Mééé mééé, la course à l’espace ça permet d’avoir des technologies qui finissent par ruisseler sur les couches inférieures de la société. C’est évidemment évident voyons
Sous-questions qui découlent de cette réflexion:
• La science doit-elle être utile pour avoir une valeur, voire être utile tout court?
• L’intégralité des actions humaines ont-elles une quelconque utilité?
• C’est quoi, l’utilité?
Bref, je trouve leur opinion bien cynique. Résumer toute la magie de l’espace et de la découverte à une simple question matérielle et économique, c’est un flagrant manque de spiritualité et de capacité d’imagination. Depuis tout temps, l’être humain a eu la tête tournée vers les astres qui illuminent ses nuits, et maintenant que les moyens techniques et scientifiques le lui permettent, celui-ci devrait s’en priver? Pour reprendre les paroles de Paul Goodman à propos des engins spatiaux lors de la mission Apollo 11: “Ce sont nos Cathédrales.”
Pourtant, je cite un écrivain anarchiste des années 60 qui a pas manqué de critiquer les institutions modernes et le capitalisme ambiant de son époque aux États-Unis, montrant bien que l’émerveillement n’est pas irréconciliable avec critique sociale. Je pense que c’est même complètement l’inverse, et que non seulement les gens ont un droit fondamental à l’espoir, il faut aussi voir l’image sous un angle plus large. La preuve, la science-fiction est le genre qui s’est le plus nourri de cet imaginaire, et qui pourtant ne s’est jamais abstenu d’aborder les enjeux sociaux.
Ce qu’il faut critiquer, c’est pas les astronautes. C’est les modèles économiques qui existent malgré eux, et je pense que l’écrasante majorité des fans d’astronomie rêveraient d’un monde où le budget pour les agences spatiales remplaceraient celui consacré aux armées. Enfin, je suis certainement pas neutre dans ce sujet, j’ai littéralement un prénom que j’ai choisi en partie car cela avait un lien avec l’espace.
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Et pour pousser : https://www.cairn.info/revue-zilsel-2023-1-page-247.htm (si pas d’accès je peux dépan)
Mééé mééé, la course à l’espace ça permet d’avoir des technologies qui finissent par ruisseler sur les couches inférieures de la société. C’est évidemment évident voyons
Sous-questions qui découlent de cette réflexion:
• La science doit-elle être utile pour avoir une valeur, voire être utile tout court?
• L’intégralité des actions humaines ont-elles une quelconque utilité?
• C’est quoi, l’utilité?
Bref, je trouve leur opinion bien cynique. Résumer toute la magie de l’espace et de la découverte à une simple question matérielle et économique, c’est un flagrant manque de spiritualité et de capacité d’imagination. Depuis tout temps, l’être humain a eu la tête tournée vers les astres qui illuminent ses nuits, et maintenant que les moyens techniques et scientifiques le lui permettent, celui-ci devrait s’en priver? Pour reprendre les paroles de Paul Goodman à propos des engins spatiaux lors de la mission Apollo 11: “Ce sont nos Cathédrales.”
Pourtant, je cite un écrivain anarchiste des années 60 qui a pas manqué de critiquer les institutions modernes et le capitalisme ambiant de son époque aux États-Unis, montrant bien que l’émerveillement n’est pas irréconciliable avec critique sociale. Je pense que c’est même complètement l’inverse, et que non seulement les gens ont un droit fondamental à l’espoir, il faut aussi voir l’image sous un angle plus large. La preuve, la science-fiction est le genre qui s’est le plus nourri de cet imaginaire, et qui pourtant ne s’est jamais abstenu d’aborder les enjeux sociaux.
Ce qu’il faut critiquer, c’est pas les astronautes. C’est les modèles économiques qui existent malgré eux, et je pense que l’écrasante majorité des fans d’astronomie rêveraient d’un monde où le budget pour les agences spatiales remplaceraient celui consacré aux armées. Enfin, je suis certainement pas neutre dans ce sujet, j’ai littéralement un prénom que j’ai choisi en partie car cela avait un lien avec l’espace.