs !