«Politique de l’offre» : ça ne marche pas, mais Macron ne change pas de logiciel

by Valonash

8 comments
  1. « Le chef de l’Etat poursuit sans l’ombre d’un doute sa politique économique inégalitaire en faveur des plus aisés, tout en démontant avec constance notre modèle de protection sociale. Le résultat n’est pourtant pas à la hauteur de ses promesses de plein-emploi et la colère qui monte dans le pays nourrit l’extrême droite. »

  2. “Ne change pas de logiciel”.
    Pas seulement. Il est carrément en contradiction avec les économistes. Et c’est pas l’autre ministre de l’économie qui va le lui expliquer.

    “La théorie du ruissellement ou théorie du ruissèlement (en anglais, trickle down economics) est une hypothèse économique non démontrée, critiquée par une majorité d’économistes, selon laquelle l’État doit permettre l’enrichissement des personnes les plus riches afin que celles-ci réinjectent dans le système économique — par le biais de l’épargne (investissement) ou de la consommation — les revenus engrangés. Cela contribuerait à augmenter l’activité économique et l’emploi du reste de la société, davantage que si les revenus ainsi investis avaient été prélevés et redistribués via les impôts et les prélèvements sociaux.”

    “La théorie du ruissellement n’est soutenue par presque aucun économiste. Il est quasiment impossible de trouver un économiste qui, depuis les années 1990, ait pu prouver l’existence d’effets bénéfiques d’une baisse d’impôts pour les plus riches sur la croissance[17]. Cela conduit le journaliste économique Jean-Marc Vittori à écrire que si la théorie économique du ruissellement n’existe pas dans le monde académique, elle continue d’être proposée politiquement[18],[19]. ”

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_ruissellement

  3. J’ai toujours pas compris quels sont les tres nombreux acquis sociaux qui ont disparu depuis que Macron est la.

    Par contre, ce que je vous,, c’est que la France est l’un des premier pays en terme d’investissement de groupe étranger. (Hollande a démarré le truc puis Macron l’a amplifié).

  4. Je fais partie de ceux qui pensent que Macron atteint actuellement ses objectifs. Spoiler: ses objectifs ne sont pas l’augmentation du niveau de vie des pauvres et de la classe moyenne en France.

    Mais il doit faire semblant, parce que pour gagner une élection, la droite a besoin de 20% de bénéficiaires et 30% de dupés.

  5. Le « ruissellement » n’est pas une théorie économique, et aucun économiste sérieux ne le soutient. Seuls en parlent les marxisants qui l’agitent comme épouvantail.

    La vérité est que la France est en décrochage par rapport à ses voisins depuis 1974 et le premier choc pétrolier. Deux paramètres suffisent à le démontrer : le déficit du commerce extérieur et la dette.

    Conséquence directe : la faiblesse de nos salaires.

    La politique de l’offre, tel que démarrée timidement (et bien tardivement !) sous Hollande est la meilleure direction possible aujourd’hui. On commence à le voir un peu, avec la baisse du chômage, baisse toute relative si nous ne comparons à nos voisins qui l’ont adoptée bien plus tôt.

    Ceux qui, comme moi étaient au chômage en 1993 comprendront : à l’époque, on ne se posait pas la question de quitter l’entreprise si on n’était pas satisfait, comme ça se discute aujourd’hui sur r/antitaff.

    Le fait que Macron mène cette politique sans habilité, avec arrogance, sans vraiment savoir s’entourer, et en privilégiant une com débite est un autre débat.

    Ça ne change pas le fond du problème : il nous faut une politique de l’offre pour redresser le pays.

    À lire : « Le décrochage français », de Félix Torres et Michel Hau. Vient de paraître, 400 pages bien denses plus 200 pages de notes et références.

  6. Désolé mais titre à la con.

    Si je le reformule en disant : “homme convaincu que sa politique est la moins mauvaise de celles à sa disposition continue dans cette voie”, c’est déjà moins choquant et beaucoup, beaucoup plus en ligne avec la politique économique française.

    Citez moi un seul grand pays européen qui fait une politique de la demande. Vous n’en trouverez pas car le problème est que la politique de la demande fonctionne bien si vous consommez essentiellement ce que vous produisez. Si vous avez une balance commerciale déficitaire et des problèmes de compétitivité, vous aggravez certainement le premier problème et risquez d’aggraver le second.

    Or dans une france désindustrialisée et entrourée de pays qui font chacun des politiques de l’offre, c’est du suicide économique. Le seul pays qui pourrait (voire aurait dû le faire) était l’allemagne mais les allemands ont une vision moraliste et mercantiliste de leur balance commerciale. Et cette fenêtre s’est refermé depuis maintenant que l’industrie allemande entre dans une période difficile.

    Est-ce que la politique de l’offre actuelle est un succès ? J’ai de sérieux doutes mais bien que je maudis Thatcher et son “There is no alternative”, la politique actuelle a arrêté le saignement de l’industrie française qui a arrêté de détruire des emplois et a même timidement commencé à en recréer.

    Peut-on faire mieux ? Là, on tombe dans la question épineuse de l’ISF et des investissements. Mon opinion (qui n’est qu’une opinion, je n’ai pas les compétences ni les connaissances pour être plus affirmatif) est qu’une taxation sur les capitaux et les revenus à la manière de ce que propose Piketty par exemple permettrait de rendre cette politique de l’offre plus juste et plus supportable pour les comptes publiques.

    A l’inverse, certains argumentent que faire de la finance son ennemi est contre-productif en termes de PIB et de croissance.

    J’en sais rien. Mais je mets en garde contre ce genre d’articles qui simplifie outrageusement la question.

  7. Mais donc c’est pas un échec ? c’est bien de reprendre la langue de bois corporate du Macronisme.

  8. « Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité ! »

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