Souveraineté numérique : « on a tout d’un pays colonisé »

12 comments
  1. J’ai travaillé avec la magnifique start up qui a inventé le ticket numérique (un ticket pour usager précaire pour suivre des cours sur le numérique). Un programme de plus de 20 millions d’euros. 3 ans de test sur Bordeaux, lors de la dernière année, l’association la plus développée dans l’aide numérique (Emmaüs Connect) avec pas loin de 1000 usagers aidés entre 2018 et 2019, n’aura vu passé qu’une personne avec ces tickets. Et le programme a finalement était déployé partout en France. Je travail actuellement dans le programme “petite ville de demain” sur l’usage numérique et clairement la France se fait baiser de partout mais elle y va avec joie. Ceux qui sont capable de faire qql chose n’ont pas assez de moyens car ils sont occupés à gérer leurs affaires, ceux qui foutent rien sont dispo et promettent monts et merveilles donc évidemment, où vont les financements ? Dans la poche de ceux qui promettent pouvoir faire des trucs mais qui ne savent pas faire.. Rien n’est basé sur le résultat ou la méthodologie/les études (car il y en a tellement). Le numérique en France est encore vu avec une vision arriéré, aussi bien sur son potentiel que sur ses limites. C’est affligeant..

  2. Enfin tous ca c est avant tout car aucune startup française n’as reussi comme un gafam. On est juste mauvais comparer au ricains pour prendre le controle d’un marché sue ce soit moteurs de recherches, pub ou réseaux sociaux.

  3. C’est pas spécifique à la France ça, il y a peu de pays indépendants numériquement.

    Le nerf de la guerre c’est les capitaux, tant qu’on sera pas capables d’aligner des investissements massifs comme les américains ou les chinois, ça pourra pas marcher. On a pas la taille critique.

    Quand à la fameuse réponse européenne, c’est une chimère tant qu’on arrête pas de se tirer dans les pattes à la première occasion.

  4. Le principe de la souveraineté numérique est intéressant, il doit d’abord s’appuyer sur une vision. Or pas de vision européenne du numérique.

    L’Europe ou la France a-t-elle l’ambition de créer un fournisseur de services comparable à Google ou Microsoft comme cela a été fait pour le train à grande vitesse ou le Concorde ?
    De financer massivement un OS basé sur une distribution Linux en vue de l’installer partout dans ses administrations et ministères ?
    De créer ou soutenir une entreprise déployant des infrastructures comme AWS ?

    Si le numérique en France consiste à soupoudrer des subventions à 3 start-ups qui se courent après alors la souveraineté numérique restera du blabla. Et nous resterons soumis aux Américains et au chinois.

    Solutions idéales : filer 10 milliards a OVH et Gandi pour assurer l’hébergement total des données françaises, financer le fork d’une distribution Linux à hauteur de 5-6 milliards, et soutenir outrageusement STMicroelectronics pour la production de supraconducteurs.

    J’imagine que les autorités européennes désapprouveront ce type d’actions financières qui iraient contre une « bonne et saine » concurrence qui nous empêche de développer quoi que ce soit d’intraeuropeen.

  5. Non mais on prévoit un cloud souverain entre Thalès et Google 🤡🤡🤡

    L’avalanche de coke qui a du précéder cette annonce cependant.

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