Contre la solidarité avec la Palestine, un maccarthysme à la française

by Cyber_shafter

5 comments
  1. Des préfets aux parquets en passant par les policiers, le gouvernement a donc fait passer la consigne : afficher sa solidarité avec la Palestine est un délit potentiel. Tandis que ne sont aucunement inquiétés les excès des ultras de la cause israélienne, dont le député LR Meyer Habib se fait le bruyant porte-parole, le moindre soupçon d’ambiguïté vis-à-vis des actions du Hamas ou de la légitimité d’Israël sert de prétexte pour faire taire, intimider ou stigmatiser les voix militantes de la cause palestinienne, promptement accusées de terrorisme ou d’antisémitisme. Qu’on en juge. Un syndicaliste CGT a été condamné à un an de prison avec sursispour un simple tract diffusé après les massacres du 7 octobre 2023. Dans une formulation malvenue, qu’il reconnaîtra volontiers à la barre du tribunal, il entendait dénoncer cet engrenage fatal dans lequel la violence coloniale entraîne la violence terroriste. Avant le procès, de nombreuses personnalités syndicales et associativess’étaient inquiétées de cette volonté « d’assimiler toute contestation politique ou sociale à du terrorisme », tandis que la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, alertait sur un « contexte de répression […]inédit depuis l’après-guerre ». En vain, le tribunal de Lille ayant suivi à la lettre les réquisitions de la procureure de la République. Pour avoir pareillement, sur les réseaux sociaux, inscrit l’attaque terroriste du Hamas dans la longue durée du conflit israélo-palestinien, plusieurs activistes, dont la militante antiraciste Sihame Assbague, sont convoqué·es par la police pour des auditions au motif d’une « apologie du terrorisme ». Parmi eux, la juriste franco-palestinienne Rima Hassan qui fait campagne aux élections européennes, en septième position sur la liste de La France insoumise. Sa convocation lui a été notifiée au lendemain de la double interdiction, par le président d’université puis par le préfet de région, du meeting pour la Palestine qu’elle devait tenir à Lille, en compagnie de Jean-Luc Mélenchon. Dénonçant « un climat général tendant à faire taire les voix qui s’élèvent pour appeler à la protection des droits des Palestiniens et condamner les exactions commises par Israël dans la bande de Gaza », son avocat, Me Vincent Brengarth, s’alarme d’un dévoiement de l’infraction d’apologie du terrorisme « au profit d’une criminalisation évidente de la pensée ».

  2. Si les massacre du 07/10 avait été dénoncés à leur hauteur rien de tout cela n’arriverait. A contrario des personnalités, des partis ont tenté de défendre ces exactions et il faut reconnaitre qu’une partie du débat est restée bloqué à ce niveau là.

  3. En lisant les commentaires ici, je constate la même chose juste en regardant les downvotes.

  4. On peut analyser le conflit comme on veut mais ce sera toujours dans le fond les musulmans vs les juifs.
    Le conflit est mediatisé car il y a beaucoup de musulmans en France qui font beaucoup de bruit mais il y aussi un dogme pour les élites qui doivent être pour Israël sous peine d’être censurés. On en arrive donc à un conflit religieux, faussement politique et les français de religion catholique ou athée sont en plein milieu et ne s’en préocupe pas plus que cela.

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