Pour ceux qui ne suivent pas trop, on est loin du “haut risque” puisque Sunak est sûr de perdre.
Le Labour est donné dans les sondages entre 15 et 25 points au-dessus des Tories. Ils auront une super-majority pour sûr.
Un mot sur Keir Starmer, chef du parti Travailliste et futur Premier ministre : c’est un ~~blaireau~~ blairiste.
Starmer a à peu près la même posture idéologique que Macron. Il soutient l’austérité, la transphobie, et ne veut pas défaire ce que les Tories ont fait ces 10 dernières années.
Et il tient le parti d’une main de fer, tous les futurs ministres seront aussi blairistes.
Une information manque dans cet article.
Il ne le fait pas par choix mais par devoir. Il ne peut pas rester au delà de la fin de l’année. (Donc en gros la loi l’autorise à rester 6 mois de plus maximum).
Sachant que les travaillistes sont au dessus dans les sondages depuis 2 ans et que c’est de pire en pire… autant limiter la casse et le faire maintenant ça ne peut pas être mieux en décembre.
Sunak avait jusqu’à janvier 2025 pour établir la date des élections. Il aurait pu attendre l’automne mais les évènements lui ont forcé la main.
Les élections partiels récentes se sont soldées par des défaites majeures y compris dans des bastions Tories en faveur du Labour. Certes, la dernière fois, BJ était parvenu à sur-performer avec son “achever le brexit” et son charisme donc il était plus que probable que les tories n’auraient jamais pu garder une telle majorité.
Cependant, le parti est fracturé entre plusieurs factions dont celle de BJ qui n’a jamais encaissé d’avoir été pousser vers la sortie. Seule la date limite de la tenue des élections a d’ailleurs sauvé Sunak d’une censure de son propre camp dont le bilan n’est guère flatteur, entre déclin marqué des services publics, baisse du pouvoir d’achat et valse des premiers ministre. Sunak, après tout, est le 3e PM depuis les précédentes élections et il n’a jamais eu la légitimité d’un BJ. Plus de 60 élus sur 344 ont annoncé ne pas se représenter, incluant des poids lourds conservateurs et les remplacer ne va pas être facile car comme en France, un visage connu joue beaucoup.
Le Labour, à côté, surfe sur la lassitude des électeurs envers les conservateurs au pouvoir depuis un moment déjà. Starmer est un centriste sans charisme mais il a une bonne connaissance de la politique et présente – à défaut d’un espoir – la possibilité d’un renouvellement. Contrairement à son prédécesseur (qui a certes eu maille à partir avec les élites du Labour qui n’ont jamais accepté sa victoire), il a recentré son parti dont le déplacement vers la gauche acté par Corbyn répondait aux souhaits de la jeune garde mais s’était traduit par une lourde perte au niveau des électeurs plus modérés. l’image public de Starmer est terne mais il s’appuie d’avantage sur son sérieux et sa prudence ainsi que sa fermeté au besoin. Après tout, le charisme n’est pas synonyme de compétence et tout miser sur lui, c’est courir le risque de tomber sur encore plus charismatique que soi comme Corbyn s’en est aperçu face à BJ.
Le labour peut aussi compter sur la dérive des indépendantistes écossais qui ont perdu leur leader, Sturgeon, dont le scandale qui a précipité sa chute n’en finit pas d’être un boulet au pied. Ironiquement, les conservateurs doivent désormais composer avec un parti sur leur droite qui siphonne leur électorat le plus radical, eux qui avaient bénéficié de l’inverse lorsque le labour de Corbyn avait à gérer un parti lib-dem dopé aux hormones car étant devenu le lieu d’exil de ceux refusant Corbyn. Dans une élection à un seul tour, c’est fatal et avec Reform UK (ancien parti du brexit) à 12%, les conservateurs peuvent ainsi perdre leur bastion à cause des dispersions de voix.
Je ne sais pas ce qu’il en est hui, mais les articles commentant les sondages du mois dernier parlaient de « total wipeout » ou de « bloodbath », et cela m’avait emplis d’une joie aussi mauvaise que juste.
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Pour ceux qui ne suivent pas trop, on est loin du “haut risque” puisque Sunak est sûr de perdre.
Le Labour est donné dans les sondages entre 15 et 25 points au-dessus des Tories. Ils auront une super-majority pour sûr.
Un mot sur Keir Starmer, chef du parti Travailliste et futur Premier ministre : c’est un ~~blaireau~~ blairiste.
Starmer a à peu près la même posture idéologique que Macron. Il soutient l’austérité, la transphobie, et ne veut pas défaire ce que les Tories ont fait ces 10 dernières années.
Et il tient le parti d’une main de fer, tous les futurs ministres seront aussi blairistes.
Une information manque dans cet article.
Il ne le fait pas par choix mais par devoir. Il ne peut pas rester au delà de la fin de l’année. (Donc en gros la loi l’autorise à rester 6 mois de plus maximum).
Sachant que les travaillistes sont au dessus dans les sondages depuis 2 ans et que c’est de pire en pire… autant limiter la casse et le faire maintenant ça ne peut pas être mieux en décembre.
Sunak avait jusqu’à janvier 2025 pour établir la date des élections. Il aurait pu attendre l’automne mais les évènements lui ont forcé la main.
Les élections partiels récentes se sont soldées par des défaites majeures y compris dans des bastions Tories en faveur du Labour. Certes, la dernière fois, BJ était parvenu à sur-performer avec son “achever le brexit” et son charisme donc il était plus que probable que les tories n’auraient jamais pu garder une telle majorité.
Cependant, le parti est fracturé entre plusieurs factions dont celle de BJ qui n’a jamais encaissé d’avoir été pousser vers la sortie. Seule la date limite de la tenue des élections a d’ailleurs sauvé Sunak d’une censure de son propre camp dont le bilan n’est guère flatteur, entre déclin marqué des services publics, baisse du pouvoir d’achat et valse des premiers ministre. Sunak, après tout, est le 3e PM depuis les précédentes élections et il n’a jamais eu la légitimité d’un BJ. Plus de 60 élus sur 344 ont annoncé ne pas se représenter, incluant des poids lourds conservateurs et les remplacer ne va pas être facile car comme en France, un visage connu joue beaucoup.
Le Labour, à côté, surfe sur la lassitude des électeurs envers les conservateurs au pouvoir depuis un moment déjà. Starmer est un centriste sans charisme mais il a une bonne connaissance de la politique et présente – à défaut d’un espoir – la possibilité d’un renouvellement. Contrairement à son prédécesseur (qui a certes eu maille à partir avec les élites du Labour qui n’ont jamais accepté sa victoire), il a recentré son parti dont le déplacement vers la gauche acté par Corbyn répondait aux souhaits de la jeune garde mais s’était traduit par une lourde perte au niveau des électeurs plus modérés. l’image public de Starmer est terne mais il s’appuie d’avantage sur son sérieux et sa prudence ainsi que sa fermeté au besoin. Après tout, le charisme n’est pas synonyme de compétence et tout miser sur lui, c’est courir le risque de tomber sur encore plus charismatique que soi comme Corbyn s’en est aperçu face à BJ.
Le labour peut aussi compter sur la dérive des indépendantistes écossais qui ont perdu leur leader, Sturgeon, dont le scandale qui a précipité sa chute n’en finit pas d’être un boulet au pied. Ironiquement, les conservateurs doivent désormais composer avec un parti sur leur droite qui siphonne leur électorat le plus radical, eux qui avaient bénéficié de l’inverse lorsque le labour de Corbyn avait à gérer un parti lib-dem dopé aux hormones car étant devenu le lieu d’exil de ceux refusant Corbyn. Dans une élection à un seul tour, c’est fatal et avec Reform UK (ancien parti du brexit) à 12%, les conservateurs peuvent ainsi perdre leur bastion à cause des dispersions de voix.
Je ne sais pas ce qu’il en est hui, mais les articles commentant les sondages du mois dernier parlaient de « total wipeout » ou de « bloodbath », et cela m’avait emplis d’une joie aussi mauvaise que juste.