>Et les turbines à gaz, pas si « *hydrogen-ready* » que ce qui avait été promis, ne sont pas les seules à connaître des difficultés : en amont, les constructeurs d’électrolyseurs, censés mettre au point la fameuse molécule, rencontrent aussi des problèmes techniques dans la mise à l’échelle. « *Il y a un gros sujet de fiabilité du matériel. Les industriels rêvent de déployer rapidement des projets de plusieurs dizaines, voire centaines de mégawatts (MW) mais la réalité du terrain les rattrape* », pointe un expert du secteur. En cause, notamment : des difficultés à gérer l’intermittence des énergies renouvelables, qui produisent de l’électricité pour alimenter ces engins.
>« La variabilité de l’éolien et du solaire entraîne un vieillissement des composants plus important que prévu. On observe aussi un comportement des fluides différent de celui qu’on voyait à petite échelle, ainsi que des densités de courant imprévues, des points chauds qui se créent, et un endommagement des membranes », liste Ludovic Leroy. Résultat : plusieurs équipementiers se montrent de plus en plus frileux à l’idée de donner des garanties de performance élevée. À cela s’ajoute le fait que la plupart des machines en construction ou en expérimentation aujourd’hui ne dépassent pas 100 à 200 MW au maximum – une puissance bien supérieure aux électrolyseurs de quelques mégawatts mis au point jusqu’alors, mais qui reste largement insuffisante au vu des objectifs.
>>« Jusqu’à présent, nous sommes restés dans une approche très artisanale. Et force est de constater que les fournisseurs n’arrivent pas à fournir en quantités et en qualité. ThyssenKrupp a du mal, McPhy également », confiait ainsi il y a quelques semaines à La Tribune un cadre dirigeant d’un grand groupe français.
Les énergies renouvelables intermittentes encore et toujours rattrapées par la physique…
J’attends avec impatience la tête que fera le secteur de l’aviation civile, en découvrant que l’aviation à l’hydrogène existe déjà depuis des années, et qui s’appelliorio “ARIANE”, et que c’est pas le même coût que l’aviation actuelle.
Je ne peux pas lire d’article à cause du mur de paie, mais j’imagine le contenu. L’hydrogène en tant que vecteur d’énergie a des nombreux inconvénients connus depuis longtemps :
Le premier, c’est qu’il faut d’abord pouvoir l’obtenir.. On a beaucoup parlé d’électrolyse de l’eau, mais la réalité est que celle-ci a, pour l’instant, des rendements ridicules. Donc, en réalité l’hydrogène va surtout étre produit à partir d’énergies fossiles. L’idée est de produire de le produire par vaporéformage du méthane: on prend, dans les bonnes proportions, du méthane (CH4) et de la vapeur d’eau (H2O) surchauffée, et on obtient de l’hydrogène (H2) et…du dioxyde de carbone (CO2)…qu’on procéderait à enfouir sous terre. Le méthane lui-même pourrait même être produit à partir du charbon par le procédé Fischer-Tropsch…en produisant encore plus de CO2 qu’on enfouirait aussi sous terre. C’était une piste notamment poursuivie par les gouvernements japonais et australien. Or, pour qu’une telle authentique usine à gaz n’émette pas plus de gaz à effet de serre que l’utilisation directe, la capture et le stockage du CO2 serait fondamentale, et tous les programmes de capture et stockage de CO2 à travers le monde ont enfoui des sommes colossales d’argent, mais três peu de CO2.
Puis, l’utilisation de l’hydrogène comme combustible pose aussi des nombreux problèmes : il est compliqué à stocker, puisqu’il prend beaucoup de volume et est difficile à contenir de manière étanche. Surtout, à hautes températures il a une fâcheuse tendance à s’infiltrer dans les alliages métalliques et les contaminer, ce qui les fragilise. Cet effet est particulièrement marqué sur les alliages au nickel. Or, pas de bol, ce sont juste ces alliages qu’on utilise, à cause de leur résistance à la chaleur, dans les parties chaudes des turbines…
Restent les piles à combustible, où l’on convertit l’hydrogène directement en électricité avec un rendement très élevé. Toutefois, les restent complexes et délicates , et n’évitent pas les problèmes d’obtention et stockage de l’hydrogène en amont…
Bah ouais qui aurait pu le prévoir? La physique peut être !?
Il faudrai repensé la mobilité avec la mobilité en agglomération et entre les villes avec plus de transports soit léger ( vélo ou petit véhicule) ou plus de transports en commun.
Faire société et sortir de la voiture individuelle.
Bon on y est pas encore
Il est où le redditeur qui postait moult messages sur le famuex avion à hurodgène?
Spoiler : tant que la mobilité restera basée sur la voiture, on n’aura pas de bonnes solutions
6 comments
>Et les turbines à gaz, pas si « *hydrogen-ready* » que ce qui avait été promis, ne sont pas les seules à connaître des difficultés : en amont, les constructeurs d’électrolyseurs, censés mettre au point la fameuse molécule, rencontrent aussi des problèmes techniques dans la mise à l’échelle. « *Il y a un gros sujet de fiabilité du matériel. Les industriels rêvent de déployer rapidement des projets de plusieurs dizaines, voire centaines de mégawatts (MW) mais la réalité du terrain les rattrape* », pointe un expert du secteur. En cause, notamment : des difficultés à gérer l’intermittence des énergies renouvelables, qui produisent de l’électricité pour alimenter ces engins.
>« La variabilité de l’éolien et du solaire entraîne un vieillissement des composants plus important que prévu. On observe aussi un comportement des fluides différent de celui qu’on voyait à petite échelle, ainsi que des densités de courant imprévues, des points chauds qui se créent, et un endommagement des membranes », liste Ludovic Leroy. Résultat : plusieurs équipementiers se montrent de plus en plus frileux à l’idée de donner des garanties de performance élevée. À cela s’ajoute le fait que la plupart des machines en construction ou en expérimentation aujourd’hui ne dépassent pas 100 à 200 MW au maximum – une puissance bien supérieure aux électrolyseurs de quelques mégawatts mis au point jusqu’alors, mais qui reste largement insuffisante au vu des objectifs.
>>« Jusqu’à présent, nous sommes restés dans une approche très artisanale. Et force est de constater que les fournisseurs n’arrivent pas à fournir en quantités et en qualité. ThyssenKrupp a du mal, McPhy également », confiait ainsi il y a quelques semaines à La Tribune un cadre dirigeant d’un grand groupe français.
Les énergies renouvelables intermittentes encore et toujours rattrapées par la physique…
J’attends avec impatience la tête que fera le secteur de l’aviation civile, en découvrant que l’aviation à l’hydrogène existe déjà depuis des années, et qui s’appelliorio “ARIANE”, et que c’est pas le même coût que l’aviation actuelle.
Je ne peux pas lire d’article à cause du mur de paie, mais j’imagine le contenu. L’hydrogène en tant que vecteur d’énergie a des nombreux inconvénients connus depuis longtemps :
Le premier, c’est qu’il faut d’abord pouvoir l’obtenir.. On a beaucoup parlé d’électrolyse de l’eau, mais la réalité est que celle-ci a, pour l’instant, des rendements ridicules. Donc, en réalité l’hydrogène va surtout étre produit à partir d’énergies fossiles. L’idée est de produire de le produire par vaporéformage du méthane: on prend, dans les bonnes proportions, du méthane (CH4) et de la vapeur d’eau (H2O) surchauffée, et on obtient de l’hydrogène (H2) et…du dioxyde de carbone (CO2)…qu’on procéderait à enfouir sous terre. Le méthane lui-même pourrait même être produit à partir du charbon par le procédé Fischer-Tropsch…en produisant encore plus de CO2 qu’on enfouirait aussi sous terre. C’était une piste notamment poursuivie par les gouvernements japonais et australien. Or, pour qu’une telle authentique usine à gaz n’émette pas plus de gaz à effet de serre que l’utilisation directe, la capture et le stockage du CO2 serait fondamentale, et tous les programmes de capture et stockage de CO2 à travers le monde ont enfoui des sommes colossales d’argent, mais três peu de CO2.
Puis, l’utilisation de l’hydrogène comme combustible pose aussi des nombreux problèmes : il est compliqué à stocker, puisqu’il prend beaucoup de volume et est difficile à contenir de manière étanche. Surtout, à hautes températures il a une fâcheuse tendance à s’infiltrer dans les alliages métalliques et les contaminer, ce qui les fragilise. Cet effet est particulièrement marqué sur les alliages au nickel. Or, pas de bol, ce sont juste ces alliages qu’on utilise, à cause de leur résistance à la chaleur, dans les parties chaudes des turbines…
Restent les piles à combustible, où l’on convertit l’hydrogène directement en électricité avec un rendement très élevé. Toutefois, les restent complexes et délicates , et n’évitent pas les problèmes d’obtention et stockage de l’hydrogène en amont…
Bah ouais qui aurait pu le prévoir? La physique peut être !?
Il faudrai repensé la mobilité avec la mobilité en agglomération et entre les villes avec plus de transports soit léger ( vélo ou petit véhicule) ou plus de transports en commun.
Faire société et sortir de la voiture individuelle.
Bon on y est pas encore
Il est où le redditeur qui postait moult messages sur le famuex avion à hurodgène?
Spoiler : tant que la mobilité restera basée sur la voiture, on n’aura pas de bonnes solutions