Des néonazis chez Jordan Bardella : qui en parle ?

by Disastrous_Benefit_9

14 comments
  1. Rares sont les médias à avoir parlé des militants aux attributs néonazis et néofascistes repérés au meeting du RN le 6 avril. Plus qu’à banaliser l’extrême droite, cela revient à cacher la vérité sur une formation où les plus extrémistes se sentent chez eux.

    Meeting de Jordan Bardella en vue des élections européennes 2024, à Lécluse (Nord) le 6 avril. (Stephane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
    par Lilian Alemagna et photo Stephane Dubromel
    publié aujourd’hui à 17h55
    «Les gens qui ont une nostalgie radicale ou une idéologie radicale, n’ont pas leur place au sein du RN.» La phrase est de Jordan Bardella, président du Rassemblement national et à nouveau tête de liste de la formation d’extrême droite française pour les élections européennes. Le 23 mai 2023 sur France Info, il le jurait, croix de bois, croix de fer : «Cette mouvance radicale conteste le fonctionnement de la démocratie, de la République, et même de la légitimité de Marine Le Pen et du RN. Ce sont donc des ennemis de notre famille politique.» Ah bon ? Mais alors que faisaient ces militants, repérés par Libération, à Lécluse (Nord), au meeting du même Jordan Bardella samedi 6 avril ?

    Deux d’entre eux, en plein milieu du gymnase où s’est produit le président du RN et drapeaux tricolores en main, portaient chacun un t-shirt orné d’une croix des Templiers dans le dos et bardé de l’expression «Deus Vult», références aux croisades contre les musulmans et récupérées par la mouvance néofasciste française comme par les suprémacistes blancs aux Etats-Unis. Un autre exemple ? Un peu plus loin, Libé a vu un homme vêtu d’un t-shirt noir «Para Bellum». Morceau de la célèbre locution latine Si vis pacem, para bellum («Si tu veux la paix, prépare la guerre»), c’est une marque de vêtement plus que connotée chez les néonazis français : l’une de ses égéries est l’ancien amateur de wakeboard, Paul Bichet, connu désormais pour son goût pour le street fight et sa relation avec l’actrice Béatrice Dalle. Le garçon aimait notamment porter des t-shirts avec le blason de la ville de Paris décoré de… croix gammées.

    Soyons honnêtes avec le RN : la réunion publique de Lécluse n’était pas non plus un meeting de néofascistes et de néonazis. C’est vrai. Dans son article, notre reporter écrit qu’on y voit aussi un jeune avec un t-shirt Marvel, un vieux rocker en perfecto, coupe nuque longue sortie des années 80, des hauts bleus floqués «les jeunes avec Bardella»… Mais à part dans Libération, sur Mediapart et sur le site du Nouvel Obs, vous ne saurez pas que ces néofascistes et néonazis soutiennent le Rassemblement national. Quelle chaîne de télévision a fait un sujet là-dessus ? Quelle radio aura consacré un sujet dimanche ? Combien de responsables du RN seront interrogés cette semaine sur la présence de ces militants ou de ceux, présents aux abords, crânes rasés, bombers prisés par la mouvance néonazie et mollement refoulés par le service d’ordre du RN («Vous êtes trop clichés», leur a-t-on dit) ?

    On nous rétorquera que l’habit ne fait pas forcément le moine. Foutaises. Le Rassemblement national est d’extrême droite et plaît toujours aux adorateurs du IIIe Reich. Ne pas en parler, c’est encore une fois banaliser une formation politique qui, si elle a viré ces néonazis et néofascistes de sa vitrine, charrie dans son arrière-boutique ces militants aux idéologies dangereuses pour la démocratie et à l’opposé des «valeurs de la République» que le RN dit promouvoir. Jordan Bardella et Marine Le Pen peuvent répéter que ces «gens qui ont […] une idéologie radicale, n’ont pas leur place au sein du RN», eux s’y sentent comme chez eux.

  2. Du coup le point de départ de l’article, et le lien du RN avec les néo-nazis tel qu’exposé dedans, c’est que lors d’un meeting du RN, le journaliste de Libération a vu un mec qui portait un T-shirt d’une marque dont l’un des modèles portait aussi parfois des T-shirts avec des croix gammées ?

    Et ensuite l’article s’étonne que les autres médias ne parlent pas du style vestimentaire de 2-3 personnes trouvées dans le public ? S’il fallait un article du Monde à chaque fois qu’un T-shirt Che Guevara était porté à un meeting LFI…

  3. Comme si ils venaient de débarquer. C’est le fondement même de leur parti. Fondé par des anciens Waffen SS et pour une raison qui m’échappe s’auto proclament patriotes.

  4. Le FN n’a fait que changé de nom pour devenir RN, ça reste le même dépotoir.

  5. Oh mon dieu, des neo nazis au sein de RN !? Surprised Pikachu face

  6. Ils en ont plus rien à foutre et ils auraient tord de se priver vu que les bourgeois qui possèdent les médias ont convaincu les français que le fascisme c’était l’extrême gauche.

  7. >Mais à part dans Libération, sur Mediapart et sur le site du Nouvel Obs, vous ne saurez pas que ces néofascistes et néonazis soutiennent le Rassemblement national. Quelle chaîne de télévision a fait un sujet là-dessus ? Quelle radio aura consacré un sujet dimanche ?

    Le Complément d’Enquête sur Bardella à la télé, et Arte probablement aussi vu qu’il y a des docus sur l’extrême droite. Le Monde a fait un paquet d’articles sur la GUD connexion. Blast qui en a également parlé plusieurs fois.

  8. J’sais pas. J’ai l’impression qu’on en parle toutes les semaines ici.

  9. Le Pen et Bardella, c’est pour la galerie. Derrière eux attendent les vrais racistes, ceux qui veulent envoyer la Marine nationale couler les bateaux des migrants et l’Armée de terre tirer sur les survivants et ceux déjà présents de longue date.

  10. Insert ici memes « pretend to be shocked »

    Qui aurait pu prévoir ?

  11. Les néo-nazis c’est ceux qui disent des trucs du genre “l’émancipation passe par le travail” ?

  12. Queuhoua? Des fachos racistes au ~~F~~RN?

    Ah ben ça me coupe les guibolles, tiens!

    Sans déconner, c’est pas déjà comme ça à tous leurs rassemblements? En cherchant un peu, même sans se fatiguer, ils sont jamais bien loin…

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