Dans une pouponnière surchargée : des conditions « dramatiques » pour les bébés

by Straight_Truth_7451

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  1. Chamalières (Puy-de-Dôme).– En entrant dans la chambre, de moins de dix mètres carrés, la députée Isabelle Santiago peut à peine circuler entre les lits d’enfants. Elle fait le décompte : un, deux, trois, quatre, plus un berceau. Dans la pièce à côté : quatre autres. Baptisé « Réglisse », ce petit appartement censé accueillir un nourrisson en compagnie de ses parents n’a jamais été pensé pour héberger neuf bébés.

    Mais la pouponnière de Chamalières, où la justice place des enfants de leur naissance à 3 ans en danger dans leur famille, arrivant dénutris, le bras ou la jambe cassée, n’en finit plus de bricoler, sous la responsabilité du département. Pour ne pas dire : d’entasser.

    Vendredi 24 mai, cet établissement était ainsi la « cible » du premier déplacement de la commission d’enquête sur les manquements des politiques de protection de l’enfance, lancée par l’Assemblée nationale en avril après une série de drames – dont le suicide d’une adolescente dans le Puy-de-Dôme. Alors que la prise en charge des 370 000 mineur·es protégé·es en France revient aux départements, les besoins explosent et les dysfonctionnements avec.

    À peine arrivées, la rapporteuse de la commission d’enquête, Isabelle Santiago (PS), et trois autres élues (Renaissance, LFI et Modem) récupèrent des chiffres qui font mal : habilitée pour une quarantaine de bébés, la pouponnière en compte soixante dans ses murs. Et trois de plus sont attendus la semaine prochaine.

  2. Une société qui maltraite ses jeunes et ses anciens. C’est d’une grande tristesse

  3. Ça rappelle étrangement la surpopulation carcérale. C’est encore plus déprimant quand on sait que les enfants ”placés” ont beaucoup plus de risques de finir en prison plus tard.

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