Le Conseil scientifique tacle certains médias qui “distillent de manière répétée des informations tendancieuses ou fausses” et “mettent sur un pied d’égalité [] des opinions scientifiquement marginales, douteuses ou erronées, et des avis largement partagés par les scientifiques”.

13 comments
  1. Le problème c’est qu’il y a rarement un moyen objectif de faire ce qu’ils disent. Il y a pas un des scientifiques qui a son rond de serviette dans des médias qui ne se serait jamais trompé.

    Il y a quelques jours Arnaud Fontanet qui est lui même épidémiologiste au conseil scientifique disait que le pic était passé. [https://www.challenges.fr/france/la-france-a-passe-le-pic-epidemique-assure-arnaud-fontanet_797009](https://www.challenges.fr/france/la-france-a-passe-le-pic-epidemique-assure-arnaud-fontanet_797009)

    Donc du coup on ne l’invite plus ? Faut du coup inventer un seuil de taux de vérité et calculer ce taux de vérité pour chaque scientifique, sauf que personne va être payé pour faire ce job, donc c’est “à vue”.

  2. Ce conseil scientifique est une honte, il a répandu la panique dans les médias pendant deux ans, et maintenant, il se permet de “tacler” des médias qui ne leurs plaisent pas ?

    Mais que ces gens se taisent à jamais

  3. Ben y’a pas que les médias qui font ça… Il y a aussi les membres du gouvernement… Sérieusement, comment on peut s’étonner qu’il y ait des antivax quand tout le monde raconte n’importe quoi sur les plateaux TV ?

    Il y a une vraie crise de confiance envers les médias et nos représentants politiques. C’est franchement bien fait, mais les conséquences sont là.

  4. C’est triste et hélas ça ne risque pas de s’arranger …

    Je suis moi même docteur en biologie des interactions, et je peux vous dire que ces 2 dernières années ont été une torture que ce soit dans les médias, les réseaux sociaux voir même l’entourage.

    Au début j’essayais de réagir, d’être pédagogue et d’expliquer un peu comment la recherche fonctionne ainsi que des éléments de biologie (système immunitaire, épidémiologie, zoonoses, toussa). Maintenant je n’en ai plus rien à faire, c’est juste fatigant à la longue.

    Le gros soucis est qu’une vaste majorité de la population a très peu de culture scientifique, y compris la plus basique (niveau collège/lycée), par exemple le fonctionnement d’un vaccin ou la théorie de l’évolution. Ça part de très loin, et le volume d’heure en sciences de la vie, de la terre et de l’univers (SVTU) a encore diminué ces dernières années au point de devenir des options au lycée. Alors que la SVTU permet fondamentalement de comprendre le fonctionnement du monde, de ce qui nous entoure et de nous-même.

    De plus, la plupart des gens ne connaissent pas le fonctionnement de la recherche scientifique, qui fonctionne sur un temps long pour aboutir à un consensus. Et là ou les médias ont effectivement fait du mal c’est d’organiser des débats pour/contre souvent en face à face avec d’un côté des “illuminés” qui sont très minoritaires dans la communauté scientifique (en vrac : climatosceptiques, anti-vaccins, gourous du paranormal, charlatans …) et des chercheurs, souvent peu à l’aise dans cet exercice télévisé.

    Résultat : les téléspectateur vont penser que l’illuminé représente 50% d’une opinion, alors que factuellement ils sont très minoritaires et peuvent ne représenter qu’eux même. Et la présentation pour/contre ne permet pas d’apporter de nuance au débat, ce qui est encore un fois très loin de comment fonctionne la recherche scientifique où les “clashs” sont plutôt rares et vont concerner des sujets très pointus.

    Le syndrome de Galilée n’arrange rien, on adore voir des martyrs, le mythe du génie scientifique incompris et isolé est très ancré … La science se construit par articles interposés, avec des équipes, et on aura rarement des opinions diamétralement opposés.

    Si on voulait faire un débat plus équilibré il faudrait inviter au débat proportionnellement à la position face au sujet, pour illustrer avec le climat faudrait mettre 1 climatosceptique (rarement un climatologue) face à quasiment 99 chercheurs en climatologie.

    C’est évidemment pas réalisable, mais remettre en contexte avant une émission, et avoir un modérateur conscient de cela arrangerait (un peu) le problème. Avoir des journalistes scientifiques dans toute rédaction me semble aussi essentiel, ça a embauché avec la pandémie mais ça reste très léger.

    Améliorer aussi la formation des chercheurs pour y inclure la communication face aux médias et la vulgarisation serait un sacré plus, c’est proposé en option dans certaines écoles doctorales mais ce n’est pas obligatoire.

  5. Il n’y a qu’à lire certains commentaires sous ce post pour comprendre que c’est trop tard. Le mal est fait. L’opinion du premier quidam vaut celle de celui qui à dédié sa vie a un sujet désormais

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