**Que devraient manger les Français pour respecter les engagements environnementaux de leur pays ? Moins de viande, mais de meilleure qualité, répondent la Société française de nutrition et le Réseau Action Climat, qui espèrent peser sur les recommandations officielles.**
« Manger cinq fruits et légumes par jour », « éviter de manger trop gras, trop sucré, trop salé » : ces recommandations nutritionnelles, formulées par le Programme national nutrition santé (PNNS), sont bien ancrées dans les esprits. L’invitation à « diviser par deux sa consommation de viande » pourrait-elle prochainement s’y ajouter ?
« Aujourd’hui, on ne peut plus se contenter de penser en matière de santé humaine seulement, observe l’experte en nutrition et santé publique Nicole Darmon, membre de la SFN, qui a aidé à réaliser ces modélisations. On inclut aussi celle de la planète », ajoute celle qui est également directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).
Cet appel intervient dans un contexte où le PNNS s’apprête à mettre à jour ses recommandations, qui sont actualisées tous les quatre ans, et alors que l’enjeu de la consommation de viande reste hautement polémique. Actuellement, le programme préconise de consommer au maximum 500 grammes de viande rouge (bœuf, porc, agneau) et 150 grammes de charcuterie par semaine, tout en privilégiant la volaille – sans qu’une limite soit fixée pour celle-ci.
Ces recommandations se basent sur des études démontrant l’impact de la viande rouge et de la charcuterie sur la santé : ces aliments augmentent en effet le risque de développer une maladie cardiovasculaire, un cancer colorectal ou encore un diabète de type 2. Mais elles ne tiennent pas compte des nombreuses publications qui s’accumulent ces dernières années au sujet de leurs conséquences sur la planète. « La viande, et en particulier la viande de ruminant (bœuf), est l’aliment ayant le plus d’effet sur l’environnement », résume le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat dans son rapport de 2019.
**De 700 grammes à 450 grammes par semaine**
Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont évalué les habitudes de consommation réelles des Français en se basant sur une enquête réalisée auprès de plus de 3 000 adultes. Ils ont effectué plusieurs modélisations et constaté que, pour que la France puisse respecter ses engagements environnementaux, il faudrait faire des efforts au niveau de l’alimentation – qui représente aujourd’hui 22 % de son empreinte carbone.
Concernant la viande en particulier, les Français en consomment actuellement plus de 700 grammes par semaine. Pour moitié de la viande rouge, le reste se répartissant entre la volaille et la charcuterie. « Il y a une partie importante des Français qui ont l’impression qu’ils mangent moins de viande, ou qui souhaitent en manger moins. Mais la consommation de viande, elle, ne baisse pas », explique Benoît Granier, responsable alimentation au RAC et coauteur de l’étude.
La consommation de viande par habitant devrait ainsi être limitée à 450 grammes par semaine maximum, toutes viandes confondues (viande rouge, charcuterie, volaille), ce qui correspond à quatre repas carnés par semaine. Cette réduction pourrait se faire sans entraîner de carences, moyennant quelques ajustements. « Avec deux fois moins de viande, si l’on mange plus de fruits et de légumes, de légumineuses, de fruits et de céréales complètes, on peut cocher toutes les cases en matière de nutrition », appuie Benoît Granier. En limitant sa consommation de produits laitiers à deux par jour, il faudrait notamment consommer quotidiennement près de 150 grammes de légumineuses (contre les 8 grammes consommés actuellement).
Serge Hercberg, ancien président du PNNS, accueille favorablement cet appel de la SFN et du RAC. « C’est vraiment indispensable de prendre en considération cette dimension environnementale, affirme-t-il. Aujourd’hui, beaucoup de pays disent qu’il faut le faire, mais très peu l’ont fait. » L’étude recense un total de 25 pays qui ont intégré à leurs recommandations nutritionnelles l’impact environnemental des aliments. Le Danemark préconise par exemple de limiter sa consommation de viande à 350 grammes par semaine, contre 500 grammes pour les Pays-Bas.
**Changement d’habitudes**
« Mais, aujourd’hui tout, autour de nous, nous incite à manger beaucoup de viande, soupire Benoît Granier. Même les recommandations actuelles sont peu suivies. Tout est mobilisé pour qu’on consomme des choses qui sont contraires au PNNS. »
Outre une évolution des recommandations, l’étude préconise d’accompagner les Français dans cette transition vers une alimentation plus durable. Alors que le régime alimentaire proposé serait 10 % moins cher en moyenne que le mode d’alimentation actuel des Français, les auteurs soulignent l’importance de tenir compte des inégalités sociales et économiques dans les recommandations nutritionnelles. « Il faut faire évoluer les représentations sur la viande et sur les légumineuses, mais il ne s’agit pas non plus d’arriver à une alimentation à deux vitesses », souligne Nicole Darmon.
L’étude note également qu’une baisse de la consommation de viande ne remettrait pas en question la production française car plus de 30 % de la viande consommée en France en 2022 est importée – plus de 50 % pour le poulet. Au contraire : « L’enjeu est de privilégier des viandes qui soient françaises, issues d’élevages plus durables, avec des politiques publiques pour accompagner les éleveurs dans cette transition », insiste Benoît Granier.
Benjamin Allès, qui est épidémiologiste à l’Inrae et qui n’a pas participé à cette étude, alerte également sur l’importance de varier les sources de protéines végétales, en privilégiant si possible les produits bruts. « Il y a beaucoup d’aliments ultratransformés à base de légumineuses qui se sont développés. Je pense aux galettes de lentilles, aux nuggets végétaux. Il y a aussi des tofus très transformés, avec des additifs, des arômes…, énumère-t-il. Donc c’est nécessaire de diminuer les produits animaux, mais il faut aussi se demander sous quelle forme on propose aux gens de consommer ces protéines végétales. C’est quelque chose qui n’est pas du tout pris en compte ici. »
Pour aiguiller le consommateur dans ses choix, la loi Climat et résilience prévoit d’ailleurs de mettre en place un indicateur environnemental pour l’étiquetage des produits alimentaires. Plutôt que de remplacer le Nutri-Score, ce nouvel indicateur viendrait s’ajouter à celui-ci. « Ce sont deux éléments différents et qui sont importants à donner au consommateur pour qu’il puisse ensuite lui-même arbitrer en fonction sa vision, sa philosophie, ses choix », explique Serge Hercberg.
Au rythme où ça va niveau inflation on sera de toute façon bientôt végétarien, mais pas par choix.
On alors on bouffera moins de viande, mais de qualité encore plus merdique.
Il me semble que les prix font bien le job, non ?
Le lobby de l’agriculture : *OVER MY DEAD BODY*
Ils devraient être incités à consommer moins de viande ou ils devraient consommer moins de viande ?
Formulation très étrange.
Les Français doivent produire de la richesse mais sans aucune contrepartie. Pas le droit de vivre ni de se plaindre.
– Ceci est une communication du ministère de l’économie
les barbeuks de la CGT ça compte ou pas?
Faut arreter de croire que l’actions des francais a le moindre impact jvous rapelle qu’on représente 1% de la population mondiale
Et les sucres ( les pâtisseries françaises sont les best of the world ) mais un peu trop de sucre, les vins (best of the world) mais beaucoup de sucres .
L’élevage est probablement le pire bullshit (sans jeu de mot) job.
Hé si on inventais un taxe viande de 35%
Et oui pas bête, on faos comme pour les cigarettes
Ces abrutis ne savent plus quoi inventer pour nous taxer.
Ca m’a toujours marqué, moi qui ai grandi dans une famille où il n’y avait jamais de la viande le soir (et du poisson le vendredi lolilol), le nombre de personnes pour qui c’est limite un besoin vitale d’en avoir à chaque repas. Les gars à les entendre c’est pire qu’une drogue, il FAUT qu’ils aient leur steak, même si c’est de la viande hachée décongelée dégueulasse. Et le pire c’est que dans ce discours, on sent une parole très émotionnelle, basée sur rien, limite (et ça me fait chier de dire ça) viriliste comme si il fallait manger de la viande pour être un vrai carnassier.
Je trouve ça ridicule. Je prends aucun plaisir à manger du steak haché ou du poulet sans goût hormis celui de la sauce. C’est juste du gras de mauvaise qualité sans aucune saveur gustative. Et en plus, tout le monde le dit, c’est mauvais à tous les points de vue. Sauf pour l’ego ?
Depuis plus d’un an j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande à la cantine au taff (où je mange tous les midis). Je ne suis pas végétarien pour autant, juste que quand j’ai pas envie ou que ça a pas l’air bon, je prends simplement pas. Quand il y a andouillette je prends par contre, à chaque fois, faut pas dec. Au final, je ressentais une envie forte les quelques premiers jours, mais ça n’a pas duré longtemps et maintenant même les mauvaises viandes (ou même gras en extrapolant) me dégoûtent plus qu’avant, ça coûte 3x moins cher les assiettes de légume et … ironie de la chose … ca me tient mieux la journée !
Le monde entier devrait être incité à consommer moins de viande, surtout la viande bovine dont l’industrie est particulièrement productrice de méthane. Nous le savons toutes et tous depuis des années et des années, les études sont toutes d’accord là-dessus. Est-ce que ça va changer quoi que ce soit cependant ? Sûrement un petit peu mais je doute que ça ait l’impact nécessaire vu comme les gens se braquent dès qu’on mentionne le sujet…
Un expert rappelle quand même dans l’article que de nombreux produits végétariens transformés c’est pas génial non plus pour la santé, faut faire gaffe par quoi on remplace. D’ailleurs si c’est pour sauver la planète, on rappelle que si le bœuf est une aberration niveau carbone, il vaut mieux manger un poulet que de nombreux fruits ou produits végétariens dont les bilans sont pas meilleurs.
Il faut rendre plus acceptable de manger moins de viande, il faut deplacer l’assiette d’overton !
Plutôt que d’inciter les français à manger moins de viande il serait plus intelligent de faire passer l’idée que les fast food c’est bien bien de la merde.
c’est rigolo, on s’apercoit que le changement climatique, c’est 90% d’habitudes de consommateurs pourris gatés, et que c’est compliqué d’arrêter de gater des gens.
Imaginez, le bateau coule, il est en feu, mais bizarrement, on se soucie de donner un kinder bueno à un bébé de 3 ans parce qu’il fait un scandale.
Il est aussi bon de garder à l’esprit qu’en plus de l’aspect écologique, les grands gagnants d’une baisse de la consommation de viande sont les animaux eux-même.
20 comments
**Que devraient manger les Français pour respecter les engagements environnementaux de leur pays ? Moins de viande, mais de meilleure qualité, répondent la Société française de nutrition et le Réseau Action Climat, qui espèrent peser sur les recommandations officielles.**
« Manger cinq fruits et légumes par jour », « éviter de manger trop gras, trop sucré, trop salé » : ces recommandations nutritionnelles, formulées par le Programme national nutrition santé (PNNS), sont bien ancrées dans les esprits. L’invitation à « diviser par deux sa consommation de viande » pourrait-elle prochainement s’y ajouter ?
C’est la proposition lancée par la Société française de nutrition (SFN), une société savante regroupant des experts en nutrition du secteur public et privé, et le Réseau Action Climat (RAC), dans [un document publié mardi 20 février par les deux associations](https://reseauactionclimat.org/reduire-de-50-la-consommation-de-viande-permettrait-datteindre-les-objectifs-climatiques-de-la-france-tout-en-ameliorant-la-sante-de-la-population/). Elles s’appuient notamment sur des modélisations permettant de visualiser les changements que les Français pourraient opérer dans leurs habitudes alimentaires pour réduire leur consommation de viande, tout en satisfaisant leurs besoins nutritionnels.
« Aujourd’hui, on ne peut plus se contenter de penser en matière de santé humaine seulement, observe l’experte en nutrition et santé publique Nicole Darmon, membre de la SFN, qui a aidé à réaliser ces modélisations. On inclut aussi celle de la planète », ajoute celle qui est également directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).
Cet appel intervient dans un contexte où le PNNS s’apprête à mettre à jour ses recommandations, qui sont actualisées tous les quatre ans, et alors que l’enjeu de la consommation de viande reste hautement polémique. Actuellement, le programme préconise de consommer au maximum 500 grammes de viande rouge (bœuf, porc, agneau) et 150 grammes de charcuterie par semaine, tout en privilégiant la volaille – sans qu’une limite soit fixée pour celle-ci.
Ces recommandations se basent sur des études démontrant l’impact de la viande rouge et de la charcuterie sur la santé : ces aliments augmentent en effet le risque de développer une maladie cardiovasculaire, un cancer colorectal ou encore un diabète de type 2. Mais elles ne tiennent pas compte des nombreuses publications qui s’accumulent ces dernières années au sujet de leurs conséquences sur la planète. « La viande, et en particulier la viande de ruminant (bœuf), est l’aliment ayant le plus d’effet sur l’environnement », résume le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat dans son rapport de 2019.
**De 700 grammes à 450 grammes par semaine**
Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont évalué les habitudes de consommation réelles des Français en se basant sur une enquête réalisée auprès de plus de 3 000 adultes. Ils ont effectué plusieurs modélisations et constaté que, pour que la France puisse respecter ses engagements environnementaux, il faudrait faire des efforts au niveau de l’alimentation – qui représente aujourd’hui 22 % de son empreinte carbone.
Concernant la viande en particulier, les Français en consomment actuellement plus de 700 grammes par semaine. Pour moitié de la viande rouge, le reste se répartissant entre la volaille et la charcuterie. « Il y a une partie importante des Français qui ont l’impression qu’ils mangent moins de viande, ou qui souhaitent en manger moins. Mais la consommation de viande, elle, ne baisse pas », explique Benoît Granier, responsable alimentation au RAC et coauteur de l’étude.
La consommation de viande par habitant devrait ainsi être limitée à 450 grammes par semaine maximum, toutes viandes confondues (viande rouge, charcuterie, volaille), ce qui correspond à quatre repas carnés par semaine. Cette réduction pourrait se faire sans entraîner de carences, moyennant quelques ajustements. « Avec deux fois moins de viande, si l’on mange plus de fruits et de légumes, de légumineuses, de fruits et de céréales complètes, on peut cocher toutes les cases en matière de nutrition », appuie Benoît Granier. En limitant sa consommation de produits laitiers à deux par jour, il faudrait notamment consommer quotidiennement près de 150 grammes de légumineuses (contre les 8 grammes consommés actuellement).
Serge Hercberg, ancien président du PNNS, accueille favorablement cet appel de la SFN et du RAC. « C’est vraiment indispensable de prendre en considération cette dimension environnementale, affirme-t-il. Aujourd’hui, beaucoup de pays disent qu’il faut le faire, mais très peu l’ont fait. » L’étude recense un total de 25 pays qui ont intégré à leurs recommandations nutritionnelles l’impact environnemental des aliments. Le Danemark préconise par exemple de limiter sa consommation de viande à 350 grammes par semaine, contre 500 grammes pour les Pays-Bas.
**Changement d’habitudes**
« Mais, aujourd’hui tout, autour de nous, nous incite à manger beaucoup de viande, soupire Benoît Granier. Même les recommandations actuelles sont peu suivies. Tout est mobilisé pour qu’on consomme des choses qui sont contraires au PNNS. »
Outre une évolution des recommandations, l’étude préconise d’accompagner les Français dans cette transition vers une alimentation plus durable. Alors que le régime alimentaire proposé serait 10 % moins cher en moyenne que le mode d’alimentation actuel des Français, les auteurs soulignent l’importance de tenir compte des inégalités sociales et économiques dans les recommandations nutritionnelles. « Il faut faire évoluer les représentations sur la viande et sur les légumineuses, mais il ne s’agit pas non plus d’arriver à une alimentation à deux vitesses », souligne Nicole Darmon.
L’étude note également qu’une baisse de la consommation de viande ne remettrait pas en question la production française car plus de 30 % de la viande consommée en France en 2022 est importée – plus de 50 % pour le poulet. Au contraire : « L’enjeu est de privilégier des viandes qui soient françaises, issues d’élevages plus durables, avec des politiques publiques pour accompagner les éleveurs dans cette transition », insiste Benoît Granier.
Benjamin Allès, qui est épidémiologiste à l’Inrae et qui n’a pas participé à cette étude, alerte également sur l’importance de varier les sources de protéines végétales, en privilégiant si possible les produits bruts. « Il y a beaucoup d’aliments ultratransformés à base de légumineuses qui se sont développés. Je pense aux galettes de lentilles, aux nuggets végétaux. Il y a aussi des tofus très transformés, avec des additifs, des arômes…, énumère-t-il. Donc c’est nécessaire de diminuer les produits animaux, mais il faut aussi se demander sous quelle forme on propose aux gens de consommer ces protéines végétales. C’est quelque chose qui n’est pas du tout pris en compte ici. »
Pour aiguiller le consommateur dans ses choix, la loi Climat et résilience prévoit d’ailleurs de mettre en place un indicateur environnemental pour l’étiquetage des produits alimentaires. Plutôt que de remplacer le Nutri-Score, ce nouvel indicateur viendrait s’ajouter à celui-ci. « Ce sont deux éléments différents et qui sont importants à donner au consommateur pour qu’il puisse ensuite lui-même arbitrer en fonction sa vision, sa philosophie, ses choix », explique Serge Hercberg.
Au rythme où ça va niveau inflation on sera de toute façon bientôt végétarien, mais pas par choix.
On alors on bouffera moins de viande, mais de qualité encore plus merdique.
Il me semble que les prix font bien le job, non ?
Le lobby de l’agriculture : *OVER MY DEAD BODY*
Ils devraient être incités à consommer moins de viande ou ils devraient consommer moins de viande ?
Formulation très étrange.
Les Français doivent produire de la richesse mais sans aucune contrepartie. Pas le droit de vivre ni de se plaindre.
– Ceci est une communication du ministère de l’économie
les barbeuks de la CGT ça compte ou pas?
Faut arreter de croire que l’actions des francais a le moindre impact jvous rapelle qu’on représente 1% de la population mondiale
Et les sucres ( les pâtisseries françaises sont les best of the world ) mais un peu trop de sucre, les vins (best of the world) mais beaucoup de sucres .
L’élevage est probablement le pire bullshit (sans jeu de mot) job.
Hé si on inventais un taxe viande de 35%
Et oui pas bête, on faos comme pour les cigarettes
Ces abrutis ne savent plus quoi inventer pour nous taxer.
Ca m’a toujours marqué, moi qui ai grandi dans une famille où il n’y avait jamais de la viande le soir (et du poisson le vendredi lolilol), le nombre de personnes pour qui c’est limite un besoin vitale d’en avoir à chaque repas. Les gars à les entendre c’est pire qu’une drogue, il FAUT qu’ils aient leur steak, même si c’est de la viande hachée décongelée dégueulasse. Et le pire c’est que dans ce discours, on sent une parole très émotionnelle, basée sur rien, limite (et ça me fait chier de dire ça) viriliste comme si il fallait manger de la viande pour être un vrai carnassier.
Je trouve ça ridicule. Je prends aucun plaisir à manger du steak haché ou du poulet sans goût hormis celui de la sauce. C’est juste du gras de mauvaise qualité sans aucune saveur gustative. Et en plus, tout le monde le dit, c’est mauvais à tous les points de vue. Sauf pour l’ego ?
Depuis plus d’un an j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande à la cantine au taff (où je mange tous les midis). Je ne suis pas végétarien pour autant, juste que quand j’ai pas envie ou que ça a pas l’air bon, je prends simplement pas. Quand il y a andouillette je prends par contre, à chaque fois, faut pas dec. Au final, je ressentais une envie forte les quelques premiers jours, mais ça n’a pas duré longtemps et maintenant même les mauvaises viandes (ou même gras en extrapolant) me dégoûtent plus qu’avant, ça coûte 3x moins cher les assiettes de légume et … ironie de la chose … ca me tient mieux la journée !
Le monde entier devrait être incité à consommer moins de viande, surtout la viande bovine dont l’industrie est particulièrement productrice de méthane. Nous le savons toutes et tous depuis des années et des années, les études sont toutes d’accord là-dessus. Est-ce que ça va changer quoi que ce soit cependant ? Sûrement un petit peu mais je doute que ça ait l’impact nécessaire vu comme les gens se braquent dès qu’on mentionne le sujet…
Un expert rappelle quand même dans l’article que de nombreux produits végétariens transformés c’est pas génial non plus pour la santé, faut faire gaffe par quoi on remplace. D’ailleurs si c’est pour sauver la planète, on rappelle que si le bœuf est une aberration niveau carbone, il vaut mieux manger un poulet que de nombreux fruits ou produits végétariens dont les bilans sont pas meilleurs.
Il faut rendre plus acceptable de manger moins de viande, il faut deplacer l’assiette d’overton !
Plutôt que d’inciter les français à manger moins de viande il serait plus intelligent de faire passer l’idée que les fast food c’est bien bien de la merde.
c’est rigolo, on s’apercoit que le changement climatique, c’est 90% d’habitudes de consommateurs pourris gatés, et que c’est compliqué d’arrêter de gater des gens.
Imaginez, le bateau coule, il est en feu, mais bizarrement, on se soucie de donner un kinder bueno à un bébé de 3 ans parce qu’il fait un scandale.
Il est aussi bon de garder à l’esprit qu’en plus de l’aspect écologique, les grands gagnants d’une baisse de la consommation de viande sont les animaux eux-même.
ON TOUCHE PAS A MON STEAK /S