Macron 2017 : la preuve que l’affaire a été enterrée

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  1. > Le préfet Cyrille Maillet, nommé par Emmanuel Macron à la tête d’un service du ministère de l’intérieur, a personnellement classé l’enquête concernant des prestations de sécurité suspectes durant la campagne présidentielle, avec des motifs fallacieux et contre l’avis de trois sous-directeurs.

    > C’est la preuve écrite d’un enterrement de première classe. Un préfet nommé par Emmanuel Macron à la tête d’un service de police administrative du ministère de l’intérieur a personnellement classé une enquête concernant des prestations suspectes durant la campagne présidentielle du chef de l’État en 2017, et ce contre l’avis de trois de ses chefs et sous-directeurs qui réclamaient tous des poursuites administratives.

    > Daté du 17 décembre 2020, cet avis de classement, que Mediapart a décidé de publier (voir ci-dessous), confirme les conditions dans lesquelles le préfet Cyrille Maillet, nommé par l’Élysée à la tête du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) en 2018 et reconduit dans ses fonctions à l’été 2021, a décidé d’étouffer une enquête, par définition sensible, conduite par son service sur l’organisation d’une partie de l’équipe de sécurité de campagne d’En Marche!

    > Ouverte en 2019 après le témoignage d’un lanceur d’alerte, cette enquête administrative a mis en lumière les conditions douteuses dans lesquelles ont travaillé des agents de sécurité mobilisés pendant la campagne présidentielle à la demande de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, en plus des services officiels de protection. Sur procès-verbal, plusieurs agents avaient reconnu l’absence de contrats de travail ou évoqué l’existence d’espèces en guise de rémunération.

    > Auprès de Mediapart, Alexandre Benalla s’était dédouané, expliquant que « la question du choix des prestataires et du paiement de ces derniers n’était pas de [son] ressort mais de celui des responsables financiers de la campagne et du mouvement » (lire notre enquête).

    > À l’issue de leurs investigations, les enquêteurs du Cnaps ont recensé dix-neuf manquements administratifs mais aussi plusieurs infractions pénales présumées (du « travail dissimulé », notamment). Dans leur rapport de fin de contrôle, rédigé en 2020, ils concluent à des prestations « vraisemblablement réalisées dans des conditions illégales ». Mais l’affaire, remontée à leur hiérarchie, a connu de nombreux obstacles, comme le prouvent plusieurs documents et témoignages réunis par Mediapart.

    > Côté judiciaire, la direction du Cnaps n’a pas voulu saisir la justice de ces faits. Il a fallu que les enquêteurs locaux décident d’eux-mêmes, en décembre 2019, d’effectuer un signalement au parquet de Grasse (Alpes-Maritimes), département où évoluent les agents concernés. Les éléments ont depuis été joints à une procédure déjà en cours sur d’autres faits concernant l’un des agents au cœur du dossier, Fortunato Basile, figure locale du monde de la sécurité privée et proche d’Alexandre Benalla. Mais le principal intéressé n’a toujours pas été entendu, de son propre aveu.

  2. J’arrive avant la guerre, fait rare pour être signalé, on mise sur quel genre de discussion parmis les pro-ci et les pro-ça ?
    A chaque fois qu’un post de ce genre est posté c’est une tempête Katrina sur le thread.

  3. Comment ça se passe, la moralisation de la vie publique ? C’est reporté au second mandat, finalement ? Ah, bon ben y’a plus qu’à faire confiance, alors.

  4. Bah tiens, en voilà une théorie qui explique le soutien continu à Benalla de la part de Macron, qui me plait vachement plus que cette histoire de romance secrète gay. Qu’ils soient mouillés ensemble sur des affaires de sous-facturation/payement au black/financement obscur de la campagne.

  5. Bah, ça me désole.

    Voilà j’ai pas d’autres mots. Les responsables politiques me désolent et ils s’étonnent que les gens aillent de moins en moins voter.

  6. J’espérais une possible fillonnite pré-élection mais je ne crois pas que ce soit suffisamment important pour la plupart des électeurs…

  7. La 5eme République est tellement vérolée, ce n’est même plus scandaleux tellement c’est courant. LREM malgré les beaux discours ne renouvelle en rien la classe politique (mais ça, à part les plus naïfs, on le savait déjà), on est toujours dirigé par des magouilleurs.

    Parfois, sur ce genre de sujet, j’envie les pays nordiques. Macron, toute sa clique et probablement 75% des politiciens seraient immédiatement mis au ban pour le quart de ce qu’ils font ici…

  8. Faudrait commencer à accepter que notre système de démocratie occidentale capitaliste est en train d’agoniser.

    C’est compliqué à accepter mais au final il y a eu des milliers de civilisation dans l’histoire humaine, on est probablement arrivé au bout de celle ci.

  9. C’est dommage, mais pas vraiment surprenant venant de la part d’experts des entourloupes….

  10. Ceux qui sont en situation de pouvoir semblent systématiquement chercher à arnaquer ceux en dessous.

    Sérieusement, je suis désabusé.

    On peut dire ce qu’on veut de Mediapart, mais sans eux y’a plein de trucs qui seraient restés bien planqués.

  11. En résumé : on reproche à Macron et son équipe de campagne d’avoir fait travailler des agents de sécurité, mais sans contrat de travail et payés au black.

    On leur reproche aussi d’avoir étouffé l’affaire, en particulier en nommant le préfet Cyrille Maillet à la tête d’un service du ministère de l’intérieur.

    Ai-je bien résumé la situation ?

    Si oui, une question me vient en tête : de quels montants parle-t-on ? Si on parle de plusieurs centaines de milliers d’euros payés au black, je peux comprendre qu’on gueule. Mais si c’est quelques milliers d’euros, ça me paraît tout de suite beaucoup moins significatif.

    Peut-être aussi que je ne saisis pas bien la gravité des faits ?

  12. J’attends encore de voire des hordes de policiers perquisitionner tous les bureaux de la République en Marche ainsi que les appartements de tous les cadres du parti, comme ils l’ont fait pour la France Insoumise alors qu’ils n’avaient rien à leur reprocher et qu’ils n’ont rien pu trouver parmi toutes les données qu’ils ont saisis. Malheureusement il semble que la Justice ne s’intéresse qu’aux opposants politiques. À croire que la personne de Macron est véritablement sacrée, qu’au final c’est LUI la République.

  13. Des prestations de sécurité suspectes, allons bon.

    C’était quoi le domaine de Benalla, déjà ? Vous savez, le mec que LREM a protégé à tout prix là… Qu’ils viennent me chercher, c’est ça ?

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