Ah, Marianne qui se plaint du “manichéisme”, c’est très drôle.
Mais je comprends qu’ils veulent pas se priver d’une manne financière considérable en faisant monter la popularité de la petite merde.
> Des génies du mal, qui se délectent de créer ce Frankestein d’extrême droite pour booster les audiences.
Quelqu’un a parlé de Bolloré ?
Les journalistes : *parle de Zemmour 24h/24*
Aussi les journalistes : “les journalistes veulent arrêter de parler de Zemmour !”
…houla, ça deviens compliqué les memes.
C’est bizarre ce genre d’article en une et pas un mot sur le débat Drancy cnews sur le sub?
J’arrive pas à savoir s’ils deviennent de plus en plus cons chez Marianne, ou si c’est simplement qu’à chaque fois leur connerie me surprend.
En tout cas vu qu’ils passent plus de temps à défendre les réacs de tout poil mais surtout les bien racistes, qu’à parler de lutte pour une meilleure protection sociale, j’espère que les neuneus du sous arrêteront enfin de prétendre qu’il s’agirait d’un journal de gauche.
En vrai le soucis majeur c’est que le gars fasse campagne sans que ce soit débité de son temps de parole de candidat.
>Ces journalistes « respectueux des valeurs démocratiques », assurent-ils, ont publié dans « Mediapart » une tribune visant à couper le micro à certaines « personnalités publiques ».
C’est vrai ça ? Si c’est le cas c’est grave. C’est quoi la prochaine étape?
Et pourtant je ne porte pas gargamel dans mon cœur mais jamais je n’en demanderai sa censure pas plus que je demanderai que d’autres hommes politiques ne soient censurés et ce peu importe leur bord politique.
La seule chose que je demande c’est qu’ils soient jugés et condamnés si ils tiennent des propos qui tombent sous le coup de la loi.
Après avoir lu la tribune, ça n’est rien de plus que le camp du bien qui dit que les méchants ils sont très méchants mais que eux c’est les gentils, car ils sont :
>du côté de celles et ceux que les politiques et leurs décisions désignent comme les « minorités », alors que ces minorités représentent en réalité la majorité des citoyen-nes de ce pays. Nous assumons notre subjectivité et nous plaçons donc du côté des personnes précaires, des personnes persécutées, opprimées et marginalisées, des personnes LGBTQI+, des travailleur-ses du sexe, des personnes racisées, des juif·ve·s et des musulman·e·s de France, des migrant·e·s, des personnes victimes de violences policières.
Ca a l’odeur du wokisme, le gout du wokisme et c’est bien du wokisme.
Zemmour un vente les mérites de se grand démocrate de Pétain, c’est donc un juste retour de bâton de la démocratie.
Ça sent le titre zemmourien.
Je sent bien des journalistes dire “bon ça va bien 5 minutes de surmediatiser un politique”.
Et les pro-zemouriens “Comment ça on ne peut pas imposer le discours de Zemmour partout ? H24 7/7 ?”
Enfin bon. On a la France qu’on mérite.
Je croyais que la démocratie, c’était le pouvoir par le peuple pour le peuple.
Zemmour ne fait que donner une voix à une partie délaissée du peuple car jugée non-fréquentable ou simplement une voix à des questionnements tabous. On peut critiquer le personnage et ceci avec raison, mais il est surtout un messager traitant de davantage de sujets que ne l’était une certaine Marine. Après oui, je connais l’expression : tuer le messager…
Bref, si certains estiment qu’il faut faire taire une partie de la population, de l’invisibiliser, alors qu’ils aient au moins la décence de ne pas se prétendre démocrates car ils estiment en réalité que le peuple est trop incompétent pour pouvoir décider de son propre bien.
Qu’ils se revendiquent pour ce qu’ils sont : des monarchistes, des adeptes d’une dictature éclairée, peu importe le terme au final… mais pas des démocrates.
C’est rigolo quand même. Sur la frontpage on à la fois un sujet ou les gens se félicitent de la dissolution d’une organisation présupposés islamiste (admettons, je la connais pas), et de l’autre les mêmes qui s’offusquent et se gargarisent sur la woke culture à la simple idée qu’on puisse demander à ne pas donner autant la parole à un authentique fasciste.
Je suis désolé, mais vous pouvez pas être à la fois être pour l’un et pas pour l’autre. A moins d’être de gros hypocrites mais alors ça ça serait vraiment très étonnant.
Contre point: une démocratie en bonne santé censurerait cette ordure
Ces journalistes, ces beaux démocrates !
> les journalistes qui traitent « avec jubilation » des idées d’Éric Zemmour sont « complices de la pire des idéologies ». C’est-à-dire le **« fascisme »**. Rien que ça.
“Rien que ça.”. Comme si Zemmour n’était pas fasciste, Marianne. Rappel du meeting dernier, qu’on se fasse une opinion sur le petit “rien que ça” réducteur de Marianne, avant d’aborder les égalités de temps de parole, etc… (zemmour est contre cette idée des temps de parole équitables, d’ailleurs, jugeant que c’est une minorité qui prend en otage la majorité. Pas que ça ait de l’importance ceci dit, zemmour != marianne != vos idées). Rappel que Marianne est tout à fait au courant du contenu des meetings de Zemmour ainsi que de la définition de “fascisme”. Mais face aux faits, ils ironisent. De toute façon les lecteurs n’ont pas les armes pour voir la malhonnêteté.
**Election présidentielle 2022 : à Béziers, Eric Zemmour propose d’« enlever le pouvoir » aux « contre-pouvoirs »**
**Dans un meeting exaltant « l’autorité », l’essayiste en précampagne a exposé sa conception d’un « Etat fort » en critiquant la justice, les médias et les minorités.**
Par Ivanne Trippenbach
Eric Zemmour pouffe et esquive. « Dire que Marine Le Pen ne peut pas gagner, c’est dire la vérité aux gens », balaie-t-il pour mieux exposer sa vision du rôle présidentiel. « Ce n’est pas une élection pour être le premier ministre. C’est la volonté pour le général de Gaulle que le président se tienne à un certain niveau et qu’il embrasse le sort du pays, a-t-il esquissé. Je ne suis pas candidat au poste de premier ministre. » Lui, brosse un projet en réaction aux acquis de Mai 68, au nom de « tout un ordre à restaurer » dans la société française.
# « Quand on a le pouvoir, il faut l’imposer »
La veille, en meeting à Nîmes, il a abordé **l’éducation comme l’instrument d’une « guerre de civilisation »**. Cette fois, il file le thème de **l’école pour dire que l’ordre y prend racine, dans le lien du maître à l’élève, qu’il exalte** en glorifiant les Anciens, ces « géants » dans le langage du philosophe médiéval Bernard de Chartres qu’il paraphrase. **Pour « relégitimer l’autorité et la discipline »**, l’Etat de Zemmour s’inviterait dans les foyers, comme dans le choix des prénoms, en supprimant les allocations aux parents qui « ne sanctionnent pas leur enfant » perturbateur. « Nous devons renverser cela », englobe-t-il contre le progressisme traduit en « idéologie antiraciste, LGBT et islamogauchiste » qui aurait « noyauté » l’éducation, l’université et la culture.
Tout, dans le tableau d’**un Etat fort destiné à « civiliser les barbares »**, semble destiné à **« relégitimer » une autorité au service de sa conception du pouvoir.** Au point que, entre autorité et autoritarisme, il n’y a qu’un pas qu’Eric Zemmour paraît prêt à franchir, au cours de son échange avec le public. **« Quand on a le pouvoir, il faut l’imposer »**, a plaidé l’essayiste qui se prépare à la présidentielle, avant de prétendre régénérer la démocratie depuis le sommet de l’Etat : **« Aujourd’hui, nous avons des contre-pouvoirs qui sont devenus le pouvoir, c’est-à-dire la justice, les médias, les minorités. Nous devons enlever le pouvoir à ces contre-pouvoirs. »**
Vendredi, il a promis à un auditoire enfiévré, issu de la droite et sensible à l’extrême droite, « **une justice qui sanctionne ceux qui détestent la France mais ne s’immisce pas dans la présidentielle pour vous voler l’élection** ». Le lendemain, il explicitait le moyen d’agir : le référendum, comparé aux lits de justice sous l’Ancien Régime permettant au roi de mettre en œuvre sa « volonté réformatrice ». Deuxième contre-pouvoir : Eric Zemmour souhaite supprimer la redevance audiovisuelle, ressource principale de France Télévisions et de Radio France, qualifiées de « machine de propagande inouïe, au service d’une idéologie qui déteste la France et les Français ». « Ces gens-là, payés avec vos impôts vous crachent dessus en permanence, a-t-il harangué à Béziers, acclamé. Ils crachent sur le peuple français… qu’ils veulent aussi voir disparaître ! »
# Mettre fin à la parité en politique
Enfin, il **applique à la politique mémorielle l’idée que les minorités auraient pris « en otage » la majorité. Interrogé sur la tuerie des manifestants algériens le 17 octobre 1961, il a critiqué une « manifestation interdite », une « offensive de force du FLN » qui aurait provoqué « des réponses » de la police française.** **A rebours des historiens, il a soutenu qu’il n’y avait « pas eu les centaines de morts dont on a parlé », et insisté sur « une cinquantaine » de policiers tués entre 1958 et 1961**. « Il faut arrêter de battre sa coulpe », a-t-il achevé à propos d’Emmanuel Macron, qu’il accuse de « refaire l’histoire de France toujours au détriment de la France ».
Vis-à-vis des femmes, l’ex-chroniqueur voudrait mettre fin à la parité en politique, pourtant inscrite dans la Constitution depuis 1999 : « S’il y a plus de femmes compétentes, il y aura plus de femmes. Ce que femme veut, Dieu le veut. » Indifférent au risque de nourrir les accusations de misogynie, Eric Zemmour a promis de ne pas adoucir son projet dans la course à la présidentielle. Le public s’est levé pour l’applaudir.
> Il y a ce vieil adage dans le métier : il ne s’agit pas d’interviewer celui qui dit qu’il pleut, puis celui-là qui assure qu’il ne pleut pas. Le journalisme, c’est ouvrir la fenêtre et vérifier.
Sur ce coup ils ont un peu raison*, mais…ils oublient que interviewer celui qui dit oui et celui qui dit non c’est ce qui est justement demandé aux présentateurs télé. Et que mediapart vise surtout CNews.
* un peu car le journalisme ce n’est pas juste faire des vérifications d’infos je pense.
edit: c’est dommage, Marianne ne précise pas que c’est dans une tribune, que ça n’engage pas mediapart, que n’importe qui peut signer la tribune sans vérification (ce qui amoindrit la légitimité je pense)…bref, ils ont oubliés de faire ce qu’ils preconisent la partie citée, une analyse de document niveau lycée.
edit2: par contre, si l’intro de la tribune est normale, le reste c’est pas ouf.
Ça me fait penser à cette citation faussement attribuée à Voltaire :
>Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.
Je n’ai jamais vu quelqu’un appliquer ce principe.
Beaucoup de droitards dans ce thread qui confondent liberté d’expression et droit inaliénable a passer tous les jours dans tous les médias.
Ne pas donner une tribune quotidienne a un fasciste c’est une excellente chose pour la démocratie, arrêtez de croire qu’on lutte contre le fascisme “par le débat d’idées rationnel et argumenté”. Ça n’a jamais marché et ça ne me marchera jamais contre cette vermine.
Et le coup du “ahah les journalistes ils sont bêtes ils parlent de Zemmour et ça fait monter Zemmour”, vous croyez vraiment qu’il n’y a pas une stratégie du groupe Bolloré pour le faire monter ? Hanouna reprend tous ses thèmes et ses caprices, donne la parole à Messiha tous les soirs, CNEWS est en boucle sur lui, tout ça est voulu.
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Ah, Marianne qui se plaint du “manichéisme”, c’est très drôle.
Mais je comprends qu’ils veulent pas se priver d’une manne financière considérable en faisant monter la popularité de la petite merde.
> Des génies du mal, qui se délectent de créer ce Frankestein d’extrême droite pour booster les audiences.
Quelqu’un a parlé de Bolloré ?
Les journalistes : *parle de Zemmour 24h/24*
Aussi les journalistes : “les journalistes veulent arrêter de parler de Zemmour !”
…houla, ça deviens compliqué les memes.
C’est bizarre ce genre d’article en une et pas un mot sur le débat Drancy cnews sur le sub?
J’arrive pas à savoir s’ils deviennent de plus en plus cons chez Marianne, ou si c’est simplement qu’à chaque fois leur connerie me surprend.
En tout cas vu qu’ils passent plus de temps à défendre les réacs de tout poil mais surtout les bien racistes, qu’à parler de lutte pour une meilleure protection sociale, j’espère que les neuneus du sous arrêteront enfin de prétendre qu’il s’agirait d’un journal de gauche.
En vrai le soucis majeur c’est que le gars fasse campagne sans que ce soit débité de son temps de parole de candidat.
>Ces journalistes « respectueux des valeurs démocratiques », assurent-ils, ont publié dans « Mediapart » une tribune visant à couper le micro à certaines « personnalités publiques ».
C’est vrai ça ? Si c’est le cas c’est grave. C’est quoi la prochaine étape?
Et pourtant je ne porte pas gargamel dans mon cœur mais jamais je n’en demanderai sa censure pas plus que je demanderai que d’autres hommes politiques ne soient censurés et ce peu importe leur bord politique.
La seule chose que je demande c’est qu’ils soient jugés et condamnés si ils tiennent des propos qui tombent sous le coup de la loi.
edit : la tribune en question, que chacun se fasse son idée. [https://blogs.mediapart.fr/journalistespascomplices/blog/231021/journalistes-nous-ne-serons-pas-complices-de-la-haine](https://blogs.mediapart.fr/journalistespascomplices/blog/231021/journalistes-nous-ne-serons-pas-complices-de-la-haine)
Après avoir lu la tribune, ça n’est rien de plus que le camp du bien qui dit que les méchants ils sont très méchants mais que eux c’est les gentils, car ils sont :
>du côté de celles et ceux que les politiques et leurs décisions désignent comme les « minorités », alors que ces minorités représentent en réalité la majorité des citoyen-nes de ce pays. Nous assumons notre subjectivité et nous plaçons donc du côté des personnes précaires, des personnes persécutées, opprimées et marginalisées, des personnes LGBTQI+, des travailleur-ses du sexe, des personnes racisées, des juif·ve·s et des musulman·e·s de France, des migrant·e·s, des personnes victimes de violences policières.
Ca a l’odeur du wokisme, le gout du wokisme et c’est bien du wokisme.
Zemmour un vente les mérites de se grand démocrate de Pétain, c’est donc un juste retour de bâton de la démocratie.
Ça sent le titre zemmourien.
Je sent bien des journalistes dire “bon ça va bien 5 minutes de surmediatiser un politique”.
Et les pro-zemouriens “Comment ça on ne peut pas imposer le discours de Zemmour partout ? H24 7/7 ?”
Enfin bon. On a la France qu’on mérite.
Je croyais que la démocratie, c’était le pouvoir par le peuple pour le peuple.
Zemmour ne fait que donner une voix à une partie délaissée du peuple car jugée non-fréquentable ou simplement une voix à des questionnements tabous. On peut critiquer le personnage et ceci avec raison, mais il est surtout un messager traitant de davantage de sujets que ne l’était une certaine Marine. Après oui, je connais l’expression : tuer le messager…
Bref, si certains estiment qu’il faut faire taire une partie de la population, de l’invisibiliser, alors qu’ils aient au moins la décence de ne pas se prétendre démocrates car ils estiment en réalité que le peuple est trop incompétent pour pouvoir décider de son propre bien.
Qu’ils se revendiquent pour ce qu’ils sont : des monarchistes, des adeptes d’une dictature éclairée, peu importe le terme au final… mais pas des démocrates.
C’est rigolo quand même. Sur la frontpage on à la fois un sujet ou les gens se félicitent de la dissolution d’une organisation présupposés islamiste (admettons, je la connais pas), et de l’autre les mêmes qui s’offusquent et se gargarisent sur la woke culture à la simple idée qu’on puisse demander à ne pas donner autant la parole à un authentique fasciste.
Je suis désolé, mais vous pouvez pas être à la fois être pour l’un et pas pour l’autre. A moins d’être de gros hypocrites mais alors ça ça serait vraiment très étonnant.
Contre point: une démocratie en bonne santé censurerait cette ordure
Ces journalistes, ces beaux démocrates !
> les journalistes qui traitent « avec jubilation » des idées d’Éric Zemmour sont « complices de la pire des idéologies ». C’est-à-dire le **« fascisme »**. Rien que ça.
“Rien que ça.”. Comme si Zemmour n’était pas fasciste, Marianne. Rappel du meeting dernier, qu’on se fasse une opinion sur le petit “rien que ça” réducteur de Marianne, avant d’aborder les égalités de temps de parole, etc… (zemmour est contre cette idée des temps de parole équitables, d’ailleurs, jugeant que c’est une minorité qui prend en otage la majorité. Pas que ça ait de l’importance ceci dit, zemmour != marianne != vos idées). Rappel que Marianne est tout à fait au courant du contenu des meetings de Zemmour ainsi que de la définition de “fascisme”. Mais face aux faits, ils ironisent. De toute façon les lecteurs n’ont pas les armes pour voir la malhonnêteté.
**Election présidentielle 2022 : à Béziers, Eric Zemmour propose d’« enlever le pouvoir » aux « contre-pouvoirs »**
**Dans un meeting exaltant « l’autorité », l’essayiste en précampagne a exposé sa conception d’un « Etat fort » en critiquant la justice, les médias et les minorités.**
Par Ivanne Trippenbach
Eric Zemmour pouffe et esquive. « Dire que Marine Le Pen ne peut pas gagner, c’est dire la vérité aux gens », balaie-t-il pour mieux exposer sa vision du rôle présidentiel. « Ce n’est pas une élection pour être le premier ministre. C’est la volonté pour le général de Gaulle que le président se tienne à un certain niveau et qu’il embrasse le sort du pays, a-t-il esquissé. Je ne suis pas candidat au poste de premier ministre. » Lui, brosse un projet en réaction aux acquis de Mai 68, au nom de « tout un ordre à restaurer » dans la société française.
# « Quand on a le pouvoir, il faut l’imposer »
La veille, en meeting à Nîmes, il a abordé **l’éducation comme l’instrument d’une « guerre de civilisation »**. Cette fois, il file le thème de **l’école pour dire que l’ordre y prend racine, dans le lien du maître à l’élève, qu’il exalte** en glorifiant les Anciens, ces « géants » dans le langage du philosophe médiéval Bernard de Chartres qu’il paraphrase. **Pour « relégitimer l’autorité et la discipline »**, l’Etat de Zemmour s’inviterait dans les foyers, comme dans le choix des prénoms, en supprimant les allocations aux parents qui « ne sanctionnent pas leur enfant » perturbateur. « Nous devons renverser cela », englobe-t-il contre le progressisme traduit en « idéologie antiraciste, LGBT et islamogauchiste » qui aurait « noyauté » l’éducation, l’université et la culture.
Tout, dans le tableau d’**un Etat fort destiné à « civiliser les barbares »**, semble destiné à **« relégitimer » une autorité au service de sa conception du pouvoir.** Au point que, entre autorité et autoritarisme, il n’y a qu’un pas qu’Eric Zemmour paraît prêt à franchir, au cours de son échange avec le public. **« Quand on a le pouvoir, il faut l’imposer »**, a plaidé l’essayiste qui se prépare à la présidentielle, avant de prétendre régénérer la démocratie depuis le sommet de l’Etat : **« Aujourd’hui, nous avons des contre-pouvoirs qui sont devenus le pouvoir, c’est-à-dire la justice, les médias, les minorités. Nous devons enlever le pouvoir à ces contre-pouvoirs. »**
Vendredi, il a promis à un auditoire enfiévré, issu de la droite et sensible à l’extrême droite, « **une justice qui sanctionne ceux qui détestent la France mais ne s’immisce pas dans la présidentielle pour vous voler l’élection** ». Le lendemain, il explicitait le moyen d’agir : le référendum, comparé aux lits de justice sous l’Ancien Régime permettant au roi de mettre en œuvre sa « volonté réformatrice ». Deuxième contre-pouvoir : Eric Zemmour souhaite supprimer la redevance audiovisuelle, ressource principale de France Télévisions et de Radio France, qualifiées de « machine de propagande inouïe, au service d’une idéologie qui déteste la France et les Français ». « Ces gens-là, payés avec vos impôts vous crachent dessus en permanence, a-t-il harangué à Béziers, acclamé. Ils crachent sur le peuple français… qu’ils veulent aussi voir disparaître ! »
# Mettre fin à la parité en politique
Enfin, il **applique à la politique mémorielle l’idée que les minorités auraient pris « en otage » la majorité. Interrogé sur la tuerie des manifestants algériens le 17 octobre 1961, il a critiqué une « manifestation interdite », une « offensive de force du FLN » qui aurait provoqué « des réponses » de la police française.** **A rebours des historiens, il a soutenu qu’il n’y avait « pas eu les centaines de morts dont on a parlé », et insisté sur « une cinquantaine » de policiers tués entre 1958 et 1961**. « Il faut arrêter de battre sa coulpe », a-t-il achevé à propos d’Emmanuel Macron, qu’il accuse de « refaire l’histoire de France toujours au détriment de la France ».
Vis-à-vis des femmes, l’ex-chroniqueur voudrait mettre fin à la parité en politique, pourtant inscrite dans la Constitution depuis 1999 : « S’il y a plus de femmes compétentes, il y aura plus de femmes. Ce que femme veut, Dieu le veut. » Indifférent au risque de nourrir les accusations de misogynie, Eric Zemmour a promis de ne pas adoucir son projet dans la course à la présidentielle. Le public s’est levé pour l’applaudir.
https://np.reddit.com/r/france/comments/qaiusg/election_pr%C3%A9sidentielle_2022_%C3%A0_b%C3%A9ziers_eric/
> Il y a ce vieil adage dans le métier : il ne s’agit pas d’interviewer celui qui dit qu’il pleut, puis celui-là qui assure qu’il ne pleut pas. Le journalisme, c’est ouvrir la fenêtre et vérifier.
Sur ce coup ils ont un peu raison*, mais…ils oublient que interviewer celui qui dit oui et celui qui dit non c’est ce qui est justement demandé aux présentateurs télé. Et que mediapart vise surtout CNews.
* un peu car le journalisme ce n’est pas juste faire des vérifications d’infos je pense.
edit: c’est dommage, Marianne ne précise pas que c’est dans une tribune, que ça n’engage pas mediapart, que n’importe qui peut signer la tribune sans vérification (ce qui amoindrit la légitimité je pense)…bref, ils ont oubliés de faire ce qu’ils preconisent la partie citée, une analyse de document niveau lycée.
edit2: par contre, si l’intro de la tribune est normale, le reste c’est pas ouf.
Ça me fait penser à cette citation faussement attribuée à Voltaire :
>Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.
Je n’ai jamais vu quelqu’un appliquer ce principe.
Beaucoup de droitards dans ce thread qui confondent liberté d’expression et droit inaliénable a passer tous les jours dans tous les médias.
Ne pas donner une tribune quotidienne a un fasciste c’est une excellente chose pour la démocratie, arrêtez de croire qu’on lutte contre le fascisme “par le débat d’idées rationnel et argumenté”. Ça n’a jamais marché et ça ne me marchera jamais contre cette vermine.
Et le coup du “ahah les journalistes ils sont bêtes ils parlent de Zemmour et ça fait monter Zemmour”, vous croyez vraiment qu’il n’y a pas une stratégie du groupe Bolloré pour le faire monter ? Hanouna reprend tous ses thèmes et ses caprices, donne la parole à Messiha tous les soirs, CNEWS est en boucle sur lui, tout ça est voulu.