Gabriel Attal, “premier manager toxique de France” ?

by EmpereurCOOKIE

10 comments
  1. L’article est en libre-disposition, vous pouvez le lire entièrement sans paywall.

    Écrit pas un journaliste que j’apprécie, n’hésitez pas à lire ses autres articles.

    Voici les passages croustillants :

    > Et encore, les articles de presse qui relatent ces départs en série édulcorent la réalité : « C’est ces petites putes qui veulent partir », aurait répondu Prisca Thevenot à un collaborateur à propos de deux conseillères à l’annonce de leurs démissions. « Je ne pensais pas que tu te laisserais manipuler par des filles », aurait-elle ajouté. Une violence verbale dont elle était déjà coutumière quand elle était simple députée à l’Assemblée, selon les témoignages recueillis par Politis. « S’il le faut, tu dois te prostituer auprès de journalistes pour m’obtenir un portrait », aurait-elle aussi exigé, avant de s’en prendre à un autre collaborateur, le traitant de « pervers narcissique ».

    >  Début avril, Aurore Bergé était elle aussi épinglée par Le Canard Enchaîné, l’accusant de faire « craquer son cabinet », en précisant que ce n’était « pas la première fois ». « Je n’ai jamais vu une telle détresse psychologique en cabinet », témoignait l’une des victimes de la ministre française déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et des discriminations. L’élue des Yvelines est aussi mise en cause par Mediapart pour avoir bloqué le recrutement d’une fonctionnaire en raison de ses opinions politiques.

    > Autre ministre, autre avalanche de témoignages. Début mai, Marianne révélait que de nombreux collaborateurs de Hervé Berville étaient au bout du rouleau en raison du dilettantisme du secrétaire d’État chargé de la Mer et de la Biodiversité. Au même moment, Libération annonçait le départ d’au moins deux conseillères de Sarah El Haïry. Là encore, un management jugé « toxique » et un ministère de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles « délaissé au profit de la campagne des municipales » à Nantes, ce dont l’intéressée se défend. Dernier scandale en date, le directeur de cabinet de Catherine Vautrin, Georges-François Leclerc, dont le management ferait trembler les collaborateurs de la ministre de l’hôtel du Châtelet, rue de Varennes. « C’est un vieux c… », murmure-t-on dans les couloirs. Ambiance.

    > En réalité, le coupable serait plutôt à chercher du côté de l’incurie du Premier ministre et de ses proches : « Matignon ne joue pas son rôle de vigie », alertent plusieurs familiers du pouvoir. C’est pourtant aux services de Matignon et en particulier au puissant secrétariat général du gouvernement (le SGG) que revient le rôle de DRH en dernière instance. « On a fait tous les signalements possibles, on est face à un mur », témoigne un ancien collaborateur. Pire, Gabriel Attal a pris le soin d’envoyer un SMS de soutien à Prisca Thevenot, que son entourage a fait fuiter dans la presse. De quoi « dégoûter » les dernières bonnes volontés.

    C’est effrayant.

  2. > « C’est ces petites putes qui veulent partir », aurait répondu Prisca Thevenot à un collaborateur à propos de deux conseillères à l’annonce de leurs démissions. « Je ne pensais pas que tu te laisserais manipuler par des filles », aurait-elle ajouté. Une violence verbale dont elle était déjà coutumière quand elle était simple députée à l’Assemblée, selon les témoignages recueillis par Politis. « S’il le faut, tu dois te prostituer auprès de journalistes pour m’obtenir un portrait », aurait-elle aussi exigé, avant de s’en prendre à un autre collaborateur, le traitant de « pervers narcissique ».

    Si ce qui est rapporté est vrai… Putaing la protection de ouf geudin…

  3. Chikirou à côté c’était une cat sitter (lol je voulais penser à quelqu’un qui a un peu d’autorité mais doux comme un agneau et j’ai trouvé que ça, alors qu’on sait très bien que c’est les chats les managers dans cette relation).

  4. C’est pas très étonnant, à l’heure actuelle les ministres font systématiquement de l’esbrouffe. Sauf que l’esbrouffe au delà des effets d’annonce, ça démarre des sujets en interne au sein des ministères, sauf que vu que le sujet qui a été démarré en fait, le ministre s’en fout parce que 2 semaines plus tard il sera sur autre chose (et que le sujet c’était de toute façon complètement HS avec les actualités) ben les gens qui travaillent dessus sont pas soutenus, avancent leur truc et puis on leur dit qu’en fait on s’en fout et que c’est de la merde et que c’est des merdes de pas avoir anticipé la dernière lubie du boss donc boom, burnout démission.

    Ca reste par contre hyper important à documenter.

  5. On dégoûte les jeunes brillants pour ne garder que les carriéristes serviles ou ceux qui sont tout aussi toxique… Quel désastre.

  6. S’ils sont comme ça avec les gens qui travaillent pour eux, imaginez comment ils considèrent les citoyens français.

  7. Je vais commencer à croire qu’on a un gouvernement de droite.

  8. C’est assez symptomatique du macronisme en vérité : puisqu’ils ne peuvent pas avoir tord, pourquoi supporter le moindre avis dissonant ? Si tu disposes de la vérité absolue, que tu es celui/celle qui détient la vérité, tout les autres ont donc tord et sont pas conséquent des sombres merdes.

    Le cas Bergé est le plus explicite : refuser sciemment de s’exposer à un autre regard, à une autre opinion.

  9. En même temps qu’ils se rassurent: même sans côtoyer ces gens ni même les connaître personnellement, on avait tous compris qu’il s’agissait de sacs à merde.

    Pas besoin d’être un fin limier pour le découvrir.

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