Semaine olympique et paralympique : l’EPS est-elle vraiment responsable du dégoût de nombreux Français pour le sport ?

by eberkut

43 comments
  1. Ah ça faisait longtemps que ça avait pas été la faute des profs tiens.

    “Si je bouge jamais mon gros cul c’est la faute de M. Berthelot, mon prof d’EPS en 1992”. Non Rémi. C’est parce que t’es une feignasse, c’est tout.

  2. Un enfant qui ne fait plus de sport sera un jeune adulte qui coûtera plus cher à la secu…

  3. Personnellement, oui, l’eps m’a dégouté du sport. 

    Des activités qui ne m’intéressaient pas du tout, qui étaient imposées. Des notes sur une condition physique à un âge ingrat. Un sac de sport qui pue à se trimballer toute la journée deux jours par semaines. Des vestiaires bondés et pas toujours propres dans lesquels se doucher en urgence à la fin du cours. 

    Ca réunit tous les mauvais côtés possibles du sport. 

    J’ai repris à l’âge adulte après avoir trouvé une activité qui m’intéresse et l’expérience n’a plus rien à voir.

  4. > Le programme a aussi connu un sacré ravalement de façade : fini les tours de stade, dans le froid polaire d’une piste d’athlétisme lugubre, un matin de janvier. “La discipline s’est beaucoup adaptée aux nouvelles pratiques. On propose du step, de la muscu, du crossfit, du parkour… On est connectés aux pratiques des jeunes”

    C’est amusant, parce que j’aimais bien le 3×500 dans les stades ou les courses au Parc de Sceaux. En revanche, les deux sports qui m’ont surgavés étaient :

    – Le basket parce que personne ne me passait la balle et que j’ai jamais réussi à faire un panier.

    – Le volley parce que je me fouttais toujours la balle dans la figure et que j’étais trop petit pour faire quoi que ce soit au filet.

    Jamais compris pourquoi on tenait tant à mettre des sports punitifs pour les élèves qui ont une croissance tardive ou ont sauté des classes.

    > ” Il n’y a pas cinquante solutions à part augmenter le volume d’heures”

    Il y a cinquante solutions pourtant, qui ne passent par l’augmentation du volume d’heures d’EPS : apprendre aux parents à alimenter leurs gosses, développer le périscolaire.

  5. l’EPS m’a dégoûté du sport oui, mais surtout a été une longue souffrance et une permanente attaque à mes capacités sociales.

  6. Dans mon cas c’est clair. 4h d’humiliation par semaine parce que je n’aime pas le foot ou le basket…

  7. Ben c’est l’école… Les cours de français en dégoûtent un bon nombre d’ouvrir un livre, les cours de physique en dégoûtent pas mal de tout ce qui est scientifique, etc.

  8. Après, ils pourront peut-être proposer l’e-sport et faire un tournoi de Mario Kart. 

  9. Outre l’EPS franchement écoeurant, une bonne chose serait la réduction d’horaires de cours pour justement permettre des activités extra-scolaires dans l’après midi, et qui ne commencent pas à 19h pour s’achever a 21h au mieux.

  10. C’etait mon cas, comme pour beaucoup de choses, l’ecole est inadaptée a beaucoup de profils. Chez une tres grande quantité d’élèves, etre obligés = verrou psychologique immediat. Perso l’EPS m’avait appris que le sport est une corvée. C’est que vers mes 25 ans que j’ai par pur hasard retrouvé le gout du sport et que j’ai réalisé a quel point c’est fun quand c’est 100% de ta volonté. J’aurai probablement jamais envie de faire partie d’un club par contre, ça me rappellerai trop le sport obligatoire

  11. Moi quand j’étais au collège on avait un prof de sport qui se comportait comme un bully. Il frappait les élèves qui l’emmerdaient et une fois il m’a enfermé dans un placard. Heureusement ce gros bâtard est probablement mort maintenant.

  12. >Le programme a aussi connu un sacré ravalement de façade : fini les tours de stade, dans le froid polaire d’une piste d’athlétisme lugubre, un matin de janvier.

    J’avais EPS dans les années 2000, c’était souvent ça ou bien des sports collectifs qui se résumaient à passer la balle aux bons une fois par match. Mes profs de lycée étaient sympas, mais le barème faisait que je dépassais de toute façon rarement les 8/20 quoi que je fasse. Pas très motivant.

  13. C’est bien que ça change… Faut probablement être tombé sur les cas extrêmes pour comprendre l’impact que certains de ces profs peuvent avoir.

    J’ai eu comme évoqué dans l’article un “Mr Mégot”, mais en moins sympa (avec probables tendances pédophiles en prime…), pendant 2 ans au collège. Une horreur. D’ailleurs je l’ai vraiment eu qu’un an et demi parce que je finissais la moitié des cours en pleurs (j’étais pas la seule), c’était tellement pas productif que ça s’est terminé par une dispense.

    Il était vraiment connu, même les médecins stricts sur les dispenses de sport devenaient soudain très laxistes si on disait avoir cours avec lui…

    Heureusement qu’au lycée j’ai eu de meilleurs profs, ce sont je suppose les “nouvelle génération” qui sont mentionnés dans l’article. Franchement rien à voir, ils m’ont vraiment aidée à apprécier de nouveau un peu le sport. Ils étaient clairement dans la logique de motiver tout le monde, quel que soit le niveau. Sans eux je serais restée complètement dégoutée. C’est bien si ça s’oriente de plus en plus vers ce type de fonctionnement.

  14. Je serais d’avis de mettre fin à l’EPS mais de rendre une activité sportive en club obligatoire. Avec un financement de l’EN et des collectivités. Tu fais vivre le milieu associatif local, potentiellement ça pousse à développer de nouvelles activités autres que le foot ou le rugby, pour les élèves timides ça peut aussi leur permettre de sortir du cadre de leur classe…

  15. L’EPS m’a souvent fait me demander si j’étais maudis passé l’école primaire. Est ce que vous aussi toutes les autres classes avait un super prof et faisait des sports cools ? ( Escalade, boxe, escrime etc ) Et vous vous êtes avec le vieux ou vielle prof aigri qui te fait faire des trucs qui n’intéresse personne et te dégoute du sport ? J’ai l’impression d’avoir faire quasi que de la course et de l’acrosport pendant que les gosses des autres classe s’éclataient sur des trucs fun.

    Le meilleur exemple qui me revient en tête était un aprem bien pourri d’acrosport en classe de 5ème où je m’étais fait super mal au dos après une chute en étant debout sur les épaules d’un camarade qui faisait 1M85 à 14 ans ( et moi 1M40 à l’époque ) tout en me faisant saquer bien méchamment par la saloperie qui nous servait de prof. De retour au collège je croise mes amis qui sont dans une autre classe et eux ont l’air super content. Quand je leur demande pourquoi j’apprends qu’ils ont essayé le hockey en salle et qu’ils allaient en faire encore 2 mois en EPS.

    J’avais vraiment mais vraiment la haine.

  16. C’est dommage que la réponse ne soit pas apportée à la question dans l’article, et qu’il soit nécessaire de se rendre dans les commentaires du poteau pour avoir la réponse, au cas par cas.

  17. En sixième, nos premières séances d’EPS, c’était endurance. C’est à dire 5 minutes d’échauffement, puis on demande à une classe de 11 ans de courir 30 minutes sans s’arrêter. Voilà.

    J’ai 38 ans et je commence un programme Couch to 5k et je découvre qu’en fait je ne déteste pas courir. Je déteste être lâchée sans aide.

  18. Oui ça ma complètement dégouté. J’ai repris petit à petit mais pendant très longtemps j’avais aucune envie de pratiquer du sport. Pour moi Sport = Misère.

    en plus j’ai très souvent été avec des profs d’EPS en carton, souvent des gros vieux en kway qui puent, et une seule fois un prof cool qui nous motivait un peu plus.

    C’est comme dans toutes les matières en soit : en Maths j’étais nul, peu importe le niveau (merci ma dyscalculie), mais dès mon entrée en bac pro, j’avais un prof de maths qui avait la niaque, qui avait envie qu’on réussisse, et bizarrement mes notes ont été bien meilleures. Pas parfaites, mais à des années lumières de ce que j’avais pu subir jusque là…

  19. J’ai fait de la tektonik en EPS parce que la semaine avait 3h de sport, une fois 2h, une fois 1h, et un trimestre par an sur l’heure hebdo, c’était Dance, et en 3eme, c’était tektonik

    (ma meilleure note en 4 ans)

  20. Un ancien joueur de foot comme prof d’EPS pendant tout le collège ici (il n’avait jamais passé aucun diplôme pour enseigner, c’était juste un ancien joueur de foot, vive le privé !!!!) du coup on a fait 100% de foot et rien d’autre, il nous collait un ballon dans les pieds et allait s’occuper de ses affaires puis revenait en fin de séance. Pour les gamins fans de ce sport c’était génial, pour ceux qui n’aimaient pas ça c’était des notes de merde et des moqueries…

  21. C’est l’un des facteurs je pense. À ne pas oublier aussi la qualité et le nombre d’infrastructure ainsi que le temps. Pleins de pays européens ont beaucoup plus que 4h par semaine se sport avec une grande variété de choix.

  22. Oui. Je suis gay et introverti je vous laisse imaginer l’enfer qu’était l’EPS, dans les vestiaires, lorsqu’on était obligé de faire du foot alors que tu détestes ce sport ou aller à la piscine et se mettre en moule bite devant tout le monde alors que t’es tout maigrichon et j’en passe. Tout ça pour te faire crier dessus par ta grosse prof de sport fumeuse qui reste le cul assis sur sa chaise pendant 2h.

    Une fois l’école terminée j’ai jamais eu envie de retourner au sport.

    Quand tu vois dans d’autres pays à quel point le sport est bien plus important et mis en avant et surtout on te laisse bien plus de choix que : piscine, foot, endurance (qui était juste de courir autour d’un terrain de foot pendant plus d’1h…) et pour les petits chanceux la danse acrobatique ou tu devais faire des pyramides en montant sur le dos de tes camarades.

    Bref… un enfer.

  23. L’EPS je sais pas, les salles de sports pourris avec des vestiaires degueulasse, sans douches (pas le temps d’en prendre de toute façon) et en bonus pour les filles, des murs à trous.
    Les profs incapables qui n’ont jamais couru 10m devant nous.
    Les profs salaces qui font plus attention aux filles « en avance ».
    Les trimestres art du cirque qui ont consisté à apprendre à jongler (pas de matos, et c’est nous qui avons fabriqué nos balles avec des ballons de baudruches et du sable).

    Et je parle pas des horaires, quel plaisir de se peler le jonc à 8h le jeudi pour faire du pentathlon dans du sable transformé en marre à canard et d’être trempé mi-pluie mi-sueur le reste de la journée

    Non vraiment je vois pas ce qu’on pourrait améliorer pour faire aimer le sport en france

  24. mention spéciale pour le lancer de poids au collège, où tu as les mecs balaises qui ont déjà fait leur croissance avec des bras comme des cuisses et les autres qui font 1m40 avec des bras de moineau , le seul critère de notation etant simplement à quelle distance tu balances le truc.

  25. L’acrosport où même un athlète olympique ne pourrait pas avoir la note max au bac.

  26. Clairement. Et c’est pas une question de faire du sport, mais de mettre en avant la gestion des goût des enfants et l’humain au centre plutôt qu’un bête barème. J’ai toujours adoré le sport et l’EPS a réussi à me faire détester ça pendant mes années collège/lycée.

    J’étais un grand gros pas à l’aise avec mon corps et j’avais tout le temps piscine. Et c’est pas la partie natation qui me dérangeait car j’étais déjà en club de natation à côté, mais je détestait me montrer devant toute ma classe et du coup j’ai raté facilement 2 ans de sport sur ma scolarité. De la même façon j’avais des notes de merde en course parce que ça aide pas le chrono de porter 25kg de plus que les autres.

    Et quand on avait des sports où j’avais un gros avantage (lutte, rugby), ça a duré 2 séances en interdisant ce qui était pour moi un avantage dans ces sports (force physique, taille, explosivité) par exemple en excluant les plaquage remplacés par un foulard (rugby) ou encore en interdisant de soulever l’adversaire ne mettant pas de limites de surface de combat (lutte).

    Au final c’est un problème qu’on peut résoudre facilement : laisser les élèves choisir le sport qu’ils préfèrent chaque trimestre et noter fortement leur engagement au lieu de leurs performances. Et c’est pas du tout infaisable, exemple à la fac où j’étais : si on participe sans absences/retards on a déjà la moyenne, les 10 points restants c’est 5 points pour un tournoi et 5 points sur les fondamentaux de la théorie du sport pratiqué (règles, technique, etc.), autrement dit, même le dernier de la classe peut avoir 15/20.

    Aujourd’hui je fais 5-10h de sport par semaine, c’est grâce à des gens qui m’y ont redonné goût en m’encourageant à faire de sport pour moi après le lycée, et comme beaucoup d’adultes, j’aurais complètement abandonné après 7 ans de souffrance au sein de l’école de la république.

  27. La seule raison pour laquelle j’aime le sport à la base, c’est grâce à mes parents qui m’ont toujours encouragé à faire un sport. Mais ça c’était en dehors des cours.

    J’ai souvenir d’un bon prof de sport que j’ai eu et c’était en première : jeune remplaçant, on l’a eu en cycle d’escalade et il nous expliquait le pourquoi de chaque exo, que ça soit en renforcement, en échauffement ou en pratique du sport. Il voulait qu’on s’améliore et nous expliquait comment.

    Le reste, j’ai eu de tout : le fameux monsieur mégot, avec le supplément comportement déplacé envers les collégiennes. La cinquantenaire qui voulait nous apprendre à “bien tenir une raquette de ping pong” (dommage j’en faisais en club et c’était pas comme ça) et qui refusait qu’on la contredise. Monsieur faites ce que vous voulez je m’en fous.

    La pratique du sport encadrée à l’extérieur est de plus en plus chère, entre les coûts de licence, d’adhésion et de matériel, les cours… ça peut vite commencer à chiffrer.

  28. J’étais nul en EPS (et en sport de manière générale) jusqu’en 4e. J’étais le petit intello à lunettes. Grâce à la fainéantise de notre prof, j’ai découvert que j’étais bon en sport. C’était le quadrimestre handball. Le prof avait la flemme de faire cours donc il a demandé aux élèves de la section hand d’entraîner les autres. On avait tous notre prof particulier. Je suis tombé sur un ami d’école primaire que j’avais perdu de vue.

    Il m’a appris à dribbler, à tirer, m’a fait comprendre que je courais vite et que c’était super pour être ailier. J’ai pris goût à ça et finalement, j’ai eu une super note parce qu’il a su trouver mes capacités et me dire comment les utiliser. Ça a complètement changé ma manière de voir le sport. Je pense que sans cette expérience je serai resté un gamin peureux et mal à l’aise en sport. Donc merci à mon prof fainéant et mon ancien ami de la section hand.

  29. Dans mon lycée, j’ai souvenir qu’on avait le choix entre plusieurs groupes d’options pour l’année. Genre option 1: piscine, athlétisme, rugby; option 2: gym, piscine, badminton; option 3: tennis de table, handball, athlétisme. C’est pas le cas partout?

  30. j’ai fait EPS au siècle dernier et j’ai pas du tout le même ressenti…

    Un gars pas sportif pouvait avoir des notes correcte puisque par exemple en athlétisme on choisissaient un contrat (fcourrir xmn poiur x km par exemple) bien sur plus la perf est bonne plus on se rapproche d’un 20 mais comme dans toute matière.

    Même das les sports co il y avait des notes sur les règles/arbitrage et on notait pas u élève parce qu’il avait mi x panier ou but…

  31. Je crois que le truc responsable pour moi c’était l’insistance sur la maîtrise de gestes techniques et sur la performance. Deux choses qui ne m’intéressent juste pas du tout, alors que le sport ça va bien au-delà de ça.

  32. J’ai lu quelques commentaires sur les notes d’EPS. Genre on a vite fait de se retrouver avec des caisses sans pouvoir y faire grand chose, ou le barème bizarre entre garçons/filles.

    Mine de rien, c’est sûrement exactement pareil dans les autres matières (cette sensation que tu vas te taper des caisses en maths sans y pouvoir grand chose). Le sport est “brutalement méritocratique” on va dire (au seul sens réel de méritocratique, i.e. celui qui se fout des conditions de départ de la personne : la voie la plus simple pour “mériter” c’est de partir devant :D), mais bon les maths pas beaucoup moins brutalement quoi.

    Est-ce que le problème c’est pas noter, classer et trier les gens finalement ? Peut-être que ça suffit de voir le bougre faire de son mieux pour faire son tour de terrain, le voir essoufflé et un peu en sueur à la fin. Peut-être pas la peine de lui foutre un 6/20 en plus.

  33. Pour ceux qui se posent encore la question, tapez vous 3x500m en EPS et pour le BAC, vous allez comprendre votre douleur…

  34. J’ai eu la chance d’avoir de bonnes conditions physiques et d’être bon en sport. J’avais un peu de peine pour mes camarades que je voyais faire ce qu’on leur demandait de faire sans soutien, sans explication, sans suivi…

    Ça ne m’étonne pas que l’EPS dégoûte beaucoup de gens donc. Peut-être qu’à la place de faire de l’EPS, il faudrait inscrire les enfants et ados dans des clubs de sport où les bénévoles sont souvent très impliqués. Sauf si le sport doit faire partie de “l’école de la République” ?

  35. Perso j’ai aimé au collège quand on a appris à gérer notre rythme en course à pied, c’était en groupe et en individuel. On a avait le test de Luc léger en individuel, pour déterminer notre niveau puis ensuite on était noté sur notre progrès. On courrait en groupe pendant 2/3 du trimestre puis à la fin on avait des courses individuels. J’étais parmi les moins bons en début de trimestre mais dans les meilleurs en fin de trimestre, j’allais m’entraîner le week-end.

    C’est les sports collectifs que je n’aimais pas, j’étais souvent choisi dans les derniers. Avec l’exception du rugby, j’étais bon pour défendre les gars avait peur de mes plaquages.

    Au lycée ouais par contre ouais, c’est la misère et tout va plus à la performance qu’à la progression. Je m’en suis sorti avec 12 au Bac, c’était encore grâce aux sports individuels.

    Dans ma vingtaine j’ai couru deux marathons. Aujourd’hui je fais du vélo car les impacts en courant me font trop mal, néanmoins j’aurais appris que je n’aime pas les sports collectifs grâce à l’EPS.

    Au moins on en apprend sur nos goûts.

  36. J’ai l’impression d’être le seul nul en sport (toujours dans les 2-3 plus mauvais garçon, en badminton par exemple j’étais avec la meilleure fille dans nos équipes mixtes – et du coup on était la meilleure équipe parce qu’elle était bien meilleure que beaucoup de mecs) à ne pas avoir un mauvais souvenir de l’EPS. De mémoire la régularité (sur la course à pieds) et la progression était bien notée ce qui me permettait d’avoir des notes correctes (notamment en course de 20 ou 30 min je ne sais plus, ou j’étais un vrai métronome – surtout parce que j’adaptais mon rythme dans les derniers mètres du tour par rapport aux annonces de chrono des autres), le sport co choisi était souvent le handball pour qu’il n’y ait pas tous les footeux qui soient favorisés, etc.

  37. Comme beaucoup ont l’air d’avoir été dégouté par l’EPS, et comme c’était mon cas au collège, je vais partager mon expérience au lycée avec un excellent prof de sports. Les 3 ans on a eu droit au trio maléfique Natation/Handball/Athlétisme, sauf en seconde où on avait musculation en plus. Heureusement ça a été beaucoup moins dur que prévu grâce au prof.

    * En natation d’abord il avait partagé la classe en deux, d’un coté ceux qui savaient crawler, de l’autre ceux qui ne savaient pas nager. Les premiers avaient natation, les seconds (moi) avaient sauvetage. Son collègue plus “marche ou crève” prenait la classe de natation, lui prenait en charge la classe de sauvetage. Objectif, plonger, faire deux longueurs dans la nage de son choix, aller chercher un mannequin au fond, et le ramener au bord sur une longueur. Il avait justement choisi ce sport pour permettre à ceux ne sachant pas bien nager de ne pas être trop pénalisés par le chrono. Il conseillait aux moins bons de choisir le dos pour éviter d’avoir à gérer la respiration, et valorisait avant tout dans sa notation la technique de porté du mannequin.
    * En handball c’était un vrai passionné. Il attribuait les équipes lui même et imposait la mise en place d’une tactique avec les 7 rôles bien définis. Il favorisait beaucoup le jeu de position, en récompensant les élèves cherchant à créer des positions gagnantes plutôt que par la pure technique de jeu. Il mettait aussi les élèves les plus faibles en avant en leur donnant la priorité pour l’arbitrage, pour lequel il octroyait des bonus. Au final à part pour le bac où c’était requis par le barème, la position de l’équipe dans un tournoi n’octroyait pas de point, seul comptait le comportement en jeu.
    * En athlétisme il mettait beaucoup en avant la notion de “projet personnel”. Il demandait à chacun de se fixer un objectif réaliste et de le tenir. La performance brute ne comptait que pour 5 points, le fait de se tenir à son projet 5 autres, et le tout était noté sur 3 épreuves au choix, une course, un saut et un lancer.

    Ajoutons à ça le fait qu’il était de nature souriante et aimable, qu’il mettait beaucoup en valeur les progrès des plus faibles et qu’il se montrait intraitable sur les moqueries, et ça faisait de lui un excellent prof de sports. Je lui dois ma note au bac, un honorable 14 pour un élève peu sportif, là où je me trainait à peine la moyenne au collège avec des profs médiocres.

  38. Alors j’ai pas été traumatisé comme certains par l’EPS meme si en effet certains des cours (endurance) me donnaient la boule au ventre.

    Par contre j’ai une anecdote marrante, ce prof d’EPS au Lycée qui était un peu naze et qui aimait pas perdre, alors quand on faisait du foot il se mettait dans l’équipe des lycéens qui pratiquaient le foot, et en face il choisissait une équipe composée des nuls pour toujours gagner 10-0.

    Haha quel tocard.

  39. J’aime bien le sport mais il est clair que ça a dégoûté beaucoup de personnes. Déjà, on ne faisait pas des sports extras et en plus, les notations étaient étranges. Surtout, et je le voyais chez mes enseignants du primaire, le sport était vu comme une distraction et non comme une discipline à part entière comme les maths ou le français alors qu’un corps sain est important pour pouvoir être concentré et éviter d’être en surpoids ou des maladies.

  40. Supprimons déjà les notes de sport qui n’ont pas lieu d’être. Ensuite formons les jeunes à ne pas se moquer entre eux – j’étais pas populaire ni impopulaire mais combien de fois je voyais des gens dans les vestiaires être le souffre douleur et se prendre des coups de serviette une fois le prof en dehors de la pièce.

    Puis les équipes se faisaient clairement comme ça dans les sports d’équipes – les mauvais ensemble et les forts ensembles, tu m’étonnes que ça dégoûte ! Équipe par sexe ou mixte et niveau mélangé voilà on en parle plus.
    Bref il y a plein de truc à modifié pour le sport au milieu scolaire. On pourrait même imagine un système où les cours finissent plus tôt mais avec du sport parmi une liste obligatoire.

    En tout cas je fais clairement parti d’une génération dégoûte du sport a cause de l’école. Je n’étais bon dans aucun sport, pas mauvais partout mais souvent moyen donc avec des notes de merde. Pareil en milieu non scolaire mais du coup mes parents me comparaient toujours aux autres alors que je voulais juste m’amuser. Aujourd’hui j’ai 30 ans je ne fais plus rien et chaque tentative de vouloir reprendre le sport s’est soldé par un échec quelques semaines après. Pourtant je sais que c’est bon pour la santé mais voilà comment enlever ce dégoût qui se colle à moi depuis l’école !

  41. C’est le boulot surtout qui dégoute de faire du sport.

    Quand tu te tape 40H en usine ou sur un chantier ou que tu va récuperer tes gosses aprés le taff, et que tu rentre completement crevé, bizarrement tu n’as pas envie de faire du sport.

    Fin de l’histoire.

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