Face au phénomène “Squid Game” à l’école, Blanquer en appelle aux plateformes et parents

13 comments
  1. Le “phénomène squid game” aujourd’hui, ça me fait penser à l’histoire du jeu du foulard quand j’étais en primaire au tout début des années 2000. Y avait tout une panique sur le machin et les adultes passaient leur temps à nous dire qu’il fallait pas le faire.

    Sauf que ni moi ni les autres enfants n’en avaient jamais entendu parler avant que les adultes nous en parlent, on en a jamais entendu parler autrement que par les adultes pendant et après la panique, et on trouvait ça complètement con.

    Je pense que c’était surtout une hystérie collective de la part des parents. Un ou deux cas ont dû être rapportés, et à partir de là, les adultes s’étaient emballés. Les chiffres des enfants qui y avaient joué avaient grimpés quelques années après le début de la panique, et honnêtement, je pense que c’est surtout parce que les adultes avaient appris le jeu à tous les enfants en leur parlant tout le temps pour dire qu’il fallait pas le faire.

  2. Et le rock’n’roll ca rend sataniste…

    Encore une posture pour donner l’impression qu’on fait des trucs. Les causes sont connues pour ce genre de phénomènes : parents qui surveillent pas et réseaux sociaux.

    Donc parents qui sont largués (ou démissionnaires, mais accordons leur le bénéfice du doute). Faut pas oublier que genre 95% de la population a un niveau en informatique qui est tout daubé, donc c’est pas étonnant que des gamins voient n’importe quoi directement sur netflix, ou indirectement sur tiktok & co…

    J’étais avec mon fils au sport la semaine dernière, ya plein de “petits” qui discutaient de squid game avec un grand (enfin un collégien quoi). Lui avait vu la série manifestement, les autres connaissaient visiblement pas mal de détails croustillants… c’est vrai qu’entendre un gamin de l’âge de mon fils parler de “se prendre une balle dans la tête” ça fait bizarre.

  3. Venant du mec qui disait que c’était tout a fait possible de s’occuper chez soi de son enfant malade du covid tout en teletravaillant..

    Je trouve son conseil franchement révélateur de son manque de connaissances sur l’éducation des enfants.

  4. Mais cette série a pas été vue par l’instance de régulation des contenus à destination de notre jeunesse ?

    Ils ont rien vu de terrible ? Ils sont incompétents ? Ou alors cette instance je l’ai rêvé ?

  5. Ah la la mais où est passée l’innocence des enfants je vous le demande. Moi de mon temps nous étions de pures boules de tendresse, jamais on n’aurait regardé des séries violentes pour adultes, non, nous on regardait uniquement des programmes destinés à la jeunesse, des séries toutes gentillettes comme “Ken le survivant” par exemple.

  6. Y’avait eu tout ce tapage lors de la sortie de Battle Royale ? Car selon moi, c’est bien bien plus violent.

  7. Toujours le même refrain :
    acte 1 : un objet médiatique + ou – violent est vu par une pop. d’âge divers,
    acte 2 : l’école (comme tout lieu de lien social) restitue, transforme, digère + ou – les aspects (violents ou non) de l’objet médiatique,
    acte 3 : les instances politiques appellent à la vigilance… sans renforcer la prévention et jusqu’au prochain refrain.

    Ce genre de refrain infantilise les parents, victimise les enfants, focalise sur un détail (le jeu plutôt la dénonciation de la compétition à outrance)
    Cela fonctionne depuis le rock’ et ses apaches.
    Et cela soutient un paradoxe : soumettre les enfants de + en + tôt au monde des adultes (via les médias de masse, la mode, etc. ) sans qu’ils en ai les codes et se plaindre ensuite de comportements déviants.

  8. Toute cette histoire je me demande si on est pas entre la prophétie auto-réalisatrice et le coup de comm de Netflix.

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