“À pleurer”, “complètement honteux” : 60 tonnes de livres jetées à la poubelle après la faillite de “La grande librairie”

by Canard-jaune

9 comments
  1. “*”Je ne comprends pas. Je ne comprends pas que l’on puisse faire cela. Vous regardez les fins de livre, c’est du papier Clairefontaine, dans les Vosges. C’est du français, il y a eu des travailleurs, des arbres coupés, c’est scandaleux, c’est à pleurer”* poursuit une autre femme venue avec un cabas pour glaner quelques ouvrages.”

  2. J’ai vu un reportage sur France TV il y a moins de 2 semaines je crois, sur une boite qui répond à des particuliers, et établissements (genre petite bibliothèque, ehpad, etc) ayant des livres (même en assez petite quantité) dont ils veulent se débarrasser sans les jeter. Qui se déplacent en camionnette électrique et ensuite trient les livres et les revendent (en ligne) à hauteur d’environ 70% (de mémoire) : ceux en bon état et validés par un algorithme. Les 30% restants partent au pilon, recyclés.

    Bref, y’a plein de particuliers apparemment qui font appel à eux car en appelant des bibliothèques, écoles, maisons de retraite etc, autour de chez eux pour donner leur stock gratuitement, on leur dit qu’on ne veut pas reprendre leurs vieux bouquins. (Sans doute personne pour trier ou faire face à d’éventuelles mauvaises surprises).

    Et donc, ce monsieur il n’a pas eu le temps de rentrer en contact avec eux ? (… Si ça se trouve … c’est eux ?)

  3. > 60 tonnes de livres sont ainsi détruites, ce qui représente quelque 8000 auteurs.

    Heuuu

  4. Putain, j’aurais été du genre à essayer d’en voler quelques-uns, de ces bouquins…

  5. Je soupçonne un imbroglio juridique. Mon hypothèse le proprio des murs n’est pas le proprio du stock. Le sort des livres dépendait probablement du liquidateur de la société. Ce dernier, normalement liquide les actifs de la société pour répartir le produit des ventes entre les créanciers. En langage clair : il brade tout ce qu’il peut pour faire du cash qui servira à payer ceux à qui la boite doit de l’argent. Mais le marché du livre est très réglementé et il n’est peut etre pas possible de brader de bouquins, il ne peut les vendre qu’au prix public. Pour les autres détaillants de bouquins, aucun intérêt d’acheter des livres plein pot. Le liquidateur se retrouve avec un truc invendable et que peut etre il n’a pas le droit de donner gratuitement. Le proprio des murs se retrouve avec un stock qui encombre son local qu’il, je le suppose, n’a pas le droit de vendre mais dont il a le droit de se débarrasser. C’est pour moi l’explication la plus plausible.

  6. Pour avoir déjà déménagé des cartons de livre, 60 tonnes ça fait à peu près 2 cartons et demi non ?

  7. Anecdote perso, dans une assoc d’éducation dans un pays en galère où qu’il fait froid, on a reçu un énorme stock de livre, destockage de la bibliothèque du lycée français. Qu’est-ce que vous voulez qu’on en foute ? On a trié, y’en a ptet un sur dix qui a trouvé une seconde (troisième ?) vie, les autres ont servi à chauffer les foyers des collègues.

    Donc ouais pas si choquant que ça, même si ça reste un peu triste évidemment.

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