Il y a soixante ans, la mission Racine ravageait le littoral languedocien

by Prosperyouplaboum

2 comments
  1. >24 octobre 1967. En hélicoptère, le président Charles de Gaulle survole quelque 200 kilomètres le long de la côte languedocienne, afin d’apercevoir les six nouvelles stations balnéaires fraîchement créées sur une partie du littoral méditerranéen du golfe du Lion. «C’est un service rendu à l’humanité tout entière, qui a besoin de retrouver son repos», commente-t-il lors de l’excursion.

    Euuuh oui, certes. Merci, Général. On va dire que c’était une autre époque, hein.

    >«Quand on regarde ce qui existe aujourd’hui, on constate que les abords de ces zones ont été grignotés», nuance Renaud Bécot. Sur le littoral du département de l’Aude, le taux d’urbanisation est ainsi passé de 15% en 1963, à 36% en 1983 et à plus de 40% en 2003.

    >Pour Alexandre Brun, un tel décalage se justifie notamment par l’action de communes qui n’ont pas été correctement intégrées dans le plan. «Après la loi de décentralisation de 1983, les collectivités territoriales ont eu un plus fort contrôle sur leur urbanisme, précise le géographe et urbaniste. Or, certaines communes n’étaient pas incluses dans la mission Racine et ont voulu rattraper leur retard et se moderniser. Cela s’est fait de manière désordonnée et on a donc très vite eu une saturation en matière d’urbanisation.»

    Ça alors, les promoteurs immobiliers sont des grosses raclures sans la moindre race ? Qui aurait pu pré… bon okay, j’arrête avec ça

    >La lutte contre l’érosion a souvent été gérée par l’installation de digues et de brise-lames artificiels, aux effets plus que mitigés. «Il y a eu, au XIXe comme au XXe siècle, l’idée de stabiliser la côte. Or, on constate qu’il existe des dynamiques naturelles que l’on ne peut pas contrecarrer», expose Renaud Bécot. Désormais, les actions promues par le plan Littoral 21 entendent revoir cette gestion artificielle du trait de côte. Comme le reconnaissent en effet la Région Occitanie et les services de l’État, «la gestion des risques littoraux telle qu’elle est pratiquée historiquement n’offre aucune perspective de développement à long terme».

    Bon au moins, on va dire que la science comme l’écologie évolue, que les gars se rendent compte de la merde que c’était et qu’on met un peu de thune pour changer les choses, c’est déjà ça.

    J’aimerais que ce soit aussi clair avec l’agriculture moderne, malheureusement…

    >Pour Alexandre Brun, le plan Littoral 21 est souvent perçu par les communes comme une manière de moderniser leurs infrastructures et de gagner en compétitivité. Le plan est ainsi «moins tourné vers le développement durable que sur le développement tout court», selon le chercheur montpelliérain. La diversification des activités économiques et la «dé-littoralisation» de l’économie semble, pour l’heure, un objectif lointain. «On fait face à un énorme chantier de 200 kilomètres, qui n’a pas totalement commencé et qui prendra trente ans», temporise Alexandre Brun.

    Ah ouais, y’a ça aussi -_- cool.

Leave a Reply