Nucléaire : à gauche, scission autour de la fission

8 comments
  1. Mélenchon il est dans l’illusion que l’énergie c’est un débat annexe et qu’il suffit de mettre du pognon sur la table pour que n’importe qui trouve une idée et résolve les problème.

    A EELV et au PS ils misent sur l’éolien et les panneaux solaires EN QUITTANT le nucléaire donc ils oublient et l’intermittence, et la hausse de la demande.

    Le PCF je sais pas si ils soutiennent parce que c’est leur tendance historique, et qu’ils soutiennent l’industrie, ou parce qu’ils ont réellement compris les enjeux.

    Et Montebourg a peut-être compris certains enjeux mais Montebourg a aussi dit qu’il y avait eu zéro mort à Chernobyl. Faut quand même bien s’assurer de ce qu’il sait sur le sujet et que ce soit pas juste une posture politicienne et électoraliste mais une vraie conviction

  2. A gauche, scission autour de la fission
    Charlotte Belaïch et Rachid Laïreche
    page 4
    Si LFI, EE-LV et le PS envisagent la fin de l’énergie atomique comme un horizon inévitable, voire à encourager, le PCF et Arnaud Montebourg ne se voient pas s’en passer pour mettre fin au pétrole.
    Jean-Luc Mélenchon effectue une grande marche arrière sur le calendrier. En mars sur France Inter, le candidat LFI à la présidentielle a plaidé pour une politique de réduction forte de la consommation d’électricité et une sortie du nucléaire d’ici à 2030 – un objectif unanimement jugé compliqué à tenir. La secrétaire nationale adjointe d’EE-LV, Sandra Regol, est sceptique : «Mélenchon est devenu plus exigeant sur les dates que les associations spécialisées. Je ne vais pas dire que c’est mal, mais nous, on essaie de se baser sur des chiffrages scientifiquement étayés, notamment sur les propositions de l’association NégaWatt, et on n’arrive pas à des dates aussi rapides que lui.» Résultat: l’insoumis ne parle plus de 2030. Il se met également au niveau du scénario de NégaWatt, qui doit livrer sa version actualisée mardi en s’appuyant sur trois données: sobriété énergétique, efficacité et énergies renouvelables. Et qui prévoit le passage à 100 % de renouvelable d’ici 2050. Sur son blog, Mélenchon écrit : «Ce scénario constitue la base de mon programme en matière de transition énergétique. Nous faisons nôtres les objectifs qu’il contient. J’avais fixé un objectif de 2030. Je ne veux pas de blocage sur les dates. Mais je prends l’engagement de tout faire pour faire plus vite que le scénario 2050 face aux prévisions alarmistes sur le climat et à la menace que représente aujourd’hui l’énergie nucléaire.» Des mots qui ressemblent à ceux des écologistes. «On va sortir du nucléaire, c’est le sens de l’histoire. Progressivement, il arrive au même prix que le renouvelable. Ça va donc se faire naturellement», prévient Sandra Regol. Mais à gauche, le débat refait surface. La cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, se souvient de 2017, lorsque la sortie du nucléaire était en gros dans les programmes de Mélenchon et de Hamon. Depuis, les choses ont changé. «Nous sommes presque minoritaires», rigole-t-elle.
    «Transition». La candidate socialiste, Anne Hidalgo, marque dans son livre, Une femme française, son opposition au nucléaire : «Je considère qu’il faut en sortir aussi vite que le développement des énergies renouvelables le permet. Je mesure en effet très clairement les risques inhérents à l’énergie nucléaire, particulièrement sur la question des déchets.» Mais le sujet fait débat au sein du PS. Le premier secrétaire, Olivier Faure, fait ainsi une sorte d’«en même temps»: «Je ne suis pas religieusement pour le nucléaire, mais je pense que c’est une énergie de transition. Donc il faut mettre le paquet sur le renouvelable, mais tant que nous ne sommes pas arrivés à maturité, tant qu’on ne produit pas assez d’énergie, il faut maintenir un parc nucléaire.» On attend le programme de la candidate qui devrait être imprimé dans les prochaines semaines pour connaître la position officielle des roses. «Bêtise». Pendant ce temps, les communistes et Arnaud Montebourg chantent la gloire du nucléaire. L’ex-socialiste qui rêve d’une «remontada» explique: «Le réinvestissement dans le nucléaire est inéluctable si on veut se débarrasser du pétrole. Cela passe par la construction de nouvelles centrales.» Le ton est presque le même au PCF.
    Ian Brossat, directeur de campagne de Fabien Roussel, explique: «Il faut faire un mix entre le nucléaire et le renouvelable. Le vrai sujet, ce sont les énergies carbonées dont il faut se débarrasser.» Les élus LFI rappellent que les communistes ont soutenu Mélenchon lors des deux dernières présidentielles. Un dirigeant rouge: «C’est vrai, on a trouvé un compromis avec Mélenchon les fois d’avant, mais on ne s’est jamais opposés au nucléaire et [ ] nous ne sommes plus avec lui.» En avril, Montebourg a eu un débat sur le sujet face à l’écologiste Eric Piolle chez nos confrères de Reporterre. Le chantre du made in France s’est fait reprendre par la patrouille lorsqu’il s’est enflammé : «Fukushima, c’est combien de morts ? Zéro ! Tchernobyl, c’est combien de morts ? Zéro !» Il s’est très vite corrigé sur le plateau : «On me dit à l’oreillette que je viens de dire une bêtise.» Mais les images restent. Les insoumis et les écolos comptent bien s’en servir. Le débat est loin d’être terminé à gauche.
    Illustration(s) :
    ISA HARSIN. SIPA
    Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot au rassemblement parisien pour les 10 ans de Fukushima.

  3. Moi Roussel me plait de plus en plus !

    Du tout bon sur la politique économique, soutiens le nucléaire comme solution “par défaut” et il à une position claire et sans concession dans le débat sur la laïcité.

    Allez hop, bye bye Mélenchon, bienvenue Roussel !

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