**Julien Bayou, visé par une plainte de son ex-compagne, démissionne d’EELV et de son groupe à l’Assemblée**
Le 5 mars, Anaïs Leleux avait annoncé porter plainte contre le député de Paris pour « harcèlement moral » et « abus frauduleux de l’état de faiblesse ». Julien Bayou n’avait pas été suspendu par son groupe à l’Assemblée lors d’un vote interne la semaine dernière.
L’ex-dirigeant d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou a démissionné du parti et du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’EELV mardi 2 avril. Il y a un mois, le 5 mars, son ancienne compagne Anaïs Leleux avait annoncé porter plainte contre lui pour « harcèlement moral » et « abus frauduleux de l’état de faiblesse ».
Le député était en retrait depuis, mais n’avait pas été suspendu par son groupe à l’Assemblée la semaine dernière. Cette décision, prise à la suite d’un vote interne, avait été critiquée notamment par la députée Sandrine Rousseau et Les Jeunes Ecologistes, le mouvement de jeunesse du parti. M. Bayou a annoncé qu’il quittait le parti et le groupe par e-mail.
EELV avait annoncé l’ouverture d’une enquête externe par un cabinet spécialiste des violences sexistes et sexuelles. Selon l’entourage de M. Bayou, cette enquête est « la goutte d’eau » de trop, alors qu’il « s’est déjà soumis à une enquête interne » et qu’il va être entendu par la justice. « Il s’était mis en retrait, espérait pouvoir se défendre devant la justice et ensuite pouvoir revenir blanchi. Il comprend qu’il ne sera pas réintégré », a-t-on ajouté.
« Plusieurs nouveaux témoignages »
Du côté de la direction du parti, on met en avant, dans un message interne, la nécessité d’« objectiver les choses et de permettre aux personnes qui n’auraient pas parlé jusqu’à présent » de s’exprimer.
Dès le dépôt de plainte de son ex-compagne et du fait de « diverses informations en [sa] possession », le bureau exécutif d’EELV avait décidé, le 7 mars, de le suspendre à titre conservatoire. Concernant une éventuelle expulsion définitive, le conseil politique régional d’Ile-de-France du parti, dont dépend le député de Paris, devait se prononcer le 27 avril.
La secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier, a assuré à l’AFP que le but de la nouvelle enquête diligentée à l’encontre de M. Bayou « n’[était] pas de l’accabler » mais d’avoir « des faits objectifs ». Elle explique, dans un autre message aux adhérents, avoir « reçu, depuis la suspension de Julien [Bayou], plusieurs nouveaux témoignages de comportements inadaptés ».
Les adhérents, eux, avaient menacé de faire grève pour la campagne des européennes, s’offusquant que les députés écologistes n’aient pas suspendu Julien Bayou lors d’un vote le 27 mars. La majorité qualifiée (60 % des effectifs du groupe parlementaire) nécessaire pour le suspendre officiellement n’avait pas été atteinte.
Ping Quattenens
Terrifiant cette opposition qui a plus d’intégrité que le gouvernement
Je suis vraiment sceptique sur ces élans de moralité. On parle ici d une ex compagne donc on est clairement dans le cadre de la vie conjugale. Ca aurait ete, je sais pas, une collegue, une militante, n importe qui d autre que sa compagne quoi, je serai 100% pour. Mais là ca fait vraiment “une dispute conjugal tue la carrière de quelqu un”. Est ce qu on est vraiment sur que c est ce qu on veut pour notre socièté ?
On est d’accord que le député “démissionnaire” est toujours député ? Il a juste quitté son groupe à l’Assemblée sans autre conséquence que de rejoindre les non-inscrits.
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**Julien Bayou, visé par une plainte de son ex-compagne, démissionne d’EELV et de son groupe à l’Assemblée**
Le 5 mars, Anaïs Leleux avait annoncé porter plainte contre le député de Paris pour « harcèlement moral » et « abus frauduleux de l’état de faiblesse ». Julien Bayou n’avait pas été suspendu par son groupe à l’Assemblée lors d’un vote interne la semaine dernière.
L’ex-dirigeant d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou a démissionné du parti et du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’EELV mardi 2 avril. Il y a un mois, le 5 mars, son ancienne compagne Anaïs Leleux avait annoncé porter plainte contre lui pour « harcèlement moral » et « abus frauduleux de l’état de faiblesse ».
Le député était en retrait depuis, mais n’avait pas été suspendu par son groupe à l’Assemblée la semaine dernière. Cette décision, prise à la suite d’un vote interne, avait été critiquée notamment par la députée Sandrine Rousseau et Les Jeunes Ecologistes, le mouvement de jeunesse du parti. M. Bayou a annoncé qu’il quittait le parti et le groupe par e-mail.
EELV avait annoncé l’ouverture d’une enquête externe par un cabinet spécialiste des violences sexistes et sexuelles. Selon l’entourage de M. Bayou, cette enquête est « la goutte d’eau » de trop, alors qu’il « s’est déjà soumis à une enquête interne » et qu’il va être entendu par la justice. « Il s’était mis en retrait, espérait pouvoir se défendre devant la justice et ensuite pouvoir revenir blanchi. Il comprend qu’il ne sera pas réintégré », a-t-on ajouté.
« Plusieurs nouveaux témoignages »
Du côté de la direction du parti, on met en avant, dans un message interne, la nécessité d’« objectiver les choses et de permettre aux personnes qui n’auraient pas parlé jusqu’à présent » de s’exprimer.
Dès le dépôt de plainte de son ex-compagne et du fait de « diverses informations en [sa] possession », le bureau exécutif d’EELV avait décidé, le 7 mars, de le suspendre à titre conservatoire. Concernant une éventuelle expulsion définitive, le conseil politique régional d’Ile-de-France du parti, dont dépend le député de Paris, devait se prononcer le 27 avril.
La secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier, a assuré à l’AFP que le but de la nouvelle enquête diligentée à l’encontre de M. Bayou « n’[était] pas de l’accabler » mais d’avoir « des faits objectifs ». Elle explique, dans un autre message aux adhérents, avoir « reçu, depuis la suspension de Julien [Bayou], plusieurs nouveaux témoignages de comportements inadaptés ».
Les adhérents, eux, avaient menacé de faire grève pour la campagne des européennes, s’offusquant que les députés écologistes n’aient pas suspendu Julien Bayou lors d’un vote le 27 mars. La majorité qualifiée (60 % des effectifs du groupe parlementaire) nécessaire pour le suspendre officiellement n’avait pas été atteinte.
Ping Quattenens
Terrifiant cette opposition qui a plus d’intégrité que le gouvernement
Je suis vraiment sceptique sur ces élans de moralité. On parle ici d une ex compagne donc on est clairement dans le cadre de la vie conjugale. Ca aurait ete, je sais pas, une collegue, une militante, n importe qui d autre que sa compagne quoi, je serai 100% pour. Mais là ca fait vraiment “une dispute conjugal tue la carrière de quelqu un”. Est ce qu on est vraiment sur que c est ce qu on veut pour notre socièté ?
On est d’accord que le député “démissionnaire” est toujours député ? Il a juste quitté son groupe à l’Assemblée sans autre conséquence que de rejoindre les non-inscrits.