Paris: une “dame pipi” de la gare Montparnasse virée pour avoir gardé un euro de pourboire

by zoxume

9 comments
  1. Mais euh attends d’où le pourboire va dans la caisse de l’entreprise ? Et c’est pas illégal ça ? Si je donne à Mme X et que c’est son employeur qui récupère l’argent, c’est pas quelque part du vol de mon argent ? Ça me paraît *a minima* très trompeur si ce n’est pas indiqué *très clairement* aux usagers du lieu.

  2. On devrait obliger le manager qui a pris cette décision à faire le travail de cette dame pendant 1 an, et à Gare du Nord pour la peine.

  3. >2theloo

    J’ai loupé un truc, cette entreprise ne devait pas dégager depuis plusieurs années après avoir fait du lobbying pour lutter contre la mise en place de toilette gratuite dans le gare/aéroport ?

    Bordel mais c’est les potes à qui au gouvernement pour rester accroché comme ça ?

    edit :
    [Apparemment](https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/300423/toilettes-un-euro-dans-les-gares-les-methodes-cradingues-de-l-entreprise-2theloo) ils ont un contrat de droit privé qui passe au dessus des lois :
    > La gratuité des toilettes en gare pour les voyageurs munis d’un billet avait été annoncée pour 2022. Mais la SNCF a dû y renoncer : « Le contrat qui nous lie à 2theloo [reposant sur] le principe de la rémunération sur les entrées, nous ne pourrons faire évoluer le modèle qu’à la fin de ce contrat », indique l’entreprise. Il faudra donc attendre la fin 2026.

    L’article est bourré de fraude au code du travail et “d’optimisation” fiscale rigolote, apparemment :

    > En s’installant dans les gares françaises, l’entreprise a ainsi refusé de reprendre les salariées du prestataire précédent, Spacio Confort, comme l’impose pourtant la convention collective du nettoyage. Convention que le nouveau locataire des lieux refuse d’appliquer, arguant que son « concept innovant et unique de boutique-toilettes » le rapprocherait d’une activité de commerce.

    > La convention du nettoyage oblige justement « à majorer les heures de nuit », ce que ne voulait pas faire au départ l’entreprise, souligne Richard Bloch, défenseur syndical CGT dans le XXe arrondissement de Paris, qui accompagne les salariées de 2theloo.

    […]

    > 2theloo s’est également distinguée par l’utilisation de la vidéosurveillance pour contrôler ses salariées, ce que la loi proscrit. Elle a ainsi licencié une salariée en novembre 2016, l’accusant de s’être assise par terre pour consulter son téléphone, sur la foi d’images de vidéosurveillance.

    > Or, comme l’ont constaté les juges de la cour d’appel de Paris en septembre 2021, les caméras n’avaient pas été déclarées à la préfecture de police, et les images étaient conservées en toute illégalité.

    […]

    > Les comptes publiés par 2theloo montrent aussi que la filiale dédiée aux gares fait remonter chaque année 1,2 million d’euros à sa société mère française (elle-même détenue par une holding domiciliée aux Pays-Bas)

    […]

    > 2theloo se distingue également par un usage peu académique du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), avantage fiscal attribué sans contrepartie aux entreprises à partir de 2013, pour les inciter à embaucher, et transformé en 2019 en allègement de cotisations. Dans le bilan de ses exercices 2017 et 2018, 2theloo écrit en toute décontraction que les sommes perçues (193 000 euros et 170 000 euros) ont « été transférée[s] à la société tête du groupe », et non conservées pour absorber une partie des pertes.

  4. C’est parfaitement normal.

    Non pas que le fait d’être jeté comme une merde pour avoir reçu 1 euro de la part d’un client est normal.

    En revanche, cette hyper-régulation de tout, cette judiciarisation de la vie et ce respect panurgique du règlement: c’est précisément ce vers quoi tend toute notre société.

    C’est donc le *résultat normal* d’une certaine vision sociale et politique, qui domine nos sociétés depuis quelques années.

  5. Jamais le disque de pisse n’a autant été pertinent pour exprimer son mécontentement.

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