TEMOIGNAGES. Des étudiants handicapés racontent les discriminations à l’université : “Je passe plus de temps à me battre pour mes droits”

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  1. On retrouve la problématique très classique dans la scolarisation des élèves handicapés lorsqu’il y a un diplôme au bout : si adaptation des épreuves ou des conditions il y a, le diplôme obtenu a-t-il la même valeur ? La réponse est bien évidemment non. Les études ce n’est pas uniquement des connaissances mais également des capacités comme le travail en groupe ou la charge de travail supportée.

    C’est très compliqué car il faudrait par exemple créer un diplôme avec mention “adapté” pour que les personnes handicapées puissent avoir une reconnaissance de leurs compétences tout en avertissant l’employeur qu’il y a des adaptations nécessaires pour arriver à la même productivité qu’un valide.

    Les personnes handicapées qui peuvent suivre le rythme des cours avec de petites adaptations du style accessibilité des locaux ou textes imprimés plus gros auront le même diplôme que les valides. Par contre ceux qui ont besoin d’une aide extérieure ou de plus de temps auront la mention “adapté”.

  2. Je pense que c’est une conversation intéressante. L’histoire des ascenseurs qui ne marchent pas, ou d’avoir cours dans une salle non accessible par ascenseur, c’est vraiment isolant et on doit se sentir impuissant.

    Par contre je pense que nos universités sont limitées dans ce qu’elles peuvent faire. Beaucoup d’étudiants pour par forcément beaucoup de professeurs, installations vétustes … Se plaindre par exemple que les places adaptées aux fauteuils roulants dans l’amphi soient limitées à une seule rangée, je trouve que c’est un peu dur.

    La question est intéressante cependant. Dans quelle mesure est-ce la responsabilité de l’université publique de s’adapter aux besoins de chaque élève, et surtout, en a-t-elle les moyens ? Dans les deux cas ci-dessous, même si je conçois que ce n’est pas la faute de l’élève, les aménagements nécessaires me semblent très conséquents. Que faire dans le cas d’Eden ? Lui donner la moitié des matières par semestre, et donc doubler ses années d’études ? Pour Helios, qui désigne l’étudiant qui prendra les notes, et qui se charge de vérifier que ça a bien été fait ?

    > Les étudiants interrogés par franceinfo doivent également négocier en permanence l’organisation de leur scolarité. “J’ai besoin d’un preneur de notes, que quelqu’un puisse assister aux cours et me les transmettre ensuite car je suis très souvent épuisé”, reprend Helios. En général, les universités demandent à d’autres élèves d’exercer cette fonction, mais la mise en place n’est pas toujours faite dans les temps, quand elle ne se révèle pas impossible. “Il faudrait me trouver quelqu’un de disponible dans la promotion pour chaque cours magistral et chaque travail dirigé.”

    > Les emplois du temps et la charge de travail sont également inadaptés, selon ces étudiants. “Mes professeurs me demandent de lire 3 à 4 livres par matière, mais quand on fatigue très vite comme moi, il est compliqué d’accumuler autant de savoir en si peu de temps”, déplore Eden, étudiant de 25 ans en histoire de l’art.

    Dernier point hors-sujet, leur hashtag est absolument hideux.

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