Le Monde – « Aujourd’hui, les milliardaires ne paient quasiment pas d’impôts car une grande partie de leurs revenus provient du capital »

by Necessary_Medicine35

5 comments
  1. > Rappelons les chiffres : aujourd’hui, les milliardaires ne paient quasiment pas d’impôts, parce qu’une grande partie de leurs revenus provient du capital (comme les dividendes) et sont moins imposés, voire quasi pas, grâce aux diverses techniques d’optimisation qu’ils déploient.

    Très mauvais exemple les dividendes…

  2. Ouaip. Pour ça qu’il faut taxer nettement plus les revenus du capital, pour les remettre au niveau de ceux du travail. Ca n’a aucun sens de prendre à peu près 50% de la plus-value créée par les travailleurs, et de taxer de manière bien inférieure (30%, je crois, la flat tax ?) les revenus du travail.

    Et après, y’a toutes les niches fiscales, pour inciter les gens riches à le devenir encore plus, et en payant moins d’impôts, pour que le gouvernement n’aie pas à le faire lui-même… Sauf qu’en taxant, et en créant des logements **publics**, par exemple, tu aurais beaucoup moins de problèmes de spéculation immobilière, tout en évitant d’augmenter les inégalités.

  3. Je suis toujours un peu surpris par le manque de rigueur de ces articles: on parle d’abord d’impôts sur les revenus, puis on compare avec les impôts sur le patrimoine/capital.
    Les revenus des “riches”, ce sont surtout les dividendes et ils sont taxés à 30% avec la flat tax, ce qui est supérieur au 0.5% dont parle l’article.
    Si on parle de patrimoine, alors la plupart des gens payent 0% sur leur patrimoine.

    On peut être pour un impôt plus élevé sur les dividendes (en supprimant la flat tax et en revenant à l’IR par exemple), ou être pour un vrai impôt sur le patrimoine, mais faire des comparaisons foireuses pour donner l’impression que les riches ne paient rien c’est assez malhonnête et ça ne permet pas de débattre correctement.

  4. Ben, le problème avec taxer plus le capital, c’est que ce qu’on gagne en revenus pour l’état peut se payer en diminution d’investissements.

    Or sans investissements, pas d’innovation et de renouvellement des machines et donc une compétitivité qui diminue…

    Bien sûr, je force le trait : si c’était aussi simple que ça, il ne faudrait pas du tout taxer le capital et pas beaucoup d’économistes sérieux le préconisent.

    Les taxes sur le capital, comme beaucoup d’impôts suivent une courbe de laffer : c’est une courbe théorique qui trace la performance économique en fonction d’un taux d’imposition. Comme on sait que 0% et 100% sont de mauvaises valeurs, ça veut dire qu’il existe une valeur optimale entre 0 et 100%.

    Le truc, c’est qu’on sait pas trop à quoi ressemble la courbe donc trouver l’optimum est coton.

    La question du coup est de savoir si cet optimum est de plus ou de moins que le taux actuel.

    La gauche dit que c’est plus, la droite dit que c’est moins, le centre dit que c’est pas mal tel que c’est aujourd’hui.

    Honnêtement, sur le sujet, j’ai jamais vu de brillantes démonstrations, ça reflète surtout où on se situe sur le plan idéologique.

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