Tout ce que les riches ne veulent pas que vous sachiez sur eux

by chou-coco

4 comments
  1. *« Pour vivre heureux, vivons cachés. » Un adage que les plus fortunés respectent à la lettre. Et c’est peu dire qu’ils voient d’un mauvais œil la publication du nouveau* [*« Rapport sur les riches en France »*](https://inegalites.fr/L-essentiel-du-Rapport-sur-les-riches-en-France-edition-2024#:~:text=Donn%C3%A9e%20provisoire%20pour%202021.,seuil%20de%20richesse%20en%202021.&text=La%20progression%20des%20revenus%20des,au%20d%C3%A9but%20des%20ann%C3%A9es%201980.)*, édité par l’Observatoire des inégalités, et rendu public le 5 juin.*

    *Car en 88 pages et plusieurs centaines de tableaux et graphiques, dont certaines données sont inédites, ce document lève le voile sur leur train de vie privilégié. De quoi provoquer un tollé dans les rangs de nos concitoyens les plus aisés : les deux précédentes éditions de ce rapport ont suscité de nombreuses critiques, pour l’essentiel illégitimes.*

    *Même le très sérieux Insee, l’institut national de la statistique publique, s’est autorisé quelques piques. Critiques auxquelles répond de manière convaincante ce troisième opus, « celui de la maturité », estime Louis Maurin, le directeur de l’Observatoire des inégalités.*

    *L’accueil mouvementé réservé à ce rapport prouve en tout cas qu’il a fait mouche et qu’il bouscule quelques intérêts bien établis. Et pour cause : les riches, ce ne sont pas forcément les autres, ces quelques milliardaires qu’il est facile de brocarder sans se sentir concerné. La France à l’aise financièrement est bien plus large que cette poignée d’ultra-privilégiés.*

    *En choisissant de fixer son seuil de richesse à un niveau pas nécessairement extravagant, l’Observatoire des inégalités remet quelques pendules à l’heure. Un travail salutaire, dont voici les principaux enseignements.*

    *1/ A partir de combien est-on riche ?*

    *C’est la principale innovation proposée par la première édition de ce rapport, et celle qui a fait couler le plus d’encre : l’Observatoire des inégalités a décidé de fixer un seuil de richesse, tout comme il existe depuis longtemps un seuil de pauvreté.*

    *« Pour comprendre la société, il faut observer les inégalités dans leur ensemble, pas au seul prisme de la misère », se justifie Louis Maurin, qui avait eu cette intuition il y a déjà plus de vingt ans, lorsqu’il était journaliste à Alternatives Economiques (lire son article publié en novembre 1997 :* [*« Qui est riche en France ? »*](https://www.alternatives-economiques.fr/riche-france/00018252)*).*

    *Jusque-là, pour analyser les hauts revenus, la plupart des études se penchaient sur la situation des 10 % les plus riches, ou plus rarement des 1 % les plus aisés. Mais cette mesure dépend de la population totale et « son évolution ne reflète que la variation du nombre d’habitants, ce qui ne présente guère d’intérêt », juge le directeur de l’Observatoire des inégalités.*

    *D’où l’idée de privilégier l’approche retenue pour le seuil de pauvreté, déterminé à partir du niveau de vie médian, celui qui partage la population en deux : une moitié gagne plus, l’autre moins. On est considéré comme pauvre si on vit avec moins de 60 % de ce niveau de vie médian. De la même manière, l’Observatoire des inégalités a fixé son seuil de richesse au double du niveau de vie médian.*

    *Verdict : on est riche si on gagne plus de 3 860 euros par mois pour une personne seule, après impôts et prestations sociales. Pour un couple sans enfant, ce seuil grimpe à 5 790 euros, puis à 6 948 euros pour un couple avec un enfant de moins de 14 ans et 9 650 euros pour un couple avec deux enfants de plus de 14 ans.*

  2. Mais les riches sont des reptiliens en même temps alors c’est normal.

  3. “D’où l’idée de privilégier l’approche retenue pour le seuil de pauvreté, déterminé à partir du niveau de vie médian, celui qui partage la population en deux : une moitié gagne plus, l’autre moins. On est considéré comme pauvre si on vit avec moins de 60 % de ce niveau de vie médian. De la même manière, l’Observatoire des inégalités a fixé son seuil de richesse au double du niveau de vie médian.”

    Ok, pourquoi le fixer au double et pas au triple ? Ou 1.5x le niveau median ? C’est très arbitraire comme méthode pour des niveaux de revenus qui n’introduisent pas de différences majeures de train de vie avec quelqu’un qui gagne le revenu median.

    A 3860€ net par mois, t’as pas un bateau qui t’attend au bord du lac d’Annecy, une maison secondaire a côté de St Tropez et tu conduis pas une Bentley.

    Ta maison a un peu plus de m2 et sans doute un jardin si tu n’habites pas en ville mais c’est pas une villa somptueuse.

    Ne pas être stressé niveau budget quand on fait ses courses, ce n’est plus vraiment une inquiétude majeure quand t’es dans la classe moyenne. Pouvoir partir en vacances non plus.

    Ces gens qui gagnent 3860€ par mois vivent sensiblement comme les gens qui gagnent 2500 ou 3000€ par mois.

    Ils épargnent davantage oui, mais c’est parce qu’ils dépendent d’un salaire qui est un flux relativement incertain pour avoir ce niveau de revenu (peut-être la chance d’être tombé sur le bon poste, le coup de piston) et qu’il ne s’agit pas d’un revenu passif venant du patrimoine.

    La différence dans le train de vie n’est pas si perceptible au quotidien.

  4. Le point 6 fait peur. Oui l’objectif d’une politique publique c’est de limiter la pauvreté, pas de limiter la richesse.
    L’objectif d’une fiscalité c’est de construire un bien commun meilleur, pas de réduire les inégalités en appauvrissant les gens pour qu’ils soient plus égaux.

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