Secousses en vue dans l’audiovisuel public : les coulisses de la bataille pour créer une «BBC à la française»

by irwigo

7 comments
  1. Si quelqu’un parvient à contourner le paywall, l’article donne une bonne idée de ce que prépare Rachida Dati avec la patronne de Radio France, Sibyle Veil (qui a fait l’ENA avec Macron et rejoint l’équipe Sarkozy en 2007).

  2. Et cette BBC à la française, elle aura un prépuce ou pas?

  3. RÉCIT – La ministre de la Culture, Rachida Dati, s’active pour réaliser la grande réforme voulue par Emmanuel Macron : rapprocher France Télévisions, Radio France, l’INA et France Médias Monde. Elle a fait de ce dossier très sensible une de ses priorités.

    Personne ne pourra lui reprocher d’avoir pris tout le monde de court. Lorsqu’il était encore un jeune candidat en campagne pour accéder à la présidence de la République, Emmanuel Macron avait, dès 2017, évoqué dans son programme l’idée de « faire évoluer l’organisation, le fonctionnement et la gouvernance des médias de service public », appelés à « accélérer la transformation numérique ». Deux ministres de la Culture s’étaient même attelés à ce vaste chantier. Françoise Nyssen d’abord. Puis surtout Franck Riester, dont le projet de loi, où figurait la création d’un holding chapeautant France Télévisions, Radio France, l’INA et France Médias Monde, fut torpillé par la crise sanitaire.

    Cette fois pourrait être la bonne. Rachida Dati, la nouvelle ministre de la Culture, a mis le dossier à l’ordre de ses priorités, bien déterminée à « rassembler les forces » en vue de créer un « pôle puissant » de l’audiovisuel public. La nouvelle locataire de la rue de Valois, une femme pressée, a trouvé un habile raccourci pour tenter de faire aboutir cette grande réforme, axée sur la création d’une « BBC à la française ». Un scénario poussé activement par le Sénat depuis… une décennie. En 2015, un rapport de la Chambre haute pointait déjà un modèle de l’audiovisuel public « à bout de souffle »… Et, en juin dernier, le Sénat validait la proposition de loi (PPL) portée par le président de la commission culture, le centriste Laurent Lafon, préconisant la mise en place d’un holding. Rachida Dati compte s’appuyer sur ce texte pour gagner du temps.

    Une réforme bouclée d’ici la fin de l’année ?

    Les grandes manœuvres sont sur le point de commencer. Mardi prochain, la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale désignera un rapporteur sur cette proposition de loi de réforme de l’audiovisuel public adoptée par le Sénat. Ils seront plus probablement deux. Pour la majorité, les noms des députés Céline Calvez, Quentin Bataillon et Fabienne Colboc circulent notamment. Et Jean-Jacques Gaultier, côté LR, est également pressenti. Avec Quentin Bataillon, l’élu est à l’origine d’une mission d’information sur l’avenir de l’audiovisuel public présentée l’an dernier, qui préconise, comme le Sénat, la création d’un holding. « Le procédé est assez rare, remarque un bon connaisseur de l’audiovisuel et des arcanes politiques. Rachida Dati veut sans doute embarquer le groupe LR, ce qui est assez malin pour tenter de dégager une majorité sur le texte. » Le ou les rapporteurs entameront prochainement des auditions. Le texte sera débattu en séance publique les 23 et 24 mai prochains à l’Assemblée nationale. La ministre espère boucler cette réforme d’ici à la fin de l’année, afin qu’elle soit opérationnelle dès le 1er janvier.

    Difficile de savoir quelle physionomie aura le texte présenté. Les arbitrages n’ont pas encore été rendus. Le flou demeure donc sur le scénario final. La création, dans un premier temps, d’un holding au 1er janvier 2025, avant la mise en place d’une fusion un an plus tard, tient la corde. Rachida Dati a évoqué cette option devant des parlementaires. Et, selon plusieurs acteurs proches du dossier, Emmanuel Macron a lui-même acté le fait qu’il fallait inscrire cette fusion dès à présent dans la loi. « Le gouvernement veut sans doute cranter l’idée d’un “one way ticket”. L’objectif étant de rendre le processus de fusion irréversible », analyse un expert de l’industrie.

  4. J’ai l’impression qu’a chaque fois qu’on essaye de reproduite un truc qui marche à l’étranger mais ” à la française “, cela donne un machin foireux. J’ai un a-priori ?

  5. Ils vont faire une série qui s’appellera “Docteur Qui ?”

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