Une étude démontre que les patients opérés par des chirurgiennes ont moins de complications

by 3lokut

8 comments
  1. Une autre étude dans ce style avait conclu la même chose y a quelques années. Sauf qu’en regardant dans le détail les hommes était opéré plus vieux, avait plus de complications et de maladies plus grave en general et donc se faisait opérer par des chirurgiens avec plus d’expérience ou d’audaces ; donc principalement des hommes.

  2. Je vais être honnête, je comprends pas pourquoi on fait une étude sur le genre du chirurgien…

    Les données intéressantes c’est par exemple le temps opératoire vs les complications. Certes c’est important de faire les choses bien et soigneusement mais il faut savoir que le temps d’anesthésie augmente les risques. Montrer que ajouter un peu de temps d’anesthésie n’a pas d’incidence négative sur les complications si ce temps permet de mieux faire les choses, c’est quand même vachement plus pertinent que de savoir si la personne qui opère est un homme ou une femme… Ça permet à tout le monde de s’améliorer.

  3. Il y a pas mal de problèmes potentiels dans l’étude, comme l’a relevé un professeur sur l’étude originale:
    > First, the study is observational, and even though it uses robust case-mix adjustments, there might be selection bias that is not accounted for. For example, surgeons may choose or be assigned cases based on their expertise, which could confound the results.
    > Second, unmeasured confounders could affect the outcomes while the study adjusts for several variables. These could include surgeon experience, patient compliance, or even hospital resources, which are often difficult to quantify.
    > Third, the study spans a specific time frame, and it is unclear if the findings would be generalizable to other periods. Medical practices and technologies evolve, and this could affect the outcomes.
    > Fourth, the study is focused on a specific geographic location (likely Ontario, given the funding source). The results may not be generalizable to other regions with different healthcare systems or cultural attitudes toward surgeon gender.
    > Fifth, if the study looks at multiple outcomes, there is a risk of “p-hacking,” where multiple hypotheses are tested but not adequately corrected for, leading to spurious findings.
    > Sixth, it is unclear if a power analysis was conducted to determine the sample size needed to detect a significant effect. Without this, the study might be underpowered to detect differences, especially if the effect size is small.
    > Seventh, if there were missing data, the method used for data imputation could introduce bias. This is often a concern in large observational studies but is not always adequately addressed.
    > Finally, standardized Mean Differences (SMD) are common in meta-analyses but can be difficult to interpret clinically. It is unclear if the study provided a context for understanding the magnitude of the SMDs reported.

  4. Ce qui est interessant c’est que dans les deux cas la difference est plus importante pour les chirurgies programmees plutot que celles d’urgence. Et les differences sont quand meme assez fortes…

  5. J’ai pas envie d’une tape dans le dos *les femmes sont plus douces, plus minutieuses, plus sérieuses*

    Je trouve ça assez déroutant de suivre des patients en post-op parce que la personne qui les a opéré n’avait pas de penis.

    On a aussi le droit de ne pas faire mieux que les hommes et j’aimerais qu’on ait le luxe de ne rien avoir à prouver nous non plus

  6. En quoi le sexe du chirurgien impacte la qualité de son travail ? C’est quoi cette étude pétée ? :’)

  7. Aucun de mal a y croire perso, par contre la difference est bien plus faible que je le pensais.
    Honnêtement ca me donne encore moins confiance dans la chirurgie perso, parce que 12,5% de patients ayant des complications en 90 jours je trouve ca énorme.

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