Le ministre des Armées menace de révéler le nom des banques refusant de prêter à la défense

by ryt1820

17 comments
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    > « Je ne donnerai pas le nom de la banque, nous sommes en train de lui laisser sa chance … Mais je n’exclus pas le moment venu de faire du « name and shame » ». Avertissement en bonne et due forme adressé mardi dernier aux banques françaises par Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, devant l’Assemblée nationale ! 
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    > La cause de son irritation ? « Vous avez des PME qui se voient refuser des financements par une banque de détail bien connue dans le pays au titre de (leur) sous-traitance pour la dissuasion nucléaire car il s’agirait d’une arme, je cite, controversée », a déclaré le ministre.
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    > Et Sébastien Lecornu de pointer le cas théorique d’un groupe, qui aurait un accord avec sa banque sur un programme civil : « Je ne parle même pas » de la situation « où il commence à avoir des intérêts pour le militaire et tout d’un coup la banque se rétracte ».
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    > **« Arme controversée »**
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    > C’est la défiance à laquelle a été confronté EDF après avoir annoncé le lancement d’un service d’irradiation en vue de produire du tritium, un gaz utile à la dissuasion nucléaire, en appui du CEA pour le compte de l’Etat.
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    > Alors même que Sébastien Lecornu avait fait le déplacement à la centrale nucléaire de Civaux le 18 mars dernier pour l’annonce, EDF avait fait le choix de ne pas mentionner explicitement le ministère des Armées dans son communiqué. L’électricien public y insistait sur la nature essentiellement civile du site.
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    > Mais cela a suffi à soulever une vague d’inquiétude parmi les banques et les investisseurs obligataires d’EDF, certains s’interrogeant sur la nécessité de céder leur dette ou d’exclure l’émetteur de leur fonds, selon nos informations. Ils craignaient en effet que le groupe, désormais sous capitaux publics, devienne un producteur d’arme nucléaire. Un point téléphonique a dû être monté en urgence pour s’expliquer.
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    > « On peut considérer qu’EDF fournit un matériau essentiel à la création d’une arme controversée (les armes nucléaires), explique Axel Pierron, directeur associé de l’agence de notation ESG Sustainalytics (Morningstar). Néanmoins, il est important de noter que les investisseurs excluant les armes controversées ont très souvent une exception concernant la dissuasion nucléaire, qu’ils expliquent dans leurs prospectus ». 
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    > Interrogé, EDF répond mener un dialogue avec ses investisseurs. Les banques, « comme les autres acteurs du marché, regardent avec attention ce point, comme toutes les activités du groupe, et nous avons eu un dialogue avec elles également », ajoute un porte-parole d’EDF. Signe que l’inquiétude est levée, le groupe a annoncé il y a une semaine la signature de 5,8 milliards d’euros de prêts bancaires verts dédiés au financement de l’extension de la durée de vie des réacteurs nucléaires en France.
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    > **« Finance patriotique »**
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    > Officiellement, le ministère des Armées affirme que son avertissement n’a rien à voir avec le cas d’EDF. Il s’est refusé à plus de commentaire.
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    > Il n’en demeure pas moins que Sébastien Lecornu accuse les systèmes internes des banques d’appliquer un « surprincipe » de précaution : « C’est un cas pratique, où ce n’est ni Bruxelles, ni Paris qui demande à la banque en question de reconnaître cette expression d’« arme controversée »», s’est-il agacé à propos de la situation du sous-traitant de la dissuasion nucléaire en difficulté de financement dont il parlait devant les députés.
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    > Il a laissé entendre qu’il ne rouvrirait pas le débat sur le fléchage du Livret A vers la défense, dont l’avenir est désormais incertain. Mais il a exigé que les outils « classiques » de financement de l’économie ne soient pas « par principe » refusés aux acteurs de la défense. Et il en a appelé à « la finance patriotique ».
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    > **Stupeur dans les grands réseaux bancaires**
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    > Un appui bienvenu pour Jean-Marc Duquesne. « Il y a des avancées, mais des difficultés persistent sur les financements de trésorerie, les Prêts garantis par l’Etat, le soutien des investisseurs ou le financement des petits exportateurs », déplore le délégué général du Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (Gicat).
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    > Le coup de sang du ministre a jeté la stupeur dans les grands réseaux bancaires. Interrogés, BNP Paribas, Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et La Banque Postale n’ont pas fait de commentaire. Tous se regardent en chiens de faïence. D’autant que, depuis quelques mois, elles ont largement rouvert le dialogue avec l’industrie, avec la désignation de « référents défense » dans leur réseau, allant jusqu’à demander par la voix de la Fédération bancaire française (FBF) une exclusion européenne en faveur du secteur vis-à-vis des règles ESG .
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    > **Bons points pour les gérants du private equity**
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    > « Il y a aussi des victoires qu’il faut souligner ». Sur le financement des acteurs de la défense, Sébastien Lecornu a distribué des bons points à l’écosystème des investisseurs en capital la semaine dernière devant les députés. « Pour les fonds d’investissement, les choses avancent bien, paradoxalement », a-t-il jugé en citant Tikehau Capital.
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    > D’autres se sont lancés depuis, comme Weinberg Capital ou Durandal. Le cluster Eden, un réseau d’entreprises de la sécurité et de la défense, va par ailleurs lancer une « Bourse » d’investissement en septembre pour permettre aux PME du secteur d’ouvrir leur capital, avant d’espérer atteindre plus tard Euronext.
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  2. >Tout est dans l’État, et aucune chose humaine ou spirituelle n’existe ou n’a de valeur en dehors de l’État

  3. Une banque avec des états d’âmes, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre.

  4. On pourrait déjà révéler son nom à lui… Aucune idée de qui c’est…

  5. Bonne idée, les gens pourront y aller comme ça. Vas-y Seb, lâche le nom !

  6. Moi je menace de révéler le nom de ma banque si elle m’offre un taux d’intérêt immo trop élevé

  7. Certaines banques se trouvent une morale sur le nucléaire mais lutter contre tout ce qui est énergie fossile, il n’y a plus personne

  8. Est on obligé de passé par des banques privées pour financer l’industrie de la defence ? S’endetter au pres de la l’état ou de la banque de france ne pourraient pas etres possible ? (suis je naïf ?)

  9. Peut etre qu’il aurait eté pertinent de pas sous-traiter par des privé a tout va ce genre de problematique.

  10. Enfin des arguments pour choisir entre la peste et le choléra.

    J’édite direct : je choisi celui qui donne pas aux pandores.

  11. Attention, on va vous taper sur les doigts.

    Bon sinon, quand est ce que la deuxième puissance économique mondiale se place à la hauteur des enjeux, sans déconner ?

  12. Une banque qui refuse financer une armée, c’est un énorme + en ce qui me concerne.

  13. Ah oui, bonne idée, je veux bien les noms des banques. Je préfèrerais financer des hôpitaux que des Famas.

  14. La liberté d’entreprendre, c’est quand ça les arrange ?

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