François Ruffin se prépare pour l’élection présidentielle de 2027, en tenant compte de l’équation Mélenchon

by The80sGuy

19 comments
  1. Non mais Ruffin c’est un social-traître vendu aux grand capital ça se sait depuis toujours qu’il n’est pas vraiment de gauche, au mieux c’est un social-démocrate…

    (Je vous prépare juste aux éléments de langage des insoumis enragés qui vont débarquer)

  2. J’ai beau avoir mes réticences toutes personnelles avec Ruffin sur certains sujets qui me touchent (comme ses remarques sur l’identité de genre), il a clairement plus de potentiel électoral que Mélenchon.

    Le vieux est sympa, il est agréable à écouter quand il discute de philosophie, et l’ensemble de son œuvre est indéniable pour ce qu’est la gauche aujourd’hui, mais je pense que la prochaine présidentielle serait pour son camp celle de trop. Il est arrivé à un stade où, comme un joueur de foot à la grande carrière, il doit quitter le terrain et passer à l’entraînement. Et c’est sans évoquer certaines de ses casseroles et bourdes, comme celles autour de Quatennens, qui passent encore difficilement pour tout un pan de son aile politique. Après, faut que la mayonnaise prenne, car on peut pas forcer un candidat dont les gens ne voudront pas, mais je vois mal un énième retour de Mélenchon après ses mots de conclusion en 2022.

    Bref, de toutes façons vu la tendance générale du pays, faut vraiment s’attendre à rien et partir gaiement mais sans espoir, et on aura au mieux un énième libéral soutenu par la majorité présidentielle et la Macronie qui jouera le rôle du calife à la place du calife, au pire… L’autre. Ah, monde de merde.

  3. L’article au cas où OP n’y a pas accès :

    > **La candidature du député LFI de la Somme reste suspendue à celle du fondateur de son parti, loin de vouloir s’effacer.**

    > La Maison des métallos, à Paris, se remplit progressivement, ce mercredi 7 février. Entre 350 et 400 personnes sont venues passer une soirée studieuse dans cet ancien haut lieu du syndicalisme. Sur scène, François Ruffin, éternelle veste grise et chemise blanche, s’apprête à discourir de son dernier ouvrage, Mal-travail. Le choix des élites (Les Liens qui libèrent, 224 pages, 15 euros), paru le jour même, dans lequel il dresse un diagnostic du mal-être au travail en France, fruit, selon lui, des stratégies néolibérales qui ont abouti à la montée du Rassemblement national (RN).

    > Aux côtés du député La France insoumise (LFI) de la Somme, deux femmes qui lui donnent la réplique, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et la secrétaire nationale de la CFDT, Isabelle Mercier. Familiarisé avec les turpitudes de LFI, un fan de François Ruffin sait qu’il aurait été impossible d’organiser le même débat avec le fondateur du parti, Jean-Luc Mélenchon, qui entretient des relations houleuses avec la CGT. La centrale le soupçonne de vouloir mettre les partenaires sociaux à la botte de LFI, ce qui a le don d’exaspérer Sophie Binet. La relation est tout autre avec François Ruffin, qu’elle a croisé à plusieurs reprises.

    > Ce soir-là, l’élu de la Somme joue la complicité. *« Syndiquez-vous »*, lance-t-il au public, en souriant à ses deux débatteuses. Voilà dix-huit mois que le député écrit sa partition, posant, sans le dire, ses jalons pour l’élection présidentielle de 2027, et prenant garde de ménager Jean-Luc Mélenchon, prêt à déclencher la contre-offensive.

    > **Crime de lèse-majesté**

    > Le dernier ouvrage de François Ruffin sur le travail, où se mêlent témoignages de terrain et passages académiques, lui a ouvert une importante séquence médiatique. Le député a enchaîné les plateaux de France Inter, de « Quotidien » (TMC), des « Grandes Gueules » (RMC), avec en point d’orgue le JT de TF1. Jeudi 1er février, l’élu a déroulé son argumentaire devant 5,87 millions de personnes, une audience dix fois plus élevée que celle de Jean-Luc Mélenchon quelques jours plus tôt, le 28 janvier, sur BFM-TV. Un crime de lèse-majesté pour le patriarche.

    > Jusque-là, les soutiens de ce dernier faisaient de l’accès à TF1 *« l’argument massue »* pour dire qu’*« il n’y a que lui qui peut »* et étouffer toute ambition interne. Symptôme d’un certain énervement, ni le compte officiel de LFI ni les cadres de la direction n’ont retweeté l’intervention du député. *« C’est quand, la dernière fois que [les députés LFI de Seine-Saint-Denis] Clémentine Autain ou Alexis Corbière ont relayé quelque chose du mouvement ? »*, rétorque le député « insoumis » des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard, premier lieutenant du triple candidat à la présidentielle, faisant le lien entre l’élu et les autres « frondeurs » du mouvement.

    > Jean-Luc Mélenchon a rabroué l’encombrant élève. Le 7 février, à Belfort, le septuagénaire a ciblé les gens « de gauche » qui seraient tentés d’être *« plus sympas »*. *« Vas-y, fais-le, dis autrement pour qu’on voie. Qu’est-ce que tu crois que ça va donner ? Rien du tout »*, a-t-il raillé. Une allusion à peine voilée aux appels de François Ruffin à en finir avec le « bruit et la fureur ».

    > Quand ses amis « insoumis » ne parlent plus que du conflit israélo-palestinien, lui creuse son sillon social, réhabilitant la *« fierté du travail »*, un horizon *« abandonné par la gauche alors que la question sociale est identitaire »*, comme le déplore le député de l’Essonne Jérôme Guedj (Parti socialiste, PS). Pour son collègue PS Philippe Brun, François Ruffin, qui *« casse les codes »* de la politique, vise *« la gauche du non de 2005 [au référendum sur la Constitution européenne] ».*

    > Si ces élus espèrent une candidature unique à gauche en 2027, les communistes perçoivent en François Ruffin un potentiel rival à Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), qui laboure le même terrain social face à Marine Le Pen. Avec un avantage pour Roussel : *« Le jour où Mélenchon est candidat, Ruffin ne l’est plus. Je ne le vois pas le défier »*, lance le sénateur PCF de Paris Ian Brossat.

  4. RU-FFIN PRÉ-SI-DENT !!!

    RU-FFIN PRÉ-SI-DENT !!!

    RU-FFIN PRÉ-SI-DENT !!!

  5. Si il y va il va falloir qu’il bosse sérieusement sur certains sujets et qu’il prenne des cours d’élocution, parce que pour l’instant à part la bienveillance de Léa Salamé il dégage pas grand chose. Si c’est lui qui y va je mute toute critique mais à mon avis il a pas la portée sociale qu’on lui donne.

  6. En effet, si la gauche veut avoir un espoir (un espoir de faire plus de, genre, 15%, pas un espoir de gagner, pas dans un pays matrixé par la haine de ce qui vient de l’autre côté de la ligne imaginaire), le Jonluk ferait mieux de laisser placer à d’autres.

  7. Bon ben c’est parti pour des votes tout étalés à gauche et un deuxième tour Le pen / Phillipe

  8. L’équation Mélenchon :

    Mélenchon + quelqu’un d’autre = Mélenchon 

  9. >En 2017, le candidat Emmanuel Macron n’était pas soutenu par un parti, mais avait su chercher les investisseurs un à un. *« On part seul, mais on se constitue des troupes »*, analyse l’essayiste Alain Minc.

    Sacré comique ce Minc. Il est juste parti avec le plein soutien de tout les milieux économiques que comptait le pays.
    Et la moitié de l’article qui s’interroge sérieusement si Ruffin peut se mettre les patrons dans la poche…

  10. S’il n’est pas con, Mélenchon rangera son ego et laissera Rufin… Mais il y a un gros “si”

  11. Je comprends pas comment une partie de l’électorat de gauche continue à s’accrocher à Méluche. Vous la voyez où la progression possible par rapport à 2022 ?

    Parce que des facteurs de régression j’en vois pas mal : les affaires Quatennens et Chikirou, la manière dont il traite les gens à gauche qui ont voté utile pour lui en 2022, le fait qu’il gère son parti de manière un peu stalinienne (tu le critiques tu dégages). Avant même de parler politique il s’est mis pas mal de gens à dos en qq mois dans son camp.

    Bref je voyais des gens de gauche du sous lâcher “des plutôt hitler que le front populaire”, je vous trouve bien optimistes d’imaginer que ce choix existera plutôt que centre droit vs ED.

    edit : du coup ma prédiction c’est que Méluche ne se retirera jamais mais qu’il rassemblera bcp moins à gauche qu’en 2022, je vois absolument pas les électeurs PCF ou PS qui ont voté utile pour lui manger leur chapeau en 2027

  12. Le seul qui incarne encore un truc à gauche. Mais bon il sera victime de la prochaine nuit des long couteaux

  13. Ce sub voit en Ruffin le sauveur de la gauche, meme si il a plus de chance de gagner un second tour, pour moi il a moins de chance d’y arriver. Lorsque la campagne officielle commence Melenchon part autour de 10% et avec ses qualités de “seducteur” il decolle dans les sondages. Sans ça, ni une machine éléctorale type PS de la grande époque je vois comment il peut faire les 22 23 % necessaire pour arriver au second tour.

    Reste la possibilté ou le camp centriste envoi 2 voire 3 candidats et Ruffin qui passe au 2eme tour par un trou de souris avec un score aux alentours des 15%

  14. Y’a évidemment plein d’inconnues, mais à mon avis, Ruffin c’est le gars capable de réconcilier les gauches. LFI compatible, proche de Roussel idéologiquement, un coté sympathique qui peut convaincre les modérés, et un positionnement l’air de pas en vouloir qui est rafraichissant dans notre système politique (et probablement feint je suis pas naïf).

    Bon, maintenant, tant que Papy grognard fera de la résistance, il n’y ira probablement pas, et puis il suffit pas que lui soit apte à réconcilier les gauches, il va falloir arriver à faire bosser ensemble des gens qui s’envoient des fions à longueur de journée depuis des années, mais avec la NUPES on a vu que c’était pas impossible lorsqu’il y a un objectif commun, donc à voir. Réponse en 2027.

  15. Je ne suis pas LFI mais je trouve Ruffin plus sympathique que Mélenchon. Moins de frasques aussi…

  16. Mon dieu je viens d’imaginer Ruffin président, cauchemar

  17. Je pense voter Ruffin quand même si le fossile persiste et l’empêche de se présenter.

  18. Entre lui et Mélenchon, je me demande qui est le plus nul en économie et en relations internationales, c’est dur de trancher

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