Fréjus: refusant de servir des sans-papiers, des bénévoles des Restos du Coeur démissionnent

11 comments
  1. On sait pourquoi ils ont décidé de ne plus servir les migrants ?
    Bizarre, car clairement les bénévoles du resto du cœur ne sont pas connu comme facho.
    Pb de sécurité j’ai cru comprendre…

  2. Il faut arrêter avec cette obsession du facho. La raison qui a motivé ces bénévoles est peut-être autre que de résumer qu’ils seraient d’extrême droite. Je suis également surpris de cette demande mais l’article en dit finalement très peu.

  3. > “Nous ne sommes pas racistes” se défendent les démissionnaires

    >Une démission massive que l’un des bénévoles a initialement justifié par de simples “désaccords de points de vue”. Mais face à l’ampleur que prend cette affaire suite aux révélations de Var-matin, les démissionnaires ont finalement étayé leurs propos ce vendredi 22 octobre.

    >”Nous ne sommes pas racistes”, a répondu Chantal. Elle a été bénévole aux Restos du Coeur de Fréjus pendant 16 ans. Africains, Russes, Afghans… Nous avons toujours accueilli tout le monde sans aucune distinction. Tous les bénéficiaires le savent. D’ailleurs, certains ont pleuré quand nous leur avons annoncé notre départ. Nous n’avons pas démissionné de gaîté de cœur. Cet engagement au sein de l’association était toute notre vie.”

    >Pour Hervé, un autre bénévole démissionnaire, la situation s’est tendu il y a plusieurs mois. “Il y a deux ans, certains d’entre eux sont devenus menaçants. Un jour, un membre de notre équipe s’est même pris une boîte de conserve en plein visage. Il fallait réagir avant qu’un bénévole soit blessé.”

    > **La charte en cause?**

    >Si Jean-Philippe Florenson, le président départemental des Restos du Cœur, a pointé le non-respect de la charte de l’association, les bénévoles démissionnaires se réfugient également derrière cette charte.

    > “Il est vrai qu’il existe une charte qui dit que l’accueil doit être inconditionnel. Mais c’est paradoxal car, chaque année, la direction nous adresse justement une liste de conditions nécessaires pour pouvoir inscrire les bénéficiaires de l’aide alimentaire. Il y a plusieurs documents que nous devons demander aux personnes qui se présentent. Le premier d’entre eux est une pièce d’identité ou un titre de séjour”, a répondu Hervé, un ex-bénévole.

    tiré de https://www.varmatin.com/faits-de-societe/ils-avaient-rechigne-a-servir-des-sans-papiers-on-fait-le-point-sur-la-polemique-autour-de-la-demission-collectives-des-benevoles-des-restos-du-coeur-de-frejus-722358

    >”Nous avons toujours accueilli tout le monde, y compris les sans-papiers qui, si on se réfère à la charte, ne pouvaient pas prétendre à l’aide alimentaire, ajoute Hervé. Étant donné que nous ne pouvions pas les inscrire, nous leur donnions des colis de dépannage. Le problème, c’est qu’il y a deux ans, certains d’entre eux sont devenus menaçants. Un jour, un membre de notre équipe s’est même pris une boîte de conserve en plein visage. Il fallait réagir avant qu’un bénévole soit blessé. On a continué à servir les migrants à condition qu’ils soient accompagnés du travailleur social qui les suit dans leurs démarches légales de demande d’Asile. En ce qui concerne les clandestins et les sans-papiers en situation irrégulière, qui par définition ne sont suivis par aucun travailleur social, nous avons dû prendre la décision de ne plus les inscrire”.

    > “Mais nous continuions quand même à leur fournir des colis de dépannage. La direction est venue nous expliquer qu’il fallait continuer d’inscrire tout le monde, même ceux qui n’avaient pas les papiers requis. En septembre 2021, pendant l’Assemblée générale, on m’a posé cet ultimatum: ‘tu acceptes ou tu démissionnes”. J’ai choisi de démissionner à contrecœur et les autres m’ont suivi”. “Les Restos du coeur sont devenus une véritable entreprise, poursuit Catherine (6 ans de bénévolat). On n’y retrouve plus l’esprit de Coluche. Nous sommes écœurés”, ajoute Hervé. Aujourd’hui, Hervé, Chantal et Catherine réfléchissent à fonder leur propre association caritative.

    tiré de https://www.varmatin.com/humanitaire/nous-ne-sommes-pas-racistes-les-ex-benevoles-des-restos-du-coeur-de-frejus-reagissent-a-la-polemique-722339

    J’ai pas remis les articles en entier à chaque fois seulement les éléments qui manquent (la version des 15 de l’antenne de Fréjus qui sont partis) à l’article de BFM, et les parties qui ne se répétaient pas.

  4. Demander leurs papiers aux gens pour leur filer à manger ? Coluche , revient, ils sont devenus fous !

  5. J’ai été bénévole aux Restos, les bénéficiaires menaçants ça fait partie du game. Je suis une couille molle, mais je suis grand et large d’épaules, et surtout j’étais le seul non-retraité de l’équipe, alors j’etais Le “service d’ordre”. Si les mecs avaient su que ma technique de combat préférée c’est la position foetale…

    Toujours est-il que je suis en désaccord total avec les démissionnaires sur leur interprétation de la charte et de la posture de la hiérarchie des restos MAIS je comprends parfaitement leur démission.

    On a reçu d’innombrables fdp, des mecs qui cherchent à prendre, prendre, prendre ou qui t’accusent de racisme ou de vouloir les empoisonner ou je sais pas quoi d’autre, mais ça arrive en général quand la bouffe est un peu tendue, généralement parce qu’il y a une vague d’inscription sur une courte durée.

    Dans ces cas là, je comprends qu’ils aient voulu filtrer pour se protéger, je comprends aussi que la direction ait trouvé ca inacceptable, et que la charte (mon interprétation en tout cas) donne plutôt raison à la hiérarchie. Donc la démission est pour eux le dernier moyen de se protéger.

    Mais je trouve que qualifier les restos d’entreprise est injuste.

  6. Je suis à gauche, j’aime l’idée d’avoir la main sur le coeur et d’aider inconditionnelle, mais je ne vais surement pas aller juger des gens qui sont en première ligne et donnent leur énergie et leur temps pour faire du bénévolat chez les resto du coeur.

  7. Les dirigeants (des gens surpayés pour un travail pas trop dure, généralement cooptés) qui font la morale aux bénévoles qui se tapent le sale boulot.
    Ça m’énerve un peu ça.

    Pour revenir au sujet principal, les gens cessent d’être solidaire et deviennent égoïste quand ils évoluent avec des gens trop différents, c’est prouvé, c’est inconscient.
    On peur trouver ça dommage mais c’est ainsi.
    Société ouverte ou société généreuse, il faut choisir.
    Un seul choix possible.

  8. Beneficiaire des Restos pendant quelques années, une image qui m’avait choqué était les produits jetés dans les poubelles devant le centre : en gros les gens prenaient, prenaient puis triaient à la sortie. Tout ce qu’ils voulaient pas c’était poubelle. Ca allait des conserves à des produits frais ou surgelés. J’étais dégouté…

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