Je comprends pas l’intérêt de partager un article si il est pas accessible, pourquoi pas aller discuter sur les forum de Mediapart ?
Question : corrompus pour corrompus, qui devrait siphonner l’Afrique ?
Nous, ou la Chine ?
Parce qu’on peut jouer les vierges effarouchées toute la journée, mais la vraie question, hélas, elle est là.
C’est la que je vois que la rhétorique de certains capitalistes qui disent que seul le gouvernement peut corrompre est fausse, il y avait pas un article en rapport avec des ports africains si ma mémoire est bonne?
C’est mieux avec l’article :
**Mediapart révèle de nouveaux éléments qui pointent l’implication personnelle de Vincent Bolloré dans l’affaire de corruption présumée de deux chefs d’État pour obtenir la gestion de ports africains. Après l’échec de son plaider-coupable, le milliardaire est présumé innocent en attendant son futur procès.**
C’est une page de la Françafrique qui va se tourner. Le 20 décembre 2021, le groupe de Vincent Bolloré a annoncé la mise en vente de ses activités de logistique en Afrique, qui ont fait sa fortune depuis près de quarante ans. Alors qu’il assure vouloir se retirer du groupe en cette année 2022, celle de ses 70 ans, et passer le pouvoir à ses deux fils, le milliardaire breton a concentré son empire sur les médias (Canal+, CNews, Europe 1, Le Journal du dimanche, Paris Match), l’édition (Editis, Lagardère) et la communication (Havas).
À la suite de ses acquisitions dans les médias, qu’il a mis au pas dans un climat de terreur et de censure, l’homme d’affaires est désormais soupçonné de vouloir peser sur la présidentielle, en mettant ses antennes au service de l’extrême droite, et en particulier du candidat Éric Zemmour. Vincent Bolloré sera auditionné ce mercredi après-midi par la commission d’enquête du Sénat sur la concentration des médias
Le milliardaire breton a une dernière affaire à régler, mais devant la justice, qui l’accuse justement d’avoir joué aux marionnettistes pour faire élire, il y a plus de dix ans, les présidents du Togo et de la Guinée afin d’y développer son empire portuaire.
En février 2021, son groupe a reconnu des faits de corruption et payé une amende de 12 millions d’euros. Vincent Bolloré et deux de ses cadres (son bras droit Gilles Alix et le directeur international de Havas, Jean-Philippe Dorent) ont eux aussi plaidé coupable, mais le tribunal de Paris a refusé, jugeant que la peine négociée avec le parquet national financier (PNF) était trop clémente (lire ici et là).
Vincent Bolloré et ses deux collaborateurs, qui sont de nouveau présumés innocents, devraient donc être jugés publiquement. Contactés via leurs avocats, ils n’ont pas répondu ou ont refusé de répondre.
Mediapart a eu accès à de nombreux documents issus du dossier judiciaire, qui confirment et complètent les premières révélations du Monde sur cette affaire. Nos documents montrent l’implication personnelle de Vincent Bolloré dans le financement des campagnes électorales – ce qu’il a démenti lors de l’instruction.
Ils dévoilent aussi les coulisses du système Bolloré en Afrique, où se mêlent corruption présumée, renvois d’ascenseur, opérations d’influence et soutien sans nuance à des autocrates africains régulièrement accusés de violations des droits humains. Ces pratiques ont fait du milliardaire breton un homme aussi puissant que certains chefs d’État, au point d’inspirer un communiqué du Quai d’Orsay, ou de faciliter la coopération entre les services de renseignement français et guinéens.
**Des campagnes payées sur instruction de « V. Bolloré »**
En cette année 2009, Vincent Bolloré a des soucis au Togo, et en particulier avec le port de Lomé, un actif stratégique, car c’est l’un des seuls ports en eaux profondes de la région. Bolloré veut éjecter de la société de gestion des terminaux son associé Jacques Dupuydauby, qu’il accuse de détournement de fonds. Il veut aussi une extension de la concession.
En mars 2009, le milliardaire breton fait appel à son ami le président Nicolas Sarkozy, à qui il a prêté son yacht deux ans plus tôt au lendemain de son élection. Michel Roussin, ancien ministre de la coopération de Jacques Chirac devenu conseiller de Bolloré, est à la manœuvre.
Le 16 mars 2009, Roussin écrit une note à Bolloré dans laquelle il dit qu’il « a rencontré le président ». « Je lui ai fait part de ton message concernant le Togo. Il m’a réclamé une fiche sur le sujet que je peux lui remettre la semaine prochaine », lors d’un déplacement de Nicolas Sarkozy en Afrique auquel le conseiller de Bolloré est invité. « J’ai bien reçu la note concernant le Togo qui sera remise pendant le voyage », confirme Roussin à Bolloré le 24 mars, veille du déplacement présidentiel.
Trois jours plus tard, le 27 mars, Vincent Bolloré prend personnellement la plume pour écrire au dictateur togolais Faure Gnassingbé, en lui signifiant son « bien amical souvenir ». Il y détaille ses projets pour le port, où son groupe veut notamment construire un troisième quai.
L’agenda de Bolloré mentionne, à la date du 21 avril, un contact avec Faure Gnassingbé. Une semaine plus tard, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Lomé, son associé Jacques Dupuydauby est éjecté du port. Bolloré en récupère la gestion directe. Au cœur de l’été, il écrit de nouveau au président togolais au sujet de son projet pour le port.
Le 15 septembre 2009, Faure Gnassingbé écrit à son tour à son « cher ami » Bolloré, pour le prévenir qu’il a dépêché auprès de lui Charles Gafan. Il s’agit du patron de Bolloré Togo, mais le président de la République le présente comme son « envoyé spécial » : « Il a toute ma confiance et saisira cette opportunité pour vous délivrer un message verbal. »
On ignore le contenu de ce message. Mais le numéro 2 du groupe Bolloré, Gilles Alix, a indiqué aux policiers qu’en cette année 2009, c’est Charles Gafan qui « nous a dit qu’il fallait contribuer aux dépenses de communication » de Faure Gnassingbé pour la campagne de l’élection présidentielle de mars 2010.
La même demande a été adressée par un autre canal à Jean-Philippe Dorent. Ce familier des palais présidentiels africains dirige le département international du puissant groupe de communication Havas, contrôlé par le groupe Bolloré.
Le 16 septembre, au lendemain du courrier de Gnassingbé, c’est le branle-bas de combat chez Havas. Jean-Philippe Dorent écrit au célèbre communicant politique Stéphane Fouks, qui officie dans la filiale Euro RSCG (aujourd’hui Havas Worldwide), un message intitulé « Togo » : « Dès que tu as une clarification de VB, on va voir le PR [président de la République] », lui écrit Dorent.
Le 6 octobre 2009, Dorent et Fouks ont rendez-vous avec Vincent Bolloré au sujet du Togo, selon les agendas et courriels saisis par les enquêteurs. Selon M. Bolloré, il s’agissait seulement de discuter de l’usage de l’avion du groupe pour que les deux cadres de Havas se rendent au Togo.
Une semaine plus tard, à la suite d’un « message de VB », Dorent relance Fouks au sujet d’un « aller-retour journée » au Togo. Ce voyage semble avoir eu lieu le 10 novembre, selon l’agenda de Stéphane Fouks, qui mentionne un rendez-vous avec le « président Togo » et Jean-Philippe Dorent.
Le directeur international de Havas est très sollicité. Le 25 novembre 2009, il écrit de nouveau à Stéphane Fouks, au sujet de la Guinée cette fois : « [J’ai reçu un] coup de fil de Gilles Alix à la demande de VB pour qu’on aide un opposant guinéen. » Il s’agit d’Alpha Condé, qui veut se présenter à l’élection présidentielle de juin 2010.
Jean-Philippe Dorent est « un peu sceptique sur ses chances » de gagner, mais les ordres sont les ordres. « Je lui ai proposé pour l’instant qu’on l’aide pour mieux exister sur le Net et dans la presse », précise-t-il à Stéphane Fouks.
Quand on dit que Fox News et Trump sont le modèle de Bolloré pour la construction du candidat Zemmour, on oublie que Bolloré, via le groupe Havas, a déjà fait gagner des élections en Afrique. Mais le continent africain, dans les news française, on a tendance à s’en foutre un peu.
> Vincent Bolloré et ses deux collaborateurs, qui sont de nouveau présumés innocents
Après un plaider-coupable, c’est à dire une reconnaissance de ces personnes capables de se payer une bonne défense, qu’elles n’ont aucune chance de gagner au tribunal, on re-présume de l’innoncence? Comment ça marche?
Bon après, Bolloré adore attaquer des journalistes en diffamation, j’imagine qu’ils marchent sur des oeufs quand ils relisent ces articles.
Ce mec a un pouvoir d’influence qui est vertigineux.
Faire gagner des élections dans 2 pays africains, connaître les barbouzes de la DGSE qui se plieront à ses vœux, connaître les magistrats qu’il faut pour ne pas être inquiété, posséder le plus gros empire médiatique français, les maisons d’éditions, et enfin toutes ses infrastructures qu’il a en Afrique…
Le fait d’être ami avec Sarkozy président lui a permis de choper des sacrés contacts pour son carnet d’adresses. Sarkozy a mis tellement de barbouzes à des postes clés, que VB a du bien se servir.
Bolloré est entendu au Sénat maintenant ! Dans la commission d’enquête sur la concentration des médias.
Excellente enquête.
Ce qui me sidère, c’est à quel point les présidents sont prêts à brader leurs pays pour 3 fois rien : une campagne de communication pour l’élection + 100k€ = la concession du poumon économique du pays. Une biographie + une planque pour le demi frère = la gestion déléguée d’un autre port.
Cyniquement, c’est absolument imbattable d’un point de vue retour sur investissement. Il faut se représenter les flux qui transitent par le port de Lomé en particulier, c’est gigantesque. Et Bolloré l’obtient pour ce qui représente à son echelle une bouchée de pain et avec des présidents qui se mettent à genoux pour avoir cette bouchée de pain. Quelle honte.
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Je comprends pas l’intérêt de partager un article si il est pas accessible, pourquoi pas aller discuter sur les forum de Mediapart ?
Question : corrompus pour corrompus, qui devrait siphonner l’Afrique ?
Nous, ou la Chine ?
Parce qu’on peut jouer les vierges effarouchées toute la journée, mais la vraie question, hélas, elle est là.
C’est la que je vois que la rhétorique de certains capitalistes qui disent que seul le gouvernement peut corrompre est fausse, il y avait pas un article en rapport avec des ports africains si ma mémoire est bonne?
C’est mieux avec l’article :
**Mediapart révèle de nouveaux éléments qui pointent l’implication personnelle de Vincent Bolloré dans l’affaire de corruption présumée de deux chefs d’État pour obtenir la gestion de ports africains. Après l’échec de son plaider-coupable, le milliardaire est présumé innocent en attendant son futur procès.**
C’est une page de la Françafrique qui va se tourner. Le 20 décembre 2021, le groupe de Vincent Bolloré a annoncé la mise en vente de ses activités de logistique en Afrique, qui ont fait sa fortune depuis près de quarante ans. Alors qu’il assure vouloir se retirer du groupe en cette année 2022, celle de ses 70 ans, et passer le pouvoir à ses deux fils, le milliardaire breton a concentré son empire sur les médias (Canal+, CNews, Europe 1, Le Journal du dimanche, Paris Match), l’édition (Editis, Lagardère) et la communication (Havas).
À la suite de ses acquisitions dans les médias, qu’il a mis au pas dans un climat de terreur et de censure, l’homme d’affaires est désormais soupçonné de vouloir peser sur la présidentielle, en mettant ses antennes au service de l’extrême droite, et en particulier du candidat Éric Zemmour. Vincent Bolloré sera auditionné ce mercredi après-midi par la commission d’enquête du Sénat sur la concentration des médias
Le milliardaire breton a une dernière affaire à régler, mais devant la justice, qui l’accuse justement d’avoir joué aux marionnettistes pour faire élire, il y a plus de dix ans, les présidents du Togo et de la Guinée afin d’y développer son empire portuaire.
En février 2021, son groupe a reconnu des faits de corruption et payé une amende de 12 millions d’euros. Vincent Bolloré et deux de ses cadres (son bras droit Gilles Alix et le directeur international de Havas, Jean-Philippe Dorent) ont eux aussi plaidé coupable, mais le tribunal de Paris a refusé, jugeant que la peine négociée avec le parquet national financier (PNF) était trop clémente (lire ici et là).
Vincent Bolloré et ses deux collaborateurs, qui sont de nouveau présumés innocents, devraient donc être jugés publiquement. Contactés via leurs avocats, ils n’ont pas répondu ou ont refusé de répondre.
Mediapart a eu accès à de nombreux documents issus du dossier judiciaire, qui confirment et complètent les premières révélations du Monde sur cette affaire. Nos documents montrent l’implication personnelle de Vincent Bolloré dans le financement des campagnes électorales – ce qu’il a démenti lors de l’instruction.
Ils dévoilent aussi les coulisses du système Bolloré en Afrique, où se mêlent corruption présumée, renvois d’ascenseur, opérations d’influence et soutien sans nuance à des autocrates africains régulièrement accusés de violations des droits humains. Ces pratiques ont fait du milliardaire breton un homme aussi puissant que certains chefs d’État, au point d’inspirer un communiqué du Quai d’Orsay, ou de faciliter la coopération entre les services de renseignement français et guinéens.
**Des campagnes payées sur instruction de « V. Bolloré »**
En cette année 2009, Vincent Bolloré a des soucis au Togo, et en particulier avec le port de Lomé, un actif stratégique, car c’est l’un des seuls ports en eaux profondes de la région. Bolloré veut éjecter de la société de gestion des terminaux son associé Jacques Dupuydauby, qu’il accuse de détournement de fonds. Il veut aussi une extension de la concession.
En mars 2009, le milliardaire breton fait appel à son ami le président Nicolas Sarkozy, à qui il a prêté son yacht deux ans plus tôt au lendemain de son élection. Michel Roussin, ancien ministre de la coopération de Jacques Chirac devenu conseiller de Bolloré, est à la manœuvre.
Le 16 mars 2009, Roussin écrit une note à Bolloré dans laquelle il dit qu’il « a rencontré le président ». « Je lui ai fait part de ton message concernant le Togo. Il m’a réclamé une fiche sur le sujet que je peux lui remettre la semaine prochaine », lors d’un déplacement de Nicolas Sarkozy en Afrique auquel le conseiller de Bolloré est invité. « J’ai bien reçu la note concernant le Togo qui sera remise pendant le voyage », confirme Roussin à Bolloré le 24 mars, veille du déplacement présidentiel.
Trois jours plus tard, le 27 mars, Vincent Bolloré prend personnellement la plume pour écrire au dictateur togolais Faure Gnassingbé, en lui signifiant son « bien amical souvenir ». Il y détaille ses projets pour le port, où son groupe veut notamment construire un troisième quai.
L’agenda de Bolloré mentionne, à la date du 21 avril, un contact avec Faure Gnassingbé. Une semaine plus tard, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Lomé, son associé Jacques Dupuydauby est éjecté du port. Bolloré en récupère la gestion directe. Au cœur de l’été, il écrit de nouveau au président togolais au sujet de son projet pour le port.
Le 15 septembre 2009, Faure Gnassingbé écrit à son tour à son « cher ami » Bolloré, pour le prévenir qu’il a dépêché auprès de lui Charles Gafan. Il s’agit du patron de Bolloré Togo, mais le président de la République le présente comme son « envoyé spécial » : « Il a toute ma confiance et saisira cette opportunité pour vous délivrer un message verbal. »
On ignore le contenu de ce message. Mais le numéro 2 du groupe Bolloré, Gilles Alix, a indiqué aux policiers qu’en cette année 2009, c’est Charles Gafan qui « nous a dit qu’il fallait contribuer aux dépenses de communication » de Faure Gnassingbé pour la campagne de l’élection présidentielle de mars 2010.
La même demande a été adressée par un autre canal à Jean-Philippe Dorent. Ce familier des palais présidentiels africains dirige le département international du puissant groupe de communication Havas, contrôlé par le groupe Bolloré.
Le 16 septembre, au lendemain du courrier de Gnassingbé, c’est le branle-bas de combat chez Havas. Jean-Philippe Dorent écrit au célèbre communicant politique Stéphane Fouks, qui officie dans la filiale Euro RSCG (aujourd’hui Havas Worldwide), un message intitulé « Togo » : « Dès que tu as une clarification de VB, on va voir le PR [président de la République] », lui écrit Dorent.
Le 6 octobre 2009, Dorent et Fouks ont rendez-vous avec Vincent Bolloré au sujet du Togo, selon les agendas et courriels saisis par les enquêteurs. Selon M. Bolloré, il s’agissait seulement de discuter de l’usage de l’avion du groupe pour que les deux cadres de Havas se rendent au Togo.
Une semaine plus tard, à la suite d’un « message de VB », Dorent relance Fouks au sujet d’un « aller-retour journée » au Togo. Ce voyage semble avoir eu lieu le 10 novembre, selon l’agenda de Stéphane Fouks, qui mentionne un rendez-vous avec le « président Togo » et Jean-Philippe Dorent.
Le directeur international de Havas est très sollicité. Le 25 novembre 2009, il écrit de nouveau à Stéphane Fouks, au sujet de la Guinée cette fois : « [J’ai reçu un] coup de fil de Gilles Alix à la demande de VB pour qu’on aide un opposant guinéen. » Il s’agit d’Alpha Condé, qui veut se présenter à l’élection présidentielle de juin 2010.
Jean-Philippe Dorent est « un peu sceptique sur ses chances » de gagner, mais les ordres sont les ordres. « Je lui ai proposé pour l’instant qu’on l’aide pour mieux exister sur le Net et dans la presse », précise-t-il à Stéphane Fouks.
Quand on dit que Fox News et Trump sont le modèle de Bolloré pour la construction du candidat Zemmour, on oublie que Bolloré, via le groupe Havas, a déjà fait gagner des élections en Afrique. Mais le continent africain, dans les news française, on a tendance à s’en foutre un peu.
> Vincent Bolloré et ses deux collaborateurs, qui sont de nouveau présumés innocents
Après un plaider-coupable, c’est à dire une reconnaissance de ces personnes capables de se payer une bonne défense, qu’elles n’ont aucune chance de gagner au tribunal, on re-présume de l’innoncence? Comment ça marche?
Bon après, Bolloré adore attaquer des journalistes en diffamation, j’imagine qu’ils marchent sur des oeufs quand ils relisent ces articles.
Ce mec a un pouvoir d’influence qui est vertigineux.
Faire gagner des élections dans 2 pays africains, connaître les barbouzes de la DGSE qui se plieront à ses vœux, connaître les magistrats qu’il faut pour ne pas être inquiété, posséder le plus gros empire médiatique français, les maisons d’éditions, et enfin toutes ses infrastructures qu’il a en Afrique…
Le fait d’être ami avec Sarkozy président lui a permis de choper des sacrés contacts pour son carnet d’adresses. Sarkozy a mis tellement de barbouzes à des postes clés, que VB a du bien se servir.
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Bolloré est entendu au Sénat maintenant ! Dans la commission d’enquête sur la concentration des médias.
Excellente enquête.
Ce qui me sidère, c’est à quel point les présidents sont prêts à brader leurs pays pour 3 fois rien : une campagne de communication pour l’élection + 100k€ = la concession du poumon économique du pays. Une biographie + une planque pour le demi frère = la gestion déléguée d’un autre port.
Cyniquement, c’est absolument imbattable d’un point de vue retour sur investissement. Il faut se représenter les flux qui transitent par le port de Lomé en particulier, c’est gigantesque. Et Bolloré l’obtient pour ce qui représente à son echelle une bouchée de pain et avec des présidents qui se mettent à genoux pour avoir cette bouchée de pain. Quelle honte.