De la même façon que les candidats de la majorité prennent aujourd’hui leurs distances avec le président de la République, ceux qui ont accompagné sa conquête du pouvoir en 2017 se montrent à leur tour très critiques. Face au mépris, aux renoncements et à la dérive droitière d’Emmanuel Macron, beaucoup ne se reconnaissent plus dans cette offre politique.
*Ellen Salvi 26 juin 2024*
L’un a hésité à partir « en faisant un gros bras d’honneur », mais il est finalement resté pour « limiter le désastre ». Il estime qu’« Emmanuel Macron a plongé la France entière en dépression pour son plaisir ». L’autre se dit « dévasté » par cette « autodestruction » et fustige la dissolution de l’Assemblée nationale, une « décision précipitée pour répondre à des radicaux ». « On est très loin de 2017, c’est un euphémisme », glisse-t-il. Un troisième assure ne plus reconnaître l’homme qu’il a accompagné pendant tant d’années et dont il admirait les « provocations intelligentes » : « Il a clairement fait tomber son niveau d’analyse… »
Un dernier va piocher dans le peu d’envie de plaisanter qu’il lui reste pour résumer ainsi la situation : « Ce qu’on vit, nous les macronistes qui étions là depuis le début, c’est un peu comme une fin de soirée. Quand tu commences à te sentir nauséeux, que les lumières se rallument, que le mec à côté de toi ne ressemble plus du tout à celui avec qui tu as fait la fête et qu’il est en train de chanter Les Lacs du Connemara. » Pour tous, les choses sont claires : en annonçant la dissolution de l’Assemblée au soir du 9 juin, le président de la République a aussi instantanément dissous le macronisme.
Jamais, depuis sept ans, Mediapart n’avait eu de tels échanges avec les premiers soutiens du chef de l’État. Jamais ces très proches que nous avons contactés au cours des deux dernières semaines n’avaient fait part de leur colère avec autant de vigueur. Jamais aucun n’avait jusqu’ici reconnu que la dérive à laquelle ils ont assisté au plus près était d’abord celle d’un homme, élu pour la première fois en 2017 sur une promesse de réconciliation. « Quand je pense qu’on avait fait campagne sur la bienveillance… quelle blague », souffle un ancien député macroniste.
Sur le terrain, la plupart des membres de la majorité sortante ont pris leurs distances avec Emmanuel Macron. Le nom et le visage du président de la République n’apparaissent que sur très peu d’affiches et de tracts de campagne. À Paris, deux de ses plus proches, l’ancien président de l’Assemblée Richard Ferrand et l’ex-conseiller élyséen Philippe Grangeon, ont officiellement apporté leur soutien au député sortant Gilles Le Gendre, écarté au profit d’un candidat défendu par Rachida Dati.
Les poids lourds du gouvernement ont également acté la rupture. « Si je suis battu, je démissionnerai évidemment le soir même, a récemment déclaré le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, candidat à sa réélection dans son fief de Tourcoing (Nord). Le président décidera de ce qu’il fera, mais moi je ne serai pas ministre un jour de plus. » Son collègue à Bercy, Bruno Le Maire, très remonté contre « la décision d’un seul homme », a de son côté expliqué que « [son] avenir politique s’écrira différemment » après les législatives des 30 juin et 7 juillet.
Le ministre de l’économie s’en est aussi pris aux conseillers du chef de l’État, en affirmant sur TV5 Monde que « les parquets des ministères et des palais de la République sont pleins de cloportes ». « Je pense que lorsque l’on est un patron en politique, on ne peut jamais se dédouaner de quoi que ce soit en le mettant sur le dos de son entourage, a ensuite nuancé Édouard Philippe. Il n’y a pas de collaborateurs, pour moi il y a un patron et c’est lui qui est responsable de ce qui sort de sa maison. »
L’ancien premier ministre, déjà éloigné d’Emmanuel Macron depuis un bon moment, considère que « le président de la République a tué la majorité ». « Je ne peux pas renoncer à ma liberté de parole et ne pas constater que cette dissolution et la façon dont elle a été conduite ont mis un terme à ce qui était sorti des urnes en 2022, et je ne crois pas qu’il faille essayer de recommencer la même chose », a-t-il répété sur France Inter, mercredi 26 juin. Autre signe d’émancipation : les dizaines de candidat·es investi·es par son parti Horizons ne se sont d’ailleurs même pas déclarés sous la bannière commune de la majorité présidentielle.
Pour une fois qu’ils mettent tout le monde d’accord.
>« Ce qu’on vit, nous les macronistes qui étions là depuis le début, c’est un peu comme une fin de soirée. Quand tu commences à te sentir nauséeux, que les lumières se rallument, que le mec à côté de toi ne ressemble plus du tout à celui avec qui tu as fait la fête et qu’il est en train de chanter Les Lacs du Connemara. »
Quand y’a plus de coke ni de putes.
J’ai dit dans un autre post que j’avais voté Manu en 2017 un peu convaincu, donc petite histoire de ma dérive vers la gauche radicale.
Plus que le discours de la gauche elle-même, aussi divers qu’ils soient, ce qui m’a poussé dans ce camp là c’est les discours complètement délirants de la droite et du centre. Moi qui pensait, jeune con que j’étais, que le progressisme était acquis après le mariage pour tous, que le racisme n’était pas systémique mais résiduel (facile à dire quand on est pas concerné soit même), et qu’on vivait dans une société méritocratique, j’ai pris quelques reality checks dans la gueule.
– Les paniques morales successives et la chasse aux “wokes” jusque dans l’EdNat et la recherche (merci Blanquer et Vidal, rappel régulier que vous êtes des grosses merdes).
– La rhétorique de l’extrême-droite qui a infiltré le sommet de l’état sous la Macronie. Le “terrorisme intellectuel”, “le marxisme culturel”, “l’ensauvagement de la société”, cités par les responsables au pouvoir, ont permis une normalisation des discours d’extrême-droite absolument partout. Même la fameuse droite républicaine parle de “Grand remplacement”, qui est une théorie raciste ET antisémite.
– Les fausses équivalences des extrêmes : comment, en vous regardant dans la glace, vous arrivez à vous convaincre que le camp qui dit “Il faudrait plus d’égalité dans la société” est à mettre au même niveau que le camp qui dit “Il faut mettre fin à l’état de droit, à l’indépendance des médias, déporter les immigrés et différencier les français selon leurs origines” ? COMMENT ?
– Pourquoi absolument toutes vos lois travail/chomage/retraites avantagent systématiquement les classes supérieures, au détriment des prolos et des classes moyennes (si tant est qu’il en reste) ? Pourquoi vous chiez sur le dialogue social comme même Sarkozy n’avait pas osé le faire ? Vous avez même réussi à vous mettre la CFDT à dos, le syndicat le plus modéré et centro-compatible qui soit. Vous êtes des génies.
– Le deux poids, deux mesures des discours racistes et identitaires. Une lycéenne qui veut porter l’abbaya, c’est le changement de civilisation, du prosélytisme, les chars ~~russes~~ musulmans à nos portes, la laïcité qu’on attaque. Par contre Manu qui va à la messe du pape en tant que président d’une République Laïque, ça c’est OK, les discours racistes et factieux de la police sont couverts par toute la hiérarchie, et le racisme rampant c’est “Un réflexe culturel inspiré par le rejet de l’autre”. Tu parles d’un putain d’euphémisme.
Faudrait pas oublier quand même que ceux qui prennent leur distance et critiquent ses dérives avaient la possibilité de claquer la porte bien plus tôt pour exprimer leur désaccord. C’est tellement facile de maintenant chier sur leur grand chef alors qu’ils étaient jusque là de bons toutous serviles, et ce juste pour tenter de garder leur poste.
J’avoue que je crains un peu la reaction de Macron.
Il a un melon énorme, il se croit tellement au dessus de tout, et maître absolu à bord, que je crains sa reaction quand il se rendra compte qu’il n’a finalement presque plus de pouvoir. Déjà qu’un majorité relative lui était insupportable, alors avoir un camp en dessous de 20%…
J’ai cru à Macron en 2017. Je me disais que même si Macron ne se montrait pas à la hauteur, le fait qu’il avait réussi à dynamiter les lignes habituelles UMP/PS amènerait une recomposition du paysage français qui ne pouvait être que bonne.
Je m’attendais pas à la suite. Je partage énormément des conclusions des interviewés sur la différence entre Macron 2017 et Macron 2024. Par contre, je rigole un peu – et un peu jaune, parce que j’ai mis quelques années à m’en rendre compte aussi – que les macronistes irréductibles n’ouvrent leurs gueules que quand la fameuse “grenade” leur tombe dessus à leur tour.
Sans dédouaner Macron il y aussi le fait que les électeurs n’ont plus l’alternative historique PS/LR (ex UMP, RPR…).
La majorité est déçue, elle va dans le camp d’en face.
Le naufrage du PS lors du quinquennat Hollande en même temps que le naufrage LR avec la candidature Fillon aux Présidentielles 2022 on ouvert la porte au “degagisme Macron”.
Une fois LREM au pouvoir, c’était Macron contre RN et LFI.
On en est là aujourd’hui.
LR n’est pas crédible avec des cadres partis au gouvernement pour mener une politique qui lui convient. Et le PS n’est crédible non plus.
Bref, pour ceux qui veulent une alternative modérée, il n’y a plus rien.
Fin de règne de Manu ? Bah oui. Il ne peut se représenter et est devenu radioactif. LREM n’est pas installé au niveau local (villes, régions et donc Sénat).
Très probable que cette parenthèses se referme.
M le maudit.
Ce qui est rigolo, c’est que les langues ne commencent à se délier qu’aujourd’hui parmi l’entourage de Macron concernant sa dérive droitière, autoritaire et réactionnaire, voire trumpiste. On a pourtant un nombre infini d’indices pour savoir qu’elle est actée depuis des années, mais ce n’est que maintenant qu’il n’y a plus rien à sauver et qu’il faut commencer à se positionner pour 2027 que les premières critiques internes surgissent.
Enfin ils deviennent réalistes
le macronisme sera fini quand on finira enfin de parler du macronisme.
Y’en a un qui doit pas être mécontent c’est Edouard Philippe.
Téma la taille des surmulot
Comme même haha
Déjà en 2015 ce type était plein de mépris et de condescendance avec ses “si tu veux te payer un costard, t’as qu’a travailler”
Comment des gens on pu croire en lui, en quelqu’un qui te ment droit dans les yeux avec un petit sourire en coin pour te rappeller que t’es qu’une merde ? Il a toujours été comme ça, je suis surpris que des gens soient surpris.
RIP, tu nous manqueras
Ça va être long les 3 prochaines années
Les macronistes se réveillent lorsque l’assemblée a été dissoute, que le RN est au plus haut, que l’économie de l’Hexagone est en chute libre, que l’on est en pleine crise politique à 1 mois des JO, et que le monde est en proie à des guerres horrible aussi bien en Ukraine, Palestine, Soudan, etc…
Le réveil est trop tardif, il n’y a pas eu de sursaut pour corriger le tir. Le fait que le parti présidentiel n’ait pas pu gérer correctement les affaires du pays à entraîné la mort du mouvement macroniste. Quel que soit l’issue des élections, les francais sont déjà passés à autre chose, ils ne font plus confiance ni à celui qui a été élu pour diriger en 2017 et 2022, ni à ses acolytes.
Les partisans de Macron se rendent enfin compte du résultat délétère de sa politique, a laquelle ils ont pourtant eux-mêmes apporté leur soutien et participé, sans la comprendre. Triste constat.
C’est effectivement la fin du macronisme.
Fin de la macronie, vraiment ? Mais pas de ses idées par contre.
20 comments
**Les macronistes actent la fin du macronisme**
De la même façon que les candidats de la majorité prennent aujourd’hui leurs distances avec le président de la République, ceux qui ont accompagné sa conquête du pouvoir en 2017 se montrent à leur tour très critiques. Face au mépris, aux renoncements et à la dérive droitière d’Emmanuel Macron, beaucoup ne se reconnaissent plus dans cette offre politique.
*Ellen Salvi 26 juin 2024*
L’un a hésité à partir « en faisant un gros bras d’honneur », mais il est finalement resté pour « limiter le désastre ». Il estime qu’« Emmanuel Macron a plongé la France entière en dépression pour son plaisir ». L’autre se dit « dévasté » par cette « autodestruction » et fustige la dissolution de l’Assemblée nationale, une « décision précipitée pour répondre à des radicaux ». « On est très loin de 2017, c’est un euphémisme », glisse-t-il. Un troisième assure ne plus reconnaître l’homme qu’il a accompagné pendant tant d’années et dont il admirait les « provocations intelligentes » : « Il a clairement fait tomber son niveau d’analyse… »
Un dernier va piocher dans le peu d’envie de plaisanter qu’il lui reste pour résumer ainsi la situation : « Ce qu’on vit, nous les macronistes qui étions là depuis le début, c’est un peu comme une fin de soirée. Quand tu commences à te sentir nauséeux, que les lumières se rallument, que le mec à côté de toi ne ressemble plus du tout à celui avec qui tu as fait la fête et qu’il est en train de chanter Les Lacs du Connemara. » Pour tous, les choses sont claires : en annonçant la dissolution de l’Assemblée au soir du 9 juin, le président de la République a aussi instantanément dissous le macronisme.
Jamais, depuis sept ans, Mediapart n’avait eu de tels échanges avec les premiers soutiens du chef de l’État. Jamais ces très proches que nous avons contactés au cours des deux dernières semaines n’avaient fait part de leur colère avec autant de vigueur. Jamais aucun n’avait jusqu’ici reconnu que la dérive à laquelle ils ont assisté au plus près était d’abord celle d’un homme, élu pour la première fois en 2017 sur une promesse de réconciliation. « Quand je pense qu’on avait fait campagne sur la bienveillance… quelle blague », souffle un ancien député macroniste.
Sur le terrain, la plupart des membres de la majorité sortante ont pris leurs distances avec Emmanuel Macron. Le nom et le visage du président de la République n’apparaissent que sur très peu d’affiches et de tracts de campagne. À Paris, deux de ses plus proches, l’ancien président de l’Assemblée Richard Ferrand et l’ex-conseiller élyséen Philippe Grangeon, ont officiellement apporté leur soutien au député sortant Gilles Le Gendre, écarté au profit d’un candidat défendu par Rachida Dati.
Les poids lourds du gouvernement ont également acté la rupture. « Si je suis battu, je démissionnerai évidemment le soir même, a récemment déclaré le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, candidat à sa réélection dans son fief de Tourcoing (Nord). Le président décidera de ce qu’il fera, mais moi je ne serai pas ministre un jour de plus. » Son collègue à Bercy, Bruno Le Maire, très remonté contre « la décision d’un seul homme », a de son côté expliqué que « [son] avenir politique s’écrira différemment » après les législatives des 30 juin et 7 juillet.
Le ministre de l’économie s’en est aussi pris aux conseillers du chef de l’État, en affirmant sur TV5 Monde que « les parquets des ministères et des palais de la République sont pleins de cloportes ». « Je pense que lorsque l’on est un patron en politique, on ne peut jamais se dédouaner de quoi que ce soit en le mettant sur le dos de son entourage, a ensuite nuancé Édouard Philippe. Il n’y a pas de collaborateurs, pour moi il y a un patron et c’est lui qui est responsable de ce qui sort de sa maison. »
L’ancien premier ministre, déjà éloigné d’Emmanuel Macron depuis un bon moment, considère que « le président de la République a tué la majorité ». « Je ne peux pas renoncer à ma liberté de parole et ne pas constater que cette dissolution et la façon dont elle a été conduite ont mis un terme à ce qui était sorti des urnes en 2022, et je ne crois pas qu’il faille essayer de recommencer la même chose », a-t-il répété sur France Inter, mercredi 26 juin. Autre signe d’émancipation : les dizaines de candidat·es investi·es par son parti Horizons ne se sont d’ailleurs même pas déclarés sous la bannière commune de la majorité présidentielle.
Pour une fois qu’ils mettent tout le monde d’accord.
>« Ce qu’on vit, nous les macronistes qui étions là depuis le début, c’est un peu comme une fin de soirée. Quand tu commences à te sentir nauséeux, que les lumières se rallument, que le mec à côté de toi ne ressemble plus du tout à celui avec qui tu as fait la fête et qu’il est en train de chanter Les Lacs du Connemara. »
Quand y’a plus de coke ni de putes.
J’ai dit dans un autre post que j’avais voté Manu en 2017 un peu convaincu, donc petite histoire de ma dérive vers la gauche radicale.
Plus que le discours de la gauche elle-même, aussi divers qu’ils soient, ce qui m’a poussé dans ce camp là c’est les discours complètement délirants de la droite et du centre. Moi qui pensait, jeune con que j’étais, que le progressisme était acquis après le mariage pour tous, que le racisme n’était pas systémique mais résiduel (facile à dire quand on est pas concerné soit même), et qu’on vivait dans une société méritocratique, j’ai pris quelques reality checks dans la gueule.
– Les paniques morales successives et la chasse aux “wokes” jusque dans l’EdNat et la recherche (merci Blanquer et Vidal, rappel régulier que vous êtes des grosses merdes).
– La rhétorique de l’extrême-droite qui a infiltré le sommet de l’état sous la Macronie. Le “terrorisme intellectuel”, “le marxisme culturel”, “l’ensauvagement de la société”, cités par les responsables au pouvoir, ont permis une normalisation des discours d’extrême-droite absolument partout. Même la fameuse droite républicaine parle de “Grand remplacement”, qui est une théorie raciste ET antisémite.
– Les fausses équivalences des extrêmes : comment, en vous regardant dans la glace, vous arrivez à vous convaincre que le camp qui dit “Il faudrait plus d’égalité dans la société” est à mettre au même niveau que le camp qui dit “Il faut mettre fin à l’état de droit, à l’indépendance des médias, déporter les immigrés et différencier les français selon leurs origines” ? COMMENT ?
– Pourquoi absolument toutes vos lois travail/chomage/retraites avantagent systématiquement les classes supérieures, au détriment des prolos et des classes moyennes (si tant est qu’il en reste) ? Pourquoi vous chiez sur le dialogue social comme même Sarkozy n’avait pas osé le faire ? Vous avez même réussi à vous mettre la CFDT à dos, le syndicat le plus modéré et centro-compatible qui soit. Vous êtes des génies.
– Le deux poids, deux mesures des discours racistes et identitaires. Une lycéenne qui veut porter l’abbaya, c’est le changement de civilisation, du prosélytisme, les chars ~~russes~~ musulmans à nos portes, la laïcité qu’on attaque. Par contre Manu qui va à la messe du pape en tant que président d’une République Laïque, ça c’est OK, les discours racistes et factieux de la police sont couverts par toute la hiérarchie, et le racisme rampant c’est “Un réflexe culturel inspiré par le rejet de l’autre”. Tu parles d’un putain d’euphémisme.
Faudrait pas oublier quand même que ceux qui prennent leur distance et critiquent ses dérives avaient la possibilité de claquer la porte bien plus tôt pour exprimer leur désaccord. C’est tellement facile de maintenant chier sur leur grand chef alors qu’ils étaient jusque là de bons toutous serviles, et ce juste pour tenter de garder leur poste.
J’avoue que je crains un peu la reaction de Macron.
Il a un melon énorme, il se croit tellement au dessus de tout, et maître absolu à bord, que je crains sa reaction quand il se rendra compte qu’il n’a finalement presque plus de pouvoir. Déjà qu’un majorité relative lui était insupportable, alors avoir un camp en dessous de 20%…
J’ai cru à Macron en 2017. Je me disais que même si Macron ne se montrait pas à la hauteur, le fait qu’il avait réussi à dynamiter les lignes habituelles UMP/PS amènerait une recomposition du paysage français qui ne pouvait être que bonne.
Je m’attendais pas à la suite. Je partage énormément des conclusions des interviewés sur la différence entre Macron 2017 et Macron 2024. Par contre, je rigole un peu – et un peu jaune, parce que j’ai mis quelques années à m’en rendre compte aussi – que les macronistes irréductibles n’ouvrent leurs gueules que quand la fameuse “grenade” leur tombe dessus à leur tour.
Sans dédouaner Macron il y aussi le fait que les électeurs n’ont plus l’alternative historique PS/LR (ex UMP, RPR…).
La majorité est déçue, elle va dans le camp d’en face.
Le naufrage du PS lors du quinquennat Hollande en même temps que le naufrage LR avec la candidature Fillon aux Présidentielles 2022 on ouvert la porte au “degagisme Macron”.
Une fois LREM au pouvoir, c’était Macron contre RN et LFI.
On en est là aujourd’hui.
LR n’est pas crédible avec des cadres partis au gouvernement pour mener une politique qui lui convient. Et le PS n’est crédible non plus.
Bref, pour ceux qui veulent une alternative modérée, il n’y a plus rien.
Fin de règne de Manu ? Bah oui. Il ne peut se représenter et est devenu radioactif. LREM n’est pas installé au niveau local (villes, régions et donc Sénat).
Très probable que cette parenthèses se referme.
M le maudit.
Ce qui est rigolo, c’est que les langues ne commencent à se délier qu’aujourd’hui parmi l’entourage de Macron concernant sa dérive droitière, autoritaire et réactionnaire, voire trumpiste. On a pourtant un nombre infini d’indices pour savoir qu’elle est actée depuis des années, mais ce n’est que maintenant qu’il n’y a plus rien à sauver et qu’il faut commencer à se positionner pour 2027 que les premières critiques internes surgissent.
Enfin ils deviennent réalistes
le macronisme sera fini quand on finira enfin de parler du macronisme.
Y’en a un qui doit pas être mécontent c’est Edouard Philippe.
Téma la taille des surmulot
Comme même haha
Déjà en 2015 ce type était plein de mépris et de condescendance avec ses “si tu veux te payer un costard, t’as qu’a travailler”
Comment des gens on pu croire en lui, en quelqu’un qui te ment droit dans les yeux avec un petit sourire en coin pour te rappeller que t’es qu’une merde ? Il a toujours été comme ça, je suis surpris que des gens soient surpris.
RIP, tu nous manqueras
Ça va être long les 3 prochaines années
Les macronistes se réveillent lorsque l’assemblée a été dissoute, que le RN est au plus haut, que l’économie de l’Hexagone est en chute libre, que l’on est en pleine crise politique à 1 mois des JO, et que le monde est en proie à des guerres horrible aussi bien en Ukraine, Palestine, Soudan, etc…
Le réveil est trop tardif, il n’y a pas eu de sursaut pour corriger le tir. Le fait que le parti présidentiel n’ait pas pu gérer correctement les affaires du pays à entraîné la mort du mouvement macroniste. Quel que soit l’issue des élections, les francais sont déjà passés à autre chose, ils ne font plus confiance ni à celui qui a été élu pour diriger en 2017 et 2022, ni à ses acolytes.
Les partisans de Macron se rendent enfin compte du résultat délétère de sa politique, a laquelle ils ont pourtant eux-mêmes apporté leur soutien et participé, sans la comprendre. Triste constat.
C’est effectivement la fin du macronisme.
Fin de la macronie, vraiment ? Mais pas de ses idées par contre.