«Pas de grande peur» : le banquier d’affaire Matthieu Pigasse défend le programme économique du Nouveau Front populaire

by Ubik78

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  1. Le banquier d’affaires a expliqué en s’attaquant au bilan gouvernemental de «1 000 milliards de dettes publiques supplémentaires sur les deux mandats, une dérive des finances publiques et un déficit budgétaire hors de contrôle», sur fond de «mesures antisociales.»

    Celui qui est aussi président des Nouvelles Éditions indépendantes (qui détiennent notamment Les Inrockuptibles et Radio Nova) et actionnaire du Monde a estimé qu’«il ne faut pas recevoir de leçon de politique économique ou de discipline financière de ces gens-là» (…).

    Il ne mâche pas ses mots oO..

  2. Position en rien étonnante

    >**Politique**

    >Depuis son passage dans les cabinets ministériels, il est resté proche de Dominique Strauss-Kahn47,48.

    >Il est membre du conseil d’administration de la fondation pro-européenne EuropaNova.

    >En juin 2002, François Hollande lui refuse une investiture socialiste aux législatives49.

    >En 2007, il a fait partie des Gracques10,50. La même année, le « banquier de gauche » conseille Ségolène Royal et certains lui prêtent des ambitions concernant un ministère en cas de victoire de la candidate socialiste à l’élection présidentielle23,11. Nicolas Sarkozy lui propose de devenir secrétaire d’État, ce qu’il décline11.

    >En 2009, il collabore[pas clair] avec Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et aussi Manuel Valls51.

    >En 2011, pour célébrer les trente ans de l’élection de François Mitterrand, Matthieu Pigasse et Pierre Bergé organisent un concert place de la Bastille à Paris7, qui réunit entre 40 000 et 70 000 participants52.

    >En 2012, il soutient le projet de François Hollande de taxer à hauteur de 75 % les revenus supérieurs à 1 million d’euros53, ce que Philippe Villin lui reproche, avancant qu’il « ne paraît guère payer d’impôt en France »47, information que Matthieu Pigasse dément affirmant que « la très large majorité de [ses] revenus est imposée en France »54.

    >En mars 2014, il publie Éloge de l’anormalité, dans lequel il critique l’incapacité des élites politiques et économiques à sortir de la crise que traverse l’Europe autrement que par des mesures d’austérité ; et, globalement, celle de François Hollande à réformer la France55.
    En avril de la même année, Manuel Valls51 le consulte dès sa nomination à Matignon56.

    >Après avoir initialement moqué le parti grec de gauche radicale SYRIZA, qui, selon lui, promettait de « raser gratis » ; il le défend après la victoire du parti aux élections législatives de 2015, lorsqu’Aléxis Tsípras devient Premier ministre. Dans la presse, il critique la politique d’austérité préconisée par l’Union européenne, parlant de « barbarie à visage humain ». Cependant, d’aucuns rappellent que la banque Lazard conseille la Grèce depuis 2010 et a gagné 25 millions d’honoraires dans ce dossier7.

    >Il songe un moment à se lancer en politique, réunissant pour cela plusieurs proches (d’anciens strauss-kahniens), afin de lancer un mouvement qui serait baptisé « Premier jour », partant de constats similaires à Emmanuel Macron — mais avec qui les relations sont tendues depuis plusieurs années — sur l’état de la classe politique française.

    >Finalement, il se ravise, et plusieurs de ses proches soutiennent ensuite Macron dans son aventure élyséenne7.

    >À l’élection présidentielle de 2017, il confie à Vanity Fair qu’il a voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour avant de s’abstenir au second. Il était proche de l’équipe de campagne d’Arnaud Montebourg, avant que celui-ci ne soit éliminé aux primaires de la gauche7.

    >Pour les élections législatives anticipées de 2024, il appelle à voter pour l’alliance de gauche, le Nouveau Front Populaire57.

    >**Rivalité avec Emmanuel Macron**

    >Décrit comme « son meilleur ennemi »7, Emmanuel Macron partage de nombreux points communs avec Matthieu Pigasse : passé par Sciences Po et l’ENA, banquier d’affaires, proche du Parti socialiste. Leur rivalité apparaît en 2010, lors de la reprise du quotidien Le Monde ; Emmanuel Macron, conseiller de la Société des rédacteurs (SDR), doit s’incliner face au trio Bergé-Niel-Pigasse58. Cependant, en 2012, lors de la bataille Nestlé (conseillé par Rothschild) contre Danone (conseillé par Lazard) pour le rachat de la division nutrition de Pfizer, c’est Macron qui remporte une transaction estimée à 9 milliards d’euros7.

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