>Bien que des températures de surface de la mer record ne garantissent pas à elles seules une saison cyclonique intense, elles l’influencent fortement, en particulier lorsque la chaleur anormale coïncide avec la ceinture tropicale connue sous le nom de Main Development Region (MDR), la zone où se forment 85 % des ouragans de catégorie 3, 4 et 5
>L’université de l’État du Colorado – le groupe qui a été le premier à établir des prévisions saisonnières sur les ouragans dans les années 1980 – a publié le mois dernier ses prévisions d’avril les plus pessimistes depuis près de 30 ans qu’elle effectue ce type de prévisions d’avant-saison. La NOAA, l’agence mère du National Weather Service, publiera ses premières prévisions pour la saison des ouragans 2024 le 23 mai, et l’on s’attend à des chiffres tout aussi élevés.
Infos supplémentaires :
> [MeteoFrance – La saison cyclonique 2024 s’annonce active sur l’Atlantique Nord
(21/05/2024)](https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/la-saison-cyclonique-2024-sannonce-active-sur-latlantique-nord)
>
> En moyenne sur les 30 dernières années, on compte 14 systèmes nommés dont 7 systèmes suffisamment puissants pour être qualifiés d’ouragans.
Pour cette saison 2024, on prévoit en moyenne :
>
> • 23 systèmes cycloniques nommés,
>
> • dont 12 systèmes nommés suffisamment puissants pour être considérés comme des ouragans.
>
> […]
>
> La formation des ouragans dépend en particulier de la température de la surface de la mer et de l’organisation des vents dans l’atmosphère. De nombreux modèles internationaux prévoient le retour du phénomène la Niña au cœur de cette saison cyclonique 2024.
>
> Or, le phénomène climatique la Niña, qui correspond notamment à des températures de surface de la mer plutôt froides sur l’océan Pacifique, a pour conséquence de diminuer le cisaillement de vent sur l’Atlantique. Celui-ci caractérise les variations de vent avec l’altitude qui sont peu favorables au développement cyclonique.
>
> De plus, depuis deux ans, la surface de l’océan Atlantique est supérieure aux normales et les prévisions s’accordent pour le moment pour que cela perdure les prochains mois. Ces conditions semblent donc propices à la formation de nombreux ouragans cette année.
Merci Exxon.
Avoir des souvenirs d’enfance de Martinique que l’année 1995 était “l’année de tous les cyclones” alors qu’il n’avait pas de Cat5 , découvrir que 2005 (seule année à l’avoir battue au final) en a 10 de plus dont 4 cat5… la saison infernale.
5 comments
Tiré de cet article : [What you need to know about record-breaking heat in the Atlantic](https://yaleclimateconnections.org/2024/05/what-you-need-to-know-about-record-breaking-heat-in-the-atlantic/)
>Bien que des températures de surface de la mer record ne garantissent pas à elles seules une saison cyclonique intense, elles l’influencent fortement, en particulier lorsque la chaleur anormale coïncide avec la ceinture tropicale connue sous le nom de Main Development Region (MDR), la zone où se forment 85 % des ouragans de catégorie 3, 4 et 5
>L’université de l’État du Colorado – le groupe qui a été le premier à établir des prévisions saisonnières sur les ouragans dans les années 1980 – a publié le mois dernier ses prévisions d’avril les plus pessimistes depuis près de 30 ans qu’elle effectue ce type de prévisions d’avant-saison. La NOAA, l’agence mère du National Weather Service, publiera ses premières prévisions pour la saison des ouragans 2024 le 23 mai, et l’on s’attend à des chiffres tout aussi élevés.
Infos supplémentaires :
> [MeteoFrance – La saison cyclonique 2024 s’annonce active sur l’Atlantique Nord
(21/05/2024)](https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/la-saison-cyclonique-2024-sannonce-active-sur-latlantique-nord)
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> En moyenne sur les 30 dernières années, on compte 14 systèmes nommés dont 7 systèmes suffisamment puissants pour être qualifiés d’ouragans.
Pour cette saison 2024, on prévoit en moyenne :
>
> • 23 systèmes cycloniques nommés,
>
> • dont 12 systèmes nommés suffisamment puissants pour être considérés comme des ouragans.
>
> […]
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> La formation des ouragans dépend en particulier de la température de la surface de la mer et de l’organisation des vents dans l’atmosphère. De nombreux modèles internationaux prévoient le retour du phénomène la Niña au cœur de cette saison cyclonique 2024.
>
> Or, le phénomène climatique la Niña, qui correspond notamment à des températures de surface de la mer plutôt froides sur l’océan Pacifique, a pour conséquence de diminuer le cisaillement de vent sur l’Atlantique. Celui-ci caractérise les variations de vent avec l’altitude qui sont peu favorables au développement cyclonique.
>
> De plus, depuis deux ans, la surface de l’océan Atlantique est supérieure aux normales et les prévisions s’accordent pour le moment pour que cela perdure les prochains mois. Ces conditions semblent donc propices à la formation de nombreux ouragans cette année.
Merci Exxon.
Avoir des souvenirs d’enfance de Martinique que l’année 1995 était “l’année de tous les cyclones” alors qu’il n’avait pas de Cat5 , découvrir que 2005 (seule année à l’avoir battue au final) en a 10 de plus dont 4 cat5… la saison infernale.
2 liens pour ceux qui veulent approfondir un peu
[Francophone – grand public](https://www.youtube.com/watch?v=O9kh7ln9s_A)
[Anglophone – site de référence](https://www.tropicaltidbits.com/)