# « Empêcher les journalistes d’entrer à Gaza sert à fausser l’opinion mondiale »
Pour Haggaï Matar, figure de +972 Magazine et de Local Call, deux médias israélo-palestiniens à l’origine d’une enquête choc sur l’usage de l’intelligence artificielle par l’armée israélienne à Gaza, l’État hébreu a « peur du journalisme ».
> Nous sommes partis d’un constat : il existe un énorme décalage dans la manière dont les médias internationaux couvrent le conflit, et en particulier la guerre. Deux récits profondément biaisés prévalent : celui d’Israël en tant que démocratie libérale, frontière de l’Occident, combattant les terroristes qui l’attaquent, et celui de deux camps – Israéliens et Palestiniens – combattant sur un pied d’égalité.
>
> Ce n’est pas la réalité. De la mer au Jourdain, un seul gouvernement, un seul État, une seule puissance contrôle tout le territoire : Israël. Cela détermine la vie de tous ceux qui vivent ici. Comprendre comment les Palestiniens sont colonisés et opprimés par Israël dans cette réalité d’un seul État est essentiel pour comprendre pourquoi nous assistons à des guerres et à des flambées de violence récurrentes.
Tout est dit.
Merci pour le partage, je rajoute la très bonne vidéo de Rhinocéros (Usul & Lumi) sur le sujet : [https://www.youtube.com/watch?v=12u4Y2ijRi8](https://www.youtube.com/watch?v=12u4Y2ijRi8)
Si on comprend, il faudrait laisser entrer les journalistes à Gaza alors qu’ils peuvent se faire bombarder, y compris par des roquettes palestiniennes râtées.
Soit. Pourquoi pas, les reporters de guerre existent et risquent ça, mais ils ont souvent des fixeurs pour être protégés et partent dans des guerres entre états où les soldats sont identifiés et identifiables et où il y a une code de guerre qui est respecté (ie pas au milieu de terroristes en civil prêt à violer de la femme ou à tuer du mécréant).
On croyait qu’il y en avait déjà cela dit. Le gars qui a reçu le prix de la photo journalistique de l’année était complice des terroristes et on voit sur la photo que le gars qui pose sur le cadavre de Shani Louk (qui a ensuite été paradé nue, sous les crachats de la foule et dont on n’a retrouvé qu’un bout de crâne) lui parle directement et il fait partie des journalistes AP.
D’autres en font partie également, dont certains ont déclaré que s’ils avaient pris de si belles photos, c’est qu’ils étaient prévenus en amont.
Ce gars-là dit travailler avec des journalistes palestiniens au coeur de 2 journaux israéliens qui ne sont pourtant pas favorables à Netanyahu. C’est donc possible.
Ce gars insiste bien sur sa ligne “La désexceptionnalisation du 7 octobre a été vraiment essentielle à la manière dont nous effectuons notre travail.” Ligne qui est incompréhensible d’ailleurs, parce que même s’il y a eu maints pogroms et guerres, jamais à ce niveau de barbarie filmée et retransmise en direct. Si ça n’avait rien d’exceptionnel, pourquoi le monde entier est-il préoccupé par la question aussi intensément aujourd’hui ?
Enfin, on voit bien que lui n’en a rien eu à foutre : pas un exemple de victime israélienne, ni même étrangère (aucune mention des otages français non plus dans cet article de Médiapart). Mais des exemples de connaissances gazaouies, ah oui, ça il y en a.
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# « Empêcher les journalistes d’entrer à Gaza sert à fausser l’opinion mondiale »
Pour Haggaï Matar, figure de +972 Magazine et de Local Call, deux médias israélo-palestiniens à l’origine d’une enquête choc sur l’usage de l’intelligence artificielle par l’armée israélienne à Gaza, l’État hébreu a « peur du journalisme ».
> Nous sommes partis d’un constat : il existe un énorme décalage dans la manière dont les médias internationaux couvrent le conflit, et en particulier la guerre. Deux récits profondément biaisés prévalent : celui d’Israël en tant que démocratie libérale, frontière de l’Occident, combattant les terroristes qui l’attaquent, et celui de deux camps – Israéliens et Palestiniens – combattant sur un pied d’égalité.
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> Ce n’est pas la réalité. De la mer au Jourdain, un seul gouvernement, un seul État, une seule puissance contrôle tout le territoire : Israël. Cela détermine la vie de tous ceux qui vivent ici. Comprendre comment les Palestiniens sont colonisés et opprimés par Israël dans cette réalité d’un seul État est essentiel pour comprendre pourquoi nous assistons à des guerres et à des flambées de violence récurrentes.
Tout est dit.
Merci pour le partage, je rajoute la très bonne vidéo de Rhinocéros (Usul & Lumi) sur le sujet : [https://www.youtube.com/watch?v=12u4Y2ijRi8](https://www.youtube.com/watch?v=12u4Y2ijRi8)
Si on comprend, il faudrait laisser entrer les journalistes à Gaza alors qu’ils peuvent se faire bombarder, y compris par des roquettes palestiniennes râtées.
Soit. Pourquoi pas, les reporters de guerre existent et risquent ça, mais ils ont souvent des fixeurs pour être protégés et partent dans des guerres entre états où les soldats sont identifiés et identifiables et où il y a une code de guerre qui est respecté (ie pas au milieu de terroristes en civil prêt à violer de la femme ou à tuer du mécréant).
On croyait qu’il y en avait déjà cela dit. Le gars qui a reçu le prix de la photo journalistique de l’année était complice des terroristes et on voit sur la photo que le gars qui pose sur le cadavre de Shani Louk (qui a ensuite été paradé nue, sous les crachats de la foule et dont on n’a retrouvé qu’un bout de crâne) lui parle directement et il fait partie des journalistes AP.
D’autres en font partie également, dont certains ont déclaré que s’ils avaient pris de si belles photos, c’est qu’ils étaient prévenus en amont.
Ce gars-là dit travailler avec des journalistes palestiniens au coeur de 2 journaux israéliens qui ne sont pourtant pas favorables à Netanyahu. C’est donc possible.
Ce gars insiste bien sur sa ligne “La désexceptionnalisation du 7 octobre a été vraiment essentielle à la manière dont nous effectuons notre travail.” Ligne qui est incompréhensible d’ailleurs, parce que même s’il y a eu maints pogroms et guerres, jamais à ce niveau de barbarie filmée et retransmise en direct. Si ça n’avait rien d’exceptionnel, pourquoi le monde entier est-il préoccupé par la question aussi intensément aujourd’hui ?
Enfin, on voit bien que lui n’en a rien eu à foutre : pas un exemple de victime israélienne, ni même étrangère (aucune mention des otages français non plus dans cet article de Médiapart). Mais des exemples de connaissances gazaouies, ah oui, ça il y en a.