J’ai hâte de voir l’adaptation avec François Cluzet et Omar Sy !
L’effroyable fin d’Olivier, tué par son « ange gardien »
Le SDF qui servait d’auxiliaire de vie à ce quinquagénaire handicapé aurait caché son cadavre sous son lit pendant près de deux mois, avant de se dénoncer de lui-même
Denis Courtine
Cela commence comme le film « Intouchables » avec Omar Sy et François Cluzet. Un jeune en galère qui s’occupe d’un quinquagénaire tétraplégique. L’homme en fauteuil roulant, très irritable, renvoie toutes ses aides à la personne. Mais avec ce trentenaire un peu paumé, étonnamment, ça se passe bien. Il lui roule ses joints, le porte jusqu’à son lit et envoie même balader son « employeur » quand il lui parle mal. Sauf que là, l’histoire finit comme un film d’horreur. « L’auxiliaire de vie » étrangle son « patron », le frappe et le tue. Pendant quasiment deux mois, il garde le cadavre sous le lit.
Un SDF de 34 ans connu dans le secteur de Bastille
Quand l’odeur devient insupportable, il le découpe avec une scie, transporte les morceaux dans une valise et la dépose samedi soir au pied du pont d’Austerlitz à Paris (XII e) avant d’y mettre le feu puis se dénoncer à la police le lendemain matin. C’est ce scénario sordide qui, selon nos informations, vient d’être confessé par Marc L. surnommé Moussa, aux policiers du commissariat de La Défense (Hauts-de-Seine), où il s’est rendu, et à leurs collègues de la brigade criminelle chargés de l’enquête. Ce SDF de 34 ans, connu près de la place de la Bastille, devait être déféré lundi soir devant un magistrat pour le meurtre, fin mars, d’Olivier, 56 ans, dans l’appartement de ce dernier quai Henri-IV à Paris (IV e).
Depuis plusieurs semaines, la situation devenait critique pour Moussa et sa compagne, restés chez le quinquagénaire avec son cadavre. « L’odeur était insupportable, grimace une des voisines. Fin avril, c’était terrible, mais j’étais persuadée que c’était un animal mort. » « Oui une souris dans l’ascenseur », confirme une autre habitante de cet immeuble jouxtant une caserne de la garde républicaine. « Le gardien a pris un café chez le jeune il y a deux semaines. Ça veut dire que le cadavre devait être à quelques mètres de lui ? », réalise-t-elle. Une autre locataire a une illumination. « Mais la scie, samedi ? Ce n’était pas du bricolage ? »
À cette heure-là, Moussa découpe en effet sa victime dans la salle de bains. Sa compagne est apparemment absente. L’ex-militaire, d’après un de ses copains, place les morceaux du corps dans une valise qu’il traîne jusqu’au pont d’Austerlitz, à environ 150 m de l’appartement. Il est 22 heures environ. Persuadé que son interpellation n’est qu’une question de temps, il décide le soir même de se rendre et retourne à l’endroit où il a posé la valise. Mais un cordon de sécurité a été établi. Selon nos informations, le SDF se serait adressé à un policier bloquant l’accès qui lui aurait dit de sortir du périmètre. L’homme se rend finalement à la police le lendemain matin. « Il était complètement ivre. Il a dit qu’il avait bu une bouteille de rhum », se souvient un témoin.
Pourquoi Moussa a-t-il tué son « employeur » ? Depuis des années, l’état de santé d’Olivier, atteint d’une sclérose en plaques, se dégradait. « C’est un type qui a fait des conneries dans sa jeunesse, assure un de ses copains. Mais c’était un bon gars, pas méchant. Avec la maladie qui progressait, il était devenu de plus en plus irritable. Il y a environ un an, il a quitté son appartement dans le X e. Il ne pouvait plus l’habiter en fauteuil roulant. »
« C’était assez dur »
Boulevard Henri-IV, cela se passe beaucoup mieux. « Il avait une petite vie pépère, résume le patron du bistrot où Olivier avait ses habitudes. Il venait le matin boire un café, l’après-midi il s’installait en terrasse. Il ne buvait pas d’alcool mais fumait pas mal. Il était grincheux mais dans le fond, c’était un chic type. »
Avec ses auxiliaires de vie en revanche, c’était très tendu. « Il les engueulait copieusement, soupire un voisin. C’était assez dur. On sentait que sa maladie lui pesait énormément. » « Le soir, il sortait du côté de Bastille, glisse un habitant. Il rentrait tard et appelait les pompiers pour qu’ils le mettent au lit. » Dans ce quartier, il achetait aussi un peu de cannabis pour lui. C’est dans ce cadre qu’il rencontre Moussa. Un jour, Olivier lui demande de venir l’aider à la maison. Le SDF s’occupe de lui, allant même jusqu’à le changer. Un auxiliaire de vie non déclaré, pas forcément payé non plus. Le jeune homme finit par s’installer avec sa compagne chez le quinquagénaire. « C’était à l’automne dernier », situe un copain de la victime. Une installation forcée ? Le meurtrier présumé assure à ses potes que c’est à la demande de son « employeur ». « Moi en tout cas, j’ai dit à Olivier qu’il faisait une connerie en invitant ce couple, fulmine le patron du café. C’est des SDF, il ne les connaissait même pas. Les fumiers ! Les fumiers ! »
Toujours est-il que la situation se dégrade peu de temps après l’emménagement. « Il engueulait copieusement la compagne de Moussa qui est sourde », croit savoir un compagnon de galère du SDF. Lors d’une énième dispute, selon nos informations, l’ange gardien aurait « craqué » pour une futilité.
LP/Denis Courtine.
“sauf que la l’histoire devient comme un film d’horreur”
…
*S’abonner pour voir la suire*
Je sais que cest involontaire mais ca fait pub macabre sauvage haha on est ou la
Beau choix du titre…
Triste histoire. C’est dure de s’occuper d’une personne en fin de vie surtout avec une telle maladie. Les gens peuvent finir extremement aigris et agressifs. C’est comprehensible. La vie est injuste pour beaucoup.
Est ce que un média a tenté : ” Olivier avait tenu des propos racistes” ?
> il décide le soir même de se rendre et retourne à l’endroit où il a posé la valise. Mais un cordon de sécurité a été établi. Selon nos informations, le SDF se serait adressé à un policier bloquant l’accès qui lui aurait dit de sortir du périmètre
Ce type peut reconstituer la troupe du Splendid a lui tout seul.
Ça a changé Intouchables
Ouvrir Reddit pour se detendre … fermer Reddit pour limiter les cauchemars .
Il s’appelle Marc ou Moussa le gars? De plus il a 34 ans, ça n’est pas un “jeune”
12 comments
2 sources nationales supplementaires:
– https://www.ladepeche.fr/2024/05/14/corps-demembre-dans-une-valise-cest-des-sdf-il-les-connaissait-meme-pas-qui-etait-olivier-la-victime-etranglee-par-son-auxiliaire-de-vie-11949616.php
– https://www.linternaute.com/actualite/faits-divers/5248895-olivier-decoupe-en-morceaux-l-histoire-d-intouchables-bascule-dans-l-horreur/
J’ai hâte de voir l’adaptation avec François Cluzet et Omar Sy !
L’effroyable fin d’Olivier, tué par son « ange gardien »
Le SDF qui servait d’auxiliaire de vie à ce quinquagénaire handicapé aurait caché son cadavre sous son lit pendant près de deux mois, avant de se dénoncer de lui-même
Denis Courtine
Cela commence comme le film « Intouchables » avec Omar Sy et François Cluzet. Un jeune en galère qui s’occupe d’un quinquagénaire tétraplégique. L’homme en fauteuil roulant, très irritable, renvoie toutes ses aides à la personne. Mais avec ce trentenaire un peu paumé, étonnamment, ça se passe bien. Il lui roule ses joints, le porte jusqu’à son lit et envoie même balader son « employeur » quand il lui parle mal. Sauf que là, l’histoire finit comme un film d’horreur. « L’auxiliaire de vie » étrangle son « patron », le frappe et le tue. Pendant quasiment deux mois, il garde le cadavre sous le lit.
Un SDF de 34 ans connu dans le secteur de Bastille
Quand l’odeur devient insupportable, il le découpe avec une scie, transporte les morceaux dans une valise et la dépose samedi soir au pied du pont d’Austerlitz à Paris (XII e) avant d’y mettre le feu puis se dénoncer à la police le lendemain matin. C’est ce scénario sordide qui, selon nos informations, vient d’être confessé par Marc L. surnommé Moussa, aux policiers du commissariat de La Défense (Hauts-de-Seine), où il s’est rendu, et à leurs collègues de la brigade criminelle chargés de l’enquête. Ce SDF de 34 ans, connu près de la place de la Bastille, devait être déféré lundi soir devant un magistrat pour le meurtre, fin mars, d’Olivier, 56 ans, dans l’appartement de ce dernier quai Henri-IV à Paris (IV e).
Depuis plusieurs semaines, la situation devenait critique pour Moussa et sa compagne, restés chez le quinquagénaire avec son cadavre. « L’odeur était insupportable, grimace une des voisines. Fin avril, c’était terrible, mais j’étais persuadée que c’était un animal mort. » « Oui une souris dans l’ascenseur », confirme une autre habitante de cet immeuble jouxtant une caserne de la garde républicaine. « Le gardien a pris un café chez le jeune il y a deux semaines. Ça veut dire que le cadavre devait être à quelques mètres de lui ? », réalise-t-elle. Une autre locataire a une illumination. « Mais la scie, samedi ? Ce n’était pas du bricolage ? »
À cette heure-là, Moussa découpe en effet sa victime dans la salle de bains. Sa compagne est apparemment absente. L’ex-militaire, d’après un de ses copains, place les morceaux du corps dans une valise qu’il traîne jusqu’au pont d’Austerlitz, à environ 150 m de l’appartement. Il est 22 heures environ. Persuadé que son interpellation n’est qu’une question de temps, il décide le soir même de se rendre et retourne à l’endroit où il a posé la valise. Mais un cordon de sécurité a été établi. Selon nos informations, le SDF se serait adressé à un policier bloquant l’accès qui lui aurait dit de sortir du périmètre. L’homme se rend finalement à la police le lendemain matin. « Il était complètement ivre. Il a dit qu’il avait bu une bouteille de rhum », se souvient un témoin.
Pourquoi Moussa a-t-il tué son « employeur » ? Depuis des années, l’état de santé d’Olivier, atteint d’une sclérose en plaques, se dégradait. « C’est un type qui a fait des conneries dans sa jeunesse, assure un de ses copains. Mais c’était un bon gars, pas méchant. Avec la maladie qui progressait, il était devenu de plus en plus irritable. Il y a environ un an, il a quitté son appartement dans le X e. Il ne pouvait plus l’habiter en fauteuil roulant. »
« C’était assez dur »
Boulevard Henri-IV, cela se passe beaucoup mieux. « Il avait une petite vie pépère, résume le patron du bistrot où Olivier avait ses habitudes. Il venait le matin boire un café, l’après-midi il s’installait en terrasse. Il ne buvait pas d’alcool mais fumait pas mal. Il était grincheux mais dans le fond, c’était un chic type. »
Avec ses auxiliaires de vie en revanche, c’était très tendu. « Il les engueulait copieusement, soupire un voisin. C’était assez dur. On sentait que sa maladie lui pesait énormément. » « Le soir, il sortait du côté de Bastille, glisse un habitant. Il rentrait tard et appelait les pompiers pour qu’ils le mettent au lit. » Dans ce quartier, il achetait aussi un peu de cannabis pour lui. C’est dans ce cadre qu’il rencontre Moussa. Un jour, Olivier lui demande de venir l’aider à la maison. Le SDF s’occupe de lui, allant même jusqu’à le changer. Un auxiliaire de vie non déclaré, pas forcément payé non plus. Le jeune homme finit par s’installer avec sa compagne chez le quinquagénaire. « C’était à l’automne dernier », situe un copain de la victime. Une installation forcée ? Le meurtrier présumé assure à ses potes que c’est à la demande de son « employeur ». « Moi en tout cas, j’ai dit à Olivier qu’il faisait une connerie en invitant ce couple, fulmine le patron du café. C’est des SDF, il ne les connaissait même pas. Les fumiers ! Les fumiers ! »
Toujours est-il que la situation se dégrade peu de temps après l’emménagement. « Il engueulait copieusement la compagne de Moussa qui est sourde », croit savoir un compagnon de galère du SDF. Lors d’une énième dispute, selon nos informations, l’ange gardien aurait « craqué » pour une futilité.
LP/Denis Courtine.
“sauf que la l’histoire devient comme un film d’horreur”
…
*S’abonner pour voir la suire*
Je sais que cest involontaire mais ca fait pub macabre sauvage haha on est ou la
Beau choix du titre…
Triste histoire. C’est dure de s’occuper d’une personne en fin de vie surtout avec une telle maladie. Les gens peuvent finir extremement aigris et agressifs. C’est comprehensible. La vie est injuste pour beaucoup.
L’actualité se télescope. À un billet près sur mon lecteur, j’ai : [Fin de vie : soins d’accompagnement, soins palliatifs… la commission spéciale de l’Assemblée a commencé l’examen du projet de loi ](https://www.reddit.com/r/france/comments/1crrpal/fin_de_vie_soins_daccompagnement_soins_palliatifs/)
Est ce que un média a tenté : ” Olivier avait tenu des propos racistes” ?
> il décide le soir même de se rendre et retourne à l’endroit où il a posé la valise. Mais un cordon de sécurité a été établi. Selon nos informations, le SDF se serait adressé à un policier bloquant l’accès qui lui aurait dit de sortir du périmètre
Ce type peut reconstituer la troupe du Splendid a lui tout seul.
Ça a changé Intouchables
Ouvrir Reddit pour se detendre … fermer Reddit pour limiter les cauchemars .
Il s’appelle Marc ou Moussa le gars? De plus il a 34 ans, ça n’est pas un “jeune”