Tout le monde n’embrasse pas la carrière d’enseignant par pure vocation. Et l’on n’est pas toujours prêt à accepter le formatage implicite de l’institution, nourri depuis les années 1970 par les «pédagogies nouvelles». Et ce, malgré le virage «conservateur» de l’actuel ministre, Jean-Michel Blanquer. Matthieu (*), 27 ans, docteur en biologie, l’a découvert récemment, avec consternation. Diplômé au début de la crise sanitaire, il n’a pas pu effectuer son «postdoc» (un contrat dans un laboratoire de recherche) à l’étranger et s’est «rabattu» sur l’enseignement. Reçu l’an dernier au Capes, il enseigne dans un collège favorisé des Hautes-Alpes, où il a récemment été inspecté. «Les commentaires des deux inspectrices m’ont horrifié», raconte le jeune homme qui a enseigné à la fac pendant sa thèse et se décrit comme «un artisan». «Je n’ai pas été formé dans le milieu Éducation nationale, ce qui ne leur a visiblement pas plu. Elles m’ont expliqué que j’allais devoir désapprendre et appliquer la pédagogie officielle…»
Parmi les reproches formulés dans le rapport, elles pointent un enseignement «trop axé sur l’acquisition des savoirs», «de nombreux travaux d’élèves axés sur des productions écrites qui imposent de développer des capacités rédactionnelles», ou encore «une trace écrite des élèves trop structurée par l’enseignant». «J’ai découvert une idéologie et un abus de pouvoir, estime Matthieu. On m’a expliqué que je formatais les élèves, que j’utilisais trop l’écrit et le par cœur, que je ne devais pas avoir des cahiers de “leçons”, mais de “recherche”, qu’il fallait laisser les élèves construire leur savoir… L’institution est devenue folle. Pour les collégiens en difficulté, c’est une catastrophe. Et la France s’enfonce dans les classements Pisa.»
Des gens qui changent de métier il y en a dans tous les métiers.
Bref.
Tiens il y a 30 ans je fus prof, mais ça m’a pas plu. Alors j’ai changé.
Incroyable !
Le gouvernement français peut se remercier d’avoir organiser le chômage de masse (entre autre via l’immigration).
Dans un contexte comme actuellement aux USA ou au RU, je sais honnêtement pas si y aurai encore des enseignants en France…
Sinon ils pourraient juste enlever leur masque
[deleted]
Je l’ai fait il y a 10ans maintenant et je n’ai aucun regret
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Extrait : «Une idéologie et un abus de pouvoir»
Tout le monde n’embrasse pas la carrière d’enseignant par pure vocation. Et l’on n’est pas toujours prêt à accepter le formatage implicite de l’institution, nourri depuis les années 1970 par les «pédagogies nouvelles». Et ce, malgré le virage «conservateur» de l’actuel ministre, Jean-Michel Blanquer. Matthieu (*), 27 ans, docteur en biologie, l’a découvert récemment, avec consternation. Diplômé au début de la crise sanitaire, il n’a pas pu effectuer son «postdoc» (un contrat dans un laboratoire de recherche) à l’étranger et s’est «rabattu» sur l’enseignement. Reçu l’an dernier au Capes, il enseigne dans un collège favorisé des Hautes-Alpes, où il a récemment été inspecté. «Les commentaires des deux inspectrices m’ont horrifié», raconte le jeune homme qui a enseigné à la fac pendant sa thèse et se décrit comme «un artisan». «Je n’ai pas été formé dans le milieu Éducation nationale, ce qui ne leur a visiblement pas plu. Elles m’ont expliqué que j’allais devoir désapprendre et appliquer la pédagogie officielle…»
Parmi les reproches formulés dans le rapport, elles pointent un enseignement «trop axé sur l’acquisition des savoirs», «de nombreux travaux d’élèves axés sur des productions écrites qui imposent de développer des capacités rédactionnelles», ou encore «une trace écrite des élèves trop structurée par l’enseignant». «J’ai découvert une idéologie et un abus de pouvoir, estime Matthieu. On m’a expliqué que je formatais les élèves, que j’utilisais trop l’écrit et le par cœur, que je ne devais pas avoir des cahiers de “leçons”, mais de “recherche”, qu’il fallait laisser les élèves construire leur savoir… L’institution est devenue folle. Pour les collégiens en difficulté, c’est une catastrophe. Et la France s’enfonce dans les classements Pisa.»
Des gens qui changent de métier il y en a dans tous les métiers.
Bref.
Tiens il y a 30 ans je fus prof, mais ça m’a pas plu. Alors j’ai changé.
Incroyable !
Le gouvernement français peut se remercier d’avoir organiser le chômage de masse (entre autre via l’immigration).
Dans un contexte comme actuellement aux USA ou au RU, je sais honnêtement pas si y aurai encore des enseignants en France…
Sinon ils pourraient juste enlever leur masque
[deleted]
Je l’ai fait il y a 10ans maintenant et je n’ai aucun regret