>Le gouvernement contraint EDF à vendre un volume plus important d’électricité bon marché à ses concurrents afin de limiter la hausse des tarifs le mois prochain. Cette mesure amputera les bénéfices de l’électricien français de 8 milliards d’euros. Selon la banque J.P. Morgan, une augmentation de capital devient « probable » pour compenser ces pertes.
Merci qui ? Merci le gouvernement !
C’est débile d’avoir une entreprise privée sur un marché autant régulé. Personne peut investir sur EDF pour se dire “je vais gagner de l’argent si l’électricité monte tout en finançant les futurs projets”. Soit il faut suivre les règles du jeu, soit il faut pas que ce soit une entreprise privée.
Bon ben c’est les soldes les amis.
On rappelle que dans tout gros chantier électrique à l’étranger, on procède à une participation croisée. Quand EDF vend une infrastructure, elle accueille du capital étranger en son sein, et l’Etat étranger client cède un bout de ses parts à EDF.
De sorte que nationaliser EDF, ça veut dire soit racheter les participations étrangères et débourser un montant colossal (sans aucune utilité). Soit céder cela à l’étranger, mais céder des parts et revendre ses filiales quand on cherche à nationaliser, ça fait sourire. Et en tout état de cause, arrêter à tout prix d’exporter les technos françaises à l’étranger.
C’est l’expansion d’EDF à l’international qui conduit de toute façon à une privatisation, puisque le capital augmente, mais la part détenue par l’Etat diminue. Nationaliser EDF c’est en faire un nain local.
C’est peut-être un peu trop compliqué pour IAG qui considère que les dirigeants du secteur de l’énergie sont des “débiles” et croit que l’action EDF c’est pour faire des intérêts à Madame Michu à la fin de l’année.
Fournisseur d’énergie national = intérêt stratégique = rien à faire en Bourse.
Ca serait rigolo que des actionnaires petits ou gros se réunissent ,avec l’aide de l’AMF, pour attaquer l’état pour manipulation du cours.
Quand l’état est actionnaire majoritaire, il n’y aura jamais de gros gains pour les autres actionnaires. Toujours à fuir.
La pour EDF, c’est quand même “next level” d’avoir réussi à démonter à ce point un truc qui marchait. Chapeau aux gouvernements successifs…
7 comments
>Le gouvernement contraint EDF à vendre un volume plus important d’électricité bon marché à ses concurrents afin de limiter la hausse des tarifs le mois prochain. Cette mesure amputera les bénéfices de l’électricien français de 8 milliards d’euros. Selon la banque J.P. Morgan, une augmentation de capital devient « probable » pour compenser ces pertes.
Merci qui ? Merci le gouvernement !
C’est débile d’avoir une entreprise privée sur un marché autant régulé. Personne peut investir sur EDF pour se dire “je vais gagner de l’argent si l’électricité monte tout en finançant les futurs projets”. Soit il faut suivre les règles du jeu, soit il faut pas que ce soit une entreprise privée.
Bon ben c’est les soldes les amis.
On rappelle que dans tout gros chantier électrique à l’étranger, on procède à une participation croisée. Quand EDF vend une infrastructure, elle accueille du capital étranger en son sein, et l’Etat étranger client cède un bout de ses parts à EDF.
De sorte que nationaliser EDF, ça veut dire soit racheter les participations étrangères et débourser un montant colossal (sans aucune utilité). Soit céder cela à l’étranger, mais céder des parts et revendre ses filiales quand on cherche à nationaliser, ça fait sourire. Et en tout état de cause, arrêter à tout prix d’exporter les technos françaises à l’étranger.
C’est l’expansion d’EDF à l’international qui conduit de toute façon à une privatisation, puisque le capital augmente, mais la part détenue par l’Etat diminue. Nationaliser EDF c’est en faire un nain local.
C’est peut-être un peu trop compliqué pour IAG qui considère que les dirigeants du secteur de l’énergie sont des “débiles” et croit que l’action EDF c’est pour faire des intérêts à Madame Michu à la fin de l’année.
Fournisseur d’énergie national = intérêt stratégique = rien à faire en Bourse.
Ca serait rigolo que des actionnaires petits ou gros se réunissent ,avec l’aide de l’AMF, pour attaquer l’état pour manipulation du cours.
Quand l’état est actionnaire majoritaire, il n’y aura jamais de gros gains pour les autres actionnaires. Toujours à fuir.
La pour EDF, c’est quand même “next level” d’avoir réussi à démonter à ce point un truc qui marchait. Chapeau aux gouvernements successifs…