Depuis la réforme du lycée de Blanquer, la part de filles qui font des maths en terminale a chuté de 10 points

13 comments
  1. Que Blanquer soit pas le ministre de l’année, on peut tous partager ce constat, mais lui imputer la faute que les filles ne veulent pas faire des maths, c’est un peu tiré par les cheveux.

  2. > le nombre de filles choisissant la spécialité maths en terminale, par rapport à celles qui choisissaient la filière S (scientifique) du temps de l’ancien système

    Que contient la nouvelle spécialité maths, est-elle équivalente à ce qui se faisait en *S classique*, ou bien est-ce à comparer à *S + spécialité maths* ? Et une terminale sans spécialité maths, ça ne fait absolument plus de maths de nos jours (j’ai noté l’existence d’une option complémentaire en maths mentionnée par l’article, mais sans intégrer plus de chiffres et recoupements à la comparaisons ça ne dit pas grand chose) ? Combien font maintenant spé physique ?

  3. On en a déjà parlé dans un autre thread, la filière S était la filière d’excellence vers qui on aiguillait les meilleurs élèves, filles ou garçons. Est-ce que ça avait vraiment un impact sur le choix des études supérieures ?

  4. Je ne suis pas sûr de comprendre quelle est la finalité de cette statistique? La comparaison est réalisée entre toutes les étudiantes en S avant la réforme à celles qui ont choisit la spé Maths après la réforme. (**Edit: Voir la réponse de** u/MoiMagnus **dans le fil)**

    Est-ce qu’il n’aurait pas été mieux de comparer le nombre d’étudiantes avant la réforme qui ont fait une S spécialité Maths avec celles qui ont choisi entre autre la spécialité Maths aujourd’hui?

    Si à mon époque on m’avait laissé le choix de faire moins de maths, j’aurais signé direct (S spé Physique Chimie).

    Edit: En terminal, les étudiants ont le choix entre spécialité Maths (6h), une option Mathématiques complémentaires (3h) ou rien. Quel est la part des étudiantes qui ont choisi une spécialité dites “scientifiques” et pris l’option Maths complémentaire?

    Edit2: Je suis allé chercher les chiffres. Les filles représentent en **2021**:

    – **60,7%** des étudiants ayant choisi la spécialité SVT contre **63%** en Terminale S spécialité SVT (en 2018)

    – **47.4%** des étudiants ayant choisi la spécialité SVT contre **48%** en Terminale S spécialité Physique-Chimie (en 2018)

    – **39.8%** des étudiants ayant choisi la spécialité Mathématiques contre **42%** en Terminale S spécialité Mathématiques (en 2018)

  5. Pas très étonnant, suffit de regarder le nombre de filles en licence ou prépa de maths dans le supérieur pour voir que c’est une matière qui ne les a jamais attiré.

  6. Apparemment chez les garçons aussi la baisse est brutale. Ce que j’en retiens personnellement c’est que la réforme n’a incité ni plus de filles ni plus de garçons à faire davantage de maths. C’est suffisamment grave pour ne pas être obligé de mettre en avant que la situation des filles amha…

  7. Foutez leur la paix aux filles.

    La parité ça doit surtout être la parité des chances, pas la parité de résultats.

  8. Si on veut essayer d’être précis, il ne faut pas comparer aux effectifs dans l’ancienne série S, mais aux effectifs de l’ancienne série S spé maths. **On était autour de 39% de filles pour 61% de garçons en 2012** ([source](https://www.educavox.fr/accueil/interviews/filles-et-maths-comment-dejouer-les-prejuges-sexistes) à partir de laquelle j’ai calculé la proportion).

    Vu sous cet angle, une proportion de 38.6% est tout à fait compréhensible, ça veut dire que pas grand chose n’a changé. Que le nombre de femmes en maths se mette à diminuer maintenant serait très étonnant, parce que c’est plutôt l’inverse qui se produit depuis quelques décennies (on va vers plus de mixité).

    D’ailleurs, entre nous, une proportion de 60/40, que ça soit dans un sens ou dans l’autre, ça me parait tout à fait raisonnable. La mixité ça veut pas dire 50/50 pile poil partout.

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