**En février, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations a annulé le recrutement d’une fonctionnaire contre l’avis de son administration. Ce veto, qui révèle une pratique très personnelle du pouvoir, touche une candidate ayant notamment revendiqué des engagements auprès de Benoît Hamon.**
A l’annonce du résultat, Warda* a d’abord sauté de joie. Avant de rapidement tout mettre en œuvre pour rejoindre le plus vite possible son nouveau poste, comme le lui a demandé l’administration. Cette fonctionnaire de 39 ans a quitté la collectivité où elle officiait en tant que directrice générale des services, a organisé son pot de départ en louant une salle et a rempli un dossier pour la scolarisation de ses deux enfants dans un nouvel établissement.
Bientôt, avant la date symbolique du 8 mars, Warda devait prendre ses fonctions de « directrice régionale déléguée aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes » de la région Centre-Val de Loire. Un travail qu’elle avait décroché après un long processus de recrutement. Avant que tout ne s’arrête brutalement à la mi-février, par un simple message de la préfecture. « On m’a notifié que, finalement, le poste ne m’était plus destiné, se désole la jeune femme. Depuis deux mois, je demande des explications, mais personne ne veut m’en donner. »
Ce silence cache en réalité un embarras. La raison ? L’annulation soudaine du recrutement de la fonctionnaire découle d’un choix politique individuel, celui de la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé en personne, en raison des opinions politiques de la candidate.
Cette fonctionnaire de catégorie A+ (correspondant au grade des « hauts fonctionnaires »), dont le patronyme renvoie à ses origines maghrébines (ses parents sont immigrés algériens), présente la particularité d’avoir milité à gauche au sein du parti Génération·s de l’ancien socialiste Benoît Hamon. Un engagement dont Warda ne s’est jamais cachée, assumant par exemple dans la presse en 2019 son opposition à la « montée des nationalismes », à « l’homophobie » ou encore à « l’islamophobie » ([un mot qui donne des boutons à Aurore Bergé](https://putsch.media/20191113/interviews/aurore-berge-en-france-nous-avons-obtenu-le-droit-de-blasphemer-de-critiquer-et-de-nous-moquer-des-religions/)). Dans le même article, la jeune femme affichait également son soutien au mouvement des « gilets jaunes ». Intolérable pour la ministre d’Emmanuel Macron ?
Sollicitée par Mediapart, Aurore Bergé ne nous a pas répondu sur les raisons précises qui l’ont poussée à bloquer le recrutement. « Comme pour toute nomination à la signature d’un ministre, il est de notre responsabilité de confirmer ou infirmer une nomination », a-t-elle simplement estimé, affirmant « avoir décidé de ne pas valider le mouvement en question » en évoquant des prétendues « concertations avec la préfecture et le SDFE [service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes – ndlr] ».
Relancée pour comprendre les motivations exactes derrière son choix, Aurore Bergé a ensuite critiqué la procédure de sélection menée par l’administration, considérant que « les candidates classées en 2e et 3e positions n’ont pas pu défendre leur candidature, ce qui n’apparaissait pas comme juste ». La ministre a aussi cru bon ajouter que « les postes dans l’administration sont soumis à un strict devoir de neutralité », confirmant en creux le caractère politique de sa décision. Cette « obligation de neutralité » [s’apprécie pourtant](https://www.fonction-publique.gouv.fr/etre-agent-public/mes-droits-et-obligations) dans l’exercice des fonctions des fonctionnaires, et non au regard de leurs engagements passés.
Tout le monde au sein de l’administration – en préfecture comme en administration centrale – avait d’ailleurs validé le recrutement de Warda. Après plusieurs entretiens, dont un rendez-vous le 12 décembre avec la directrice régionale aux droits des femmes ainsi que la secrétaire générale pour les affaires régionales (Sgar), à Orléans (Loiret), la fonctionnaire avait même reçu, le 17 janvier, une confirmation de la cheffe du SDFE, l’organe référent pour le recrutement au sein de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) du ministère.
« Au vu des qualités que vous avez présentées lors de votre entretien, je vous informe de mon souhait de vous recruter sur le poste et de proposer votre nomination à la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes », lui écrivait la responsable. Avant de préciser que la date de son recrutement, « idéalement au 1er mars 2024, sera fixée par la direction des ressources humaines des ministères sociaux et [lui] sera précisée prochainement ».
Le lendemain, depuis Orléans, la directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité faisait à son tour part de sa joie quant à cette annonce : « Toutes mes félicitations ! J’espère que vous pourrez nous rejoindre à la date du 1er mars, ce qui vous permettra de participer aux événements autour du 8 mars et d’être en contact dès votre prise de poste avec nos partenaires. Nous préparons votre arrivée. De beaux dossiers vous attendent ! »
Tandis qu’au même moment, un responsable de la DGCS prenait le relais en adressant à la fonctionnaire une fiche de proposition financière, en prévenant qu’« en acceptant ce poste, [elle sera] réintégrée dans [son] corps d’origine et [perdra] la qualité d’emploi fonctionnel lié à [son] détachement actuel ». Une proposition immédiatement signée par Warda.
**Exclue sans explications**
Une semaine plus tard, le 24 janvier, les échanges se poursuivent avec le même directeur. L’arrêté de recrutement n’a certes pas encore été signé par la ministre mais, rassure-t-il, ce délai de latence est on ne peut plus normal, le remaniement (Aurore Bergé a été nommée le 11 janvier) puis les délais de constitution du cabinet ministériel ayant bloqué jusqu’au traitement de ces affaires courantes. « Le courriel du SDFE [du 17 janvier] vaut recrutement », souligne, depuis Paris, le responsable administratif, en poste depuis près de quinze ans au ministère, où il est spécifiquement chargé de la gestion des ressources humaines.
Au même moment, au niveau régional, la responsable du recrutement de la préfecture s’affaire à finaliser le dossier. « Je vous confirme la prise en compte de votre recrutement sur le poste d’adjointe à la DRDFE pour la région Centre-Val de Loire », écrit-elle le 25 janvier, en demandant à Warda de lui retourner une quinzaine de documents : sa demande de détachement à compter du 1er mars, son RIB, un formulaire de demande de remboursement des frais de transport, etc. La fonctionnaire remplit et signe tout. Avant qu’intervienne le blocage définitif, contraignant l’administration à finalement revenir sur sa décision initiale une dizaine de jours plus tard.
Le 9 février, la Sgar, qui avait pourtant participé au processus et validé le recrutement, doit déclarer la procédure infructueuse. Warda, la multifélicitée pour son embauche, est exclue, par un simple message, sans explications. Et le poste fait l’objet d’un nouvel appel à candidatures, actuellement toujours en cours, qui est publié au Journal officiel du 23 février 2024.
Interrogée par Mediapart, la secrétaire générale pour les affaires régionales n’a pas voulu expliciter les raisons qui lui ont été présentées pour la contraindre à revenir sur sa décision. Tout juste cette ancienne magistrate a-t-elle rappelé, à rebours de l’explication fournie par Aurore Bergé, le principe selon lequel « l’opposition ou le soutien au gouvernement ne constitue pas un critère d’appréciation [dans un recrutement] dès lors que la neutralité d’exercice de la fonction publique est garantie ».
Auprès de Mediapart, la fonctionnaire déchue fait quant à elle part de sa colère, doublée de son incrédulité. « Je suis abasourdie d’apprendre que cette décision proviendrait de la ministre en charge de la lutte contre les discriminations, alors qu’elle est censée protéger les citoyens de ces dérives et que le président Emmanuel Macron a fait de cette lutte un combat politique », réagit-elle.
La fonctionnaire rappelle avoir « été extrêmement déçue et choquée » de voir son recrutement bloqué, alors même que les services de la préfecture avaient insisté auprès d’elle pour qu’elle s’empare rapidement du poste, vacant depuis l’été dernier. « Cette décision appelle à une réponse forte et exemplaire du président de la République », estime encore la jeune femme.
Non, là vraiment j’en tombe de ma chaise..
Je ne sais pas ce qui est le pire : que ce genre de truc arrive encore ou bien que je ne m’en étonne même plus…
s’il y avait des PNJ parmi nous, je parierais sur elle en premier
Elle a dû lire sa fiche de poste un peu vite. Elle pensait sans doute qu’elle était la ministre chargée des discriminations!
Cette parvenue est une Manuel Valls au féminin :
Une intelligence toute relative, un carriérisme décomplexé et une incapacité à accepter les divergences d’opinion.
Bref un beau cocktail au caca en somme.
C’est complètement fou comme situation. Force à Warda. Et merde à Bergé
Militer pour Hamon, quelle dangereuse extrémiste ! 😱
Tout pour la com’, fonctionnement clanique, ça résume bien le comportement de pas mal de ministres sous Macron. Avec une dose de harcèlement moral, pour compléter le tableau.
Et ben…o.o
Edit : merci du partage OP, sincèrement.
Ouf tout va bien. Elle n’a pas été bloquée en raison de son sexe. Le monde evolue dans le bon sens.
Pour ceux qui ont parfois du mal à comprendre le statut de fonctionnaire : c’est pour ça notamment.
Je ne sais pas ce qu’il en est de cette mutation mais de manière générale, le devoir de réserve ne s’applique-t-il pas aux fonctionnaires?
Comment peut-on être militant auprès d’un parti politique tout en étant neutre en tant que fonctionnaire?
Si tu commence à prendre des gens opposés à la montée des nationalismes, à l’homophobie et à l’islamophobie, comment tu peux te recycler pour la N ème fois en tant que fervente défenseure du RN quand celui-ci aura gagner les élections
>**5.** Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
*- Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946*
A ne pas oublier quand elle donnera des leçons sur la république
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**En février, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations a annulé le recrutement d’une fonctionnaire contre l’avis de son administration. Ce veto, qui révèle une pratique très personnelle du pouvoir, touche une candidate ayant notamment revendiqué des engagements auprès de Benoît Hamon.**
A l’annonce du résultat, Warda* a d’abord sauté de joie. Avant de rapidement tout mettre en œuvre pour rejoindre le plus vite possible son nouveau poste, comme le lui a demandé l’administration. Cette fonctionnaire de 39 ans a quitté la collectivité où elle officiait en tant que directrice générale des services, a organisé son pot de départ en louant une salle et a rempli un dossier pour la scolarisation de ses deux enfants dans un nouvel établissement.
Bientôt, avant la date symbolique du 8 mars, Warda devait prendre ses fonctions de « directrice régionale déléguée aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes » de la région Centre-Val de Loire. Un travail qu’elle avait décroché après un long processus de recrutement. Avant que tout ne s’arrête brutalement à la mi-février, par un simple message de la préfecture. « On m’a notifié que, finalement, le poste ne m’était plus destiné, se désole la jeune femme. Depuis deux mois, je demande des explications, mais personne ne veut m’en donner. »
Ce silence cache en réalité un embarras. La raison ? L’annulation soudaine du recrutement de la fonctionnaire découle d’un choix politique individuel, celui de la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé en personne, en raison des opinions politiques de la candidate.
Cette fonctionnaire de catégorie A+ (correspondant au grade des « hauts fonctionnaires »), dont le patronyme renvoie à ses origines maghrébines (ses parents sont immigrés algériens), présente la particularité d’avoir milité à gauche au sein du parti Génération·s de l’ancien socialiste Benoît Hamon. Un engagement dont Warda ne s’est jamais cachée, assumant par exemple dans la presse en 2019 son opposition à la « montée des nationalismes », à « l’homophobie » ou encore à « l’islamophobie » ([un mot qui donne des boutons à Aurore Bergé](https://putsch.media/20191113/interviews/aurore-berge-en-france-nous-avons-obtenu-le-droit-de-blasphemer-de-critiquer-et-de-nous-moquer-des-religions/)). Dans le même article, la jeune femme affichait également son soutien au mouvement des « gilets jaunes ». Intolérable pour la ministre d’Emmanuel Macron ?
Sollicitée par Mediapart, Aurore Bergé ne nous a pas répondu sur les raisons précises qui l’ont poussée à bloquer le recrutement. « Comme pour toute nomination à la signature d’un ministre, il est de notre responsabilité de confirmer ou infirmer une nomination », a-t-elle simplement estimé, affirmant « avoir décidé de ne pas valider le mouvement en question » en évoquant des prétendues « concertations avec la préfecture et le SDFE [service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes – ndlr] ».
Relancée pour comprendre les motivations exactes derrière son choix, Aurore Bergé a ensuite critiqué la procédure de sélection menée par l’administration, considérant que « les candidates classées en 2e et 3e positions n’ont pas pu défendre leur candidature, ce qui n’apparaissait pas comme juste ». La ministre a aussi cru bon ajouter que « les postes dans l’administration sont soumis à un strict devoir de neutralité », confirmant en creux le caractère politique de sa décision. Cette « obligation de neutralité » [s’apprécie pourtant](https://www.fonction-publique.gouv.fr/etre-agent-public/mes-droits-et-obligations) dans l’exercice des fonctions des fonctionnaires, et non au regard de leurs engagements passés.
Tout le monde au sein de l’administration – en préfecture comme en administration centrale – avait d’ailleurs validé le recrutement de Warda. Après plusieurs entretiens, dont un rendez-vous le 12 décembre avec la directrice régionale aux droits des femmes ainsi que la secrétaire générale pour les affaires régionales (Sgar), à Orléans (Loiret), la fonctionnaire avait même reçu, le 17 janvier, une confirmation de la cheffe du SDFE, l’organe référent pour le recrutement au sein de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) du ministère.
« Au vu des qualités que vous avez présentées lors de votre entretien, je vous informe de mon souhait de vous recruter sur le poste et de proposer votre nomination à la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes », lui écrivait la responsable. Avant de préciser que la date de son recrutement, « idéalement au 1er mars 2024, sera fixée par la direction des ressources humaines des ministères sociaux et [lui] sera précisée prochainement ».
Le lendemain, depuis Orléans, la directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité faisait à son tour part de sa joie quant à cette annonce : « Toutes mes félicitations ! J’espère que vous pourrez nous rejoindre à la date du 1er mars, ce qui vous permettra de participer aux événements autour du 8 mars et d’être en contact dès votre prise de poste avec nos partenaires. Nous préparons votre arrivée. De beaux dossiers vous attendent ! »
Tandis qu’au même moment, un responsable de la DGCS prenait le relais en adressant à la fonctionnaire une fiche de proposition financière, en prévenant qu’« en acceptant ce poste, [elle sera] réintégrée dans [son] corps d’origine et [perdra] la qualité d’emploi fonctionnel lié à [son] détachement actuel ». Une proposition immédiatement signée par Warda.
**Exclue sans explications**
Une semaine plus tard, le 24 janvier, les échanges se poursuivent avec le même directeur. L’arrêté de recrutement n’a certes pas encore été signé par la ministre mais, rassure-t-il, ce délai de latence est on ne peut plus normal, le remaniement (Aurore Bergé a été nommée le 11 janvier) puis les délais de constitution du cabinet ministériel ayant bloqué jusqu’au traitement de ces affaires courantes. « Le courriel du SDFE [du 17 janvier] vaut recrutement », souligne, depuis Paris, le responsable administratif, en poste depuis près de quinze ans au ministère, où il est spécifiquement chargé de la gestion des ressources humaines.
Au même moment, au niveau régional, la responsable du recrutement de la préfecture s’affaire à finaliser le dossier. « Je vous confirme la prise en compte de votre recrutement sur le poste d’adjointe à la DRDFE pour la région Centre-Val de Loire », écrit-elle le 25 janvier, en demandant à Warda de lui retourner une quinzaine de documents : sa demande de détachement à compter du 1er mars, son RIB, un formulaire de demande de remboursement des frais de transport, etc. La fonctionnaire remplit et signe tout. Avant qu’intervienne le blocage définitif, contraignant l’administration à finalement revenir sur sa décision initiale une dizaine de jours plus tard.
Le 9 février, la Sgar, qui avait pourtant participé au processus et validé le recrutement, doit déclarer la procédure infructueuse. Warda, la multifélicitée pour son embauche, est exclue, par un simple message, sans explications. Et le poste fait l’objet d’un nouvel appel à candidatures, actuellement toujours en cours, qui est publié au Journal officiel du 23 février 2024.
Interrogée par Mediapart, la secrétaire générale pour les affaires régionales n’a pas voulu expliciter les raisons qui lui ont été présentées pour la contraindre à revenir sur sa décision. Tout juste cette ancienne magistrate a-t-elle rappelé, à rebours de l’explication fournie par Aurore Bergé, le principe selon lequel « l’opposition ou le soutien au gouvernement ne constitue pas un critère d’appréciation [dans un recrutement] dès lors que la neutralité d’exercice de la fonction publique est garantie ».
Auprès de Mediapart, la fonctionnaire déchue fait quant à elle part de sa colère, doublée de son incrédulité. « Je suis abasourdie d’apprendre que cette décision proviendrait de la ministre en charge de la lutte contre les discriminations, alors qu’elle est censée protéger les citoyens de ces dérives et que le président Emmanuel Macron a fait de cette lutte un combat politique », réagit-elle.
La fonctionnaire rappelle avoir « été extrêmement déçue et choquée » de voir son recrutement bloqué, alors même que les services de la préfecture avaient insisté auprès d’elle pour qu’elle s’empare rapidement du poste, vacant depuis l’été dernier. « Cette décision appelle à une réponse forte et exemplaire du président de la République », estime encore la jeune femme.
Non, là vraiment j’en tombe de ma chaise..
Je ne sais pas ce qui est le pire : que ce genre de truc arrive encore ou bien que je ne m’en étonne même plus…
s’il y avait des PNJ parmi nous, je parierais sur elle en premier
Elle a dû lire sa fiche de poste un peu vite. Elle pensait sans doute qu’elle était la ministre chargée des discriminations!
Cette parvenue est une Manuel Valls au féminin :
Une intelligence toute relative, un carriérisme décomplexé et une incapacité à accepter les divergences d’opinion.
Bref un beau cocktail au caca en somme.
C’est complètement fou comme situation. Force à Warda. Et merde à Bergé
Militer pour Hamon, quelle dangereuse extrémiste ! 😱
Tout pour la com’, fonctionnement clanique, ça résume bien le comportement de pas mal de ministres sous Macron. Avec une dose de harcèlement moral, pour compléter le tableau.
Et ben…o.o
Edit : merci du partage OP, sincèrement.
Ouf tout va bien. Elle n’a pas été bloquée en raison de son sexe. Le monde evolue dans le bon sens.
Pour ceux qui ont parfois du mal à comprendre le statut de fonctionnaire : c’est pour ça notamment.
Je ne sais pas ce qu’il en est de cette mutation mais de manière générale, le devoir de réserve ne s’applique-t-il pas aux fonctionnaires?
Comment peut-on être militant auprès d’un parti politique tout en étant neutre en tant que fonctionnaire?
>Un engagement dont Warda ne s’est jamais cachée, assumant par exemple dans la presse en 2019 son opposition à la « montée des nationalismes », à « l’homophobie » ou encore à « l’islamophobie » ([un mot qui donne des boutons à Aurore Bergé](https://putsch.media/20191113/interviews/aurore-berge-en-france-nous-avons-obtenu-le-droit-de-blasphemer-de-critiquer-et-de-nous-moquer-des-religions/)). Dans le même article, la jeune femme affichait également son soutien au mouvement des « gilets jaunes ». Intolérable pour la ministre d’Emmanuel Macron
Si tu commence à prendre des gens opposés à la montée des nationalismes, à l’homophobie et à l’islamophobie, comment tu peux te recycler pour la N ème fois en tant que fervente défenseure du RN quand celui-ci aura gagner les élections
>**5.** Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
*- Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946*
A ne pas oublier quand elle donnera des leçons sur la république