J’ai fait ce 《 flapjack》pour mes collègues, pour fêter mon aquisition de la nationalité française

35 comments
  1. Les couleurs sont pas les bonnes, c’est quoi ce boulot de sagouin?

    Est-ce qu’on peut annuler l’acquisition de la citoyenneté à cette personne svp ?

    /s

  2. Chef de cuisine ici.

    Même si de nombreux redditeurs français très petits, méchants et vils sont tentés de faire du “bullying”, je ne mange pas de ce pain-là. Et pour me conformer à l’avis général, justifié par un nombre écrasant de haut-votes de notre assemblée, je vais désormais faire preuve d’ouverture d’esprit, et de sens du partage ! Il n’y aura, tu peux en être certain, aucune forme de snobisme, ni même d’exigence déplacée d’ailleurs, dans mes louanges, pas même un gramme de poudre de méta.

    Tout d’abord, je t’encourage hyper-fort, l’esprit, donc, très grand ouvert. C’est littéralement ma-gni-fi-que, impeccablement réalisé, et de plus dans un plat dont les taches de graisse carbonisées font honneur à des générations de cuistots plus préoccupés d’inventer des recettes gourmandes, que de s’évertuer à nettoyer inutilement les plats, dont la saveur ajoutée au fur et à mesure des années, s’apparente —pour ne pas dire dépasse—, les plus sublimes réductions de feu Brillat-Savarin.

    Ensuite, sache que je suis extrêmement jaloux. À la fois de tes talents manifestement stratosphériques, bien sûr, tout autant que de tes collègues, qui auront la chance de goûter, une première et dernière fois dans leur vie (avant de mourir d’extase, naturellement), ce que l’on ne saurait nommer autrement que “l’ultime pâtisserie des dieux”. L’idée du drapeau étant, cela va sans dire, d’une originalité absolue, portée par un déluge de saveurs et de colorants, qui ne font qu’exciter plus encore des papilles déjà brûlantes, fondantes et conquises, s’amollir des bajoues alanguies, ne sachant plus retenir dans l’attente insoutenable de l’orgasme gustatif à venir, des gouttes de salive tombant voluptueusement sur le coin de la table de la cuisine, que j’imagine tout autant chargée de vestiges goûteux du passé, que le plat en tôle de tes ancêtres. Je ne mâche pas mes mots, croyez-le.

    Fi des usages, des tours de main, de l’histoire culinaire, de techniques éprouvées, d’une quelconque culture gastronomique, d’une vaine précision ou d’une compétence rendue inutile par le génie, je vais être d’une immense limpidité, et ne le prenez pas mal, *maître*:

    Je pense qu’à ce jour, tu n’as désormais plus aucune concurrence à imaginer: s’il étaient encore de ce monde, pas un *Fauchon*, un *Lenôtre* ou même un *Ladurée* n’aurait pu te tenir la dragée haute. Et pas un seul des pâtissiers vivants et médaillés de ce pays ne t’arrive à la cheville. Voilà, c’est dit. C’est un fait. Il nous faut s’incliner bien bas, poser genou à terre (toi aussi Maryse).

    Je crois même pouvoir affirmer que le mot “*gâteau*”, que tu nommes si joliment et génialement *flapjack* par une confondante modestie qui t’honore, n’a été inventé il y a des siècles et n’est parvenu jusqu’à nous, je m’en rends bien compte, que pour pouvoir enfin épouser aujourd’hui, au plus intime et jusqu’à s’y confondre, l’excellence indépassable de ton œuvre. Je fais le serment de cesser, dès ce soir, de prononcer ou qualifier mes laborieux ouvrages de ce mot désormais devenu sacré par ton immanence, pour ne le réserver désormais qu’à tes créations éternelles, Ô maître.

    Je crois que nous tenons là, mesdames, messieurs, la preuve flagrante de l’existence d’un être suprême —que dis-je? d’un véritable *prophète*— destiné à incarner la figure majeure, presciente tout autant que divine, du *Pâtissiarisme Universel*, pour les décennies à venir, et les siècles des siècles.

  3. À deux doigts de te reprendre la nationalité, mais on te laisse un peu de temps pour prendre tes repères et t’améliorer, le mal albion laisse visiblement des séquelles.

  4. C’était le seul résultat possible de l’interprétation du drapeau de la maudite france par un perfide albionais.

    J’adore. Voici mon haut-vote.

  5. Mais arrêtez de manger de l’avoine !

    Donnez-la aux chevaux et mangez les chevaux, c’est tellement meilleur.

  6. On dirait plutôt ton accession à la nationalité française.

    Acquisition ça a le sens d’échange monétaire.

  7. Bravo !

    Je viens d’avoir mon dossier accepté on-line. Puis-je demander combien de temps ça a pris entre cette acceptation initiale de dossier et l’acceptation du dossier final en papier ?

  8. Donc on donne la nationalité sans cours de pâtisserie ???
    Ne viendrait tu pas de la perfide Albion ?
    (Sinon félicitations ! )

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