**La France veut explorer les océans, mais convoite aussi ses ressources
En insistant sur l’objectif de mieux connaître l’océan, Emmanuel Macron a dit qu’il parlait d’« exploration ». Mais la France ne cache pas son intérêt pour le cobalt, le nickel, le zinc, le cuivre, ou encore l’or et l’argent.
**
Par Martine Valo
Publié le 21 octobre 2021 à 01h23 – Mis à jour le 21 octobre 2021 à 11h58
Les temps semblent venus pour de nouvelles « grandes odyssées d’exploration et d’aventures à la fois humaines, intellectuelles et de recherche », a lancé Emmanuel Macron, le 12 octobre, en présentant le plan France 2030. Dans sa ligne de mire : l’espace et l’océan, plus précisément les grands fonds marins. Le président de la République a ainsi confirmé officiellement la position de la France dans les grandes manœuvres qui se jouent autour de ces enjeux. Qui, en effet, « peut accepter que nous laissions en quelque sorte dans l’inconnu le plus complet une part si importante du globe ? », a-t-il questionné.
A destination de tous les défenseurs de l’environnement prompts à se dresser en défense de la planète et du monde océanique – qui en occupe plus des deux tiers –, le chef de l’Etat a pris soin de préciser qu’il parlait d’« exploration », pas d’« exploitation ». Il a cependant souligné qu’il n’entendait pas se priver d’« un levier extraordinaire de compréhension du vivant », qui permettra « peut-être [l’]accès à certains métaux rares ».
Ainsi Paris, comme d’autres capitales, ne cache pas son appétit pour les ressources minérales qui reposent sur le plancher océanique : cobalt, manganèse, nickel, zinc, cuivre, fer, plomb, or, argent, platine. Elles sont contenues dans les nodules et sulfures hydrométalliques qui se sont lentement formés au fond de l’eau. Certains contiennent aussi des métaux rares : molybdène, lithium, titane et niobium. On trouve aussi dans les grands fonds des encroûtements cobaltifères qui peuvent contenir des terres rares.
Certains industriels et gouvernements, impatients d’aller puiser dans ces gisements situés entre 200 mètres et 5 000 mètres sous la surface de l’eau, arguent de l’intérêt de ces métaux pour répondre aux besoins de la décarbonation de l’économie et de la croissance des énergies nouvelles, qui requièrent ces matériaux. Ils mettent en avant le soulagement des populations qui pâtissent des mines terrestres, et le futur épuisement de ces ressources. Un éventuel développement du recyclage des métaux présents dans nos objets technologiques quotidiens est présenté comme insuffisant.
**Dégâts environnementaux inévitables**
Si l’on n’en connaît pas l’ampleur, les dégâts environnementaux liés apparaissent cependant inévitables, dans le dernier espace qui n’est pas encore quadrillé par les activités humaines. L’ensemble des naturalistes et océanographes tablent au moins sur des destructions d’organismes vivants dont on ignore tout aujourd’hui, ainsi que de leurs habitats. Ils s’interrogent sur l’effet des vastes panaches sédimentaires dus aux activités industrielles qui risquent d’asphyxier les éponges et les coraux, et de contaminer les chaînes alimentaires. Le bruit, la pollution lumineuse, de probables fuites hydrauliques des dispositifs mécaniques de remontée des minerais vont aussi affecter les écosystèmes océaniques.
Symptôme de cette inquiétude, fin mars, en réponse à un appel de l’ONG WWF, des entreprises telles que BMW, Volvo, Google et Samsung SDI se sont engagées à exclure l’utilisation de minerais provenant de l’océan, tant qu’une possible « protection efficace du milieu marin ne sera pas clairement démontrée ». Près de quatre-vingt-dix ONG environnementales sont regroupées au sein d’un collectif, la Deep Sea Conservation Coalition, avec des représentants de la pêche et des juristes, pour tenter d’obtenir un moratoire sur toute ouverture des grands fonds au secteur minier, notamment auprès de l’Union européenne.
Le 8 septembre, au congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à Marseille, une motion en ce sens a été adoptée à 81 % des participants. « Nous voulons que les Etats s’engagent d’abord dans la protection de l’océan, qu’ils aboutissent à un traité international en ce sens avant de penser à l’exploiter, résume Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l’UICN. A terre, l’industrie minière est l’une de celles qui ont le plus d’impact sur la biodiversité, il ne faudrait pas que cela se reproduise dans le monde marin. »
**Priorité à la protection**
La délégation française s’est abstenue. « Ce vote ne me pose pas de problème, défend Bérangère Abba, secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité. La résolution portait à la fois sur les contrats d’exploration et d’exploitation, nous ne pouvions pas y souscrire et nous priver de connaissances. La question des ressources marines concerne notre souveraineté. Ces ressources sont au cœur d’enjeux sensibles, voire de tensions géopolitiques. Explorer et connaître ne veut pas dire exploiter. La protection des milieux marins est une priorité. »
En fait, comme l’a affirmé le comité interministériel à la mer du 22 janvier, la France dispose déjà d’une « stratégie nationale d’exploration et d’exploitation des ressources minérales dans les grands fonds marins ». Sa philosophie traduit une citation d’Emmanuel Macron rappelée en préambule du document : « 84 % de nos minerais sont dans nos océans, formidables réservoirs de recherche, de matières premières dont il nous faut organiser à la fois la connaissance et l’extraction de manière compatible avec les autres activités, avec la recherche et la préservation de la biodiversité. » La feuille de route pour les dix prochaines années est tracée dans une circulaire qui a été envoyée aux ministres concernés en mai 2021.
Acquérir des connaissances sur les écosystèmes de l’océan profond y figure comme la première des priorités. « Valoriser les ressources des grands fonds marins en lien avec le potentiel industriel français » constitue le troisième axe, ce qui implique la création d’un démonstrateur destiné à tester l’impact et la faisabilité d’une exploitation minière. « La future et indispensable information des populations et des décideurs » arrive en cinquième et dernière position.
**L’eldorado des nodules polymétalliques**
Le gouvernement semble pressé de programmer des campagnes océanographiques dans sa vaste zone économique exclusive (ZEE) – ses eaux territoriales, à 98 % situées en deçà de 200 mètres – et dans la « Zone ».
Ce terme désigne un peu plus de la moitié du plancher de l’océan mondial, au-delà des juridictions nationales. L’Autorité internationale des fonds marins en a la tutelle. Cet organisme des Nations unies situé en Jamaïque est chargé de délivrer les permis permettant, pour le moment, d’y mener uniquement des explorations. La France en détient deux : un sur la dorsale au milieu de l’Atlantique, un autre qui s’étend sur 75 000 km2 entre les failles de Clarion et de Clipperton, dans le Pacifique. Elle n’y est pas seule : près d’une vingtaine d’Etats y sont aussi présents, de la Chine à Kiribati, en passant par Nauru, les îles Cook…
« Dans les années 1970, nous considérions déjà les étendues de nodules comme des eldorados, mais cela coûtait trop cher, rapporte l’océanographe Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS. Aujourd’hui, il est temps d’aller y voir, des équipes de recherches pluridisciplinaires sont d’accord pour cela. Pour protéger l’océan, il faut le connaître. Par ailleurs, 90 % de tous les brevets déposés actuellement proviennent des profondeurs hydrothermales, ils concernent notamment le domaine de la santé, la cosmétique… »
« Outre les deux permis situés dans la “Zone”, nous avons aussi un observatoire aux Açores par 1 700 mètres de profondeur dans les eaux européennes, et deux projets qui avancent dans notre ZEE : un près de Mayotte pour surveiller le volcan sous-marin et un dans le parc marin de Nouvelle-Calédonie, expose Jean-Marc Daniel, qui dirige le département Ressources physiques et écosystèmes de fond de mer, de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). J’espère que cela va entraîner des PME, il y a beaucoup d’enjeux technologiques pour ces missions. » Les 250 chercheurs qu’il dirige ne sont probablement pas tous sur la même ligne car ils se partagent entre ceux qui sont curieux d’en apprendre davantage sur les abysses, nombreux parmi les géologues, et les biologistes, surtout soucieux de les protéger.
Aux Açores, une équipe éprouve la résilience d’écosystèmes en posant des substrats vierges sur des carrés de 30 centimètres, puis en observant le retour des espèces. Celui-ci se produit au compte-gouttes : au bout de deux ans, la nouvelle « biomasse » atteint à peine 10 % de sa quantité d’origine.
Quelles que soient ses contradictions, l’Ifremer, qui est désormais l’opérateur de toute la flotte scientifique océanique française, joue un rôle central dans l’odyssée voulue par le président de la République. « La crainte principale serait que tout aille trop vite, glisse Jean-Marc Daniel. C’est pourquoi nous devons nous mobiliser très rapidement pour pouvoir argumenter et dire stop s’il le faut. Je suis optimiste, cette activité ne va pas pouvoir se développer sans débat comme l’a fait l’industrie pétrolière. »
Au delà de la destruction de l’environnement , je n’imagine pas la dépense d’énergie et de ressources pour aller miner entre 200 et 5000m sous l’eau , dans des zones avec peu d’infrastructures à moins de 5000km.
La France devrait explorer en France au lieu de tout délocaliser…
Ne me dites pas que le suffren sert à ça…
Sus aux poulpes! Vive la France! Tata tata ta ta ta taaaaaa tata!
Lentement…. Mais sûrement… On va arriver à détruire toute vie sur cette planète, à commencer par la nôtre
Ouais j’avais entendu Macron à France 2030 “on va explorer les océans, c’est un challenge scientifique pour la connaissance”. Et très vite “et on peut aussi découvrir des ressources”.
Ahlala Manu t’as failli me faire peur.
De la Spectator, une magazine anglais, aujordhui:
>Relations with the United Kingdom are terrible, which is to nobody’s advantage. Who needs a fish war now?
>
>The French threatened to cut the electricity connectors to Britain only then to realise that would mean cutting off Ireland, too. Never mind that the measure would be insanely disproportionate, potentially reckless, cost them money, expose the French government to legal risk and jeopardise important French commercial interests in the UK, not least those of EDF Energy, which has a 10 per cent share of the UK domestic energy market.
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**La France veut explorer les océans, mais convoite aussi ses ressources
En insistant sur l’objectif de mieux connaître l’océan, Emmanuel Macron a dit qu’il parlait d’« exploration ». Mais la France ne cache pas son intérêt pour le cobalt, le nickel, le zinc, le cuivre, ou encore l’or et l’argent.
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Par Martine Valo
Publié le 21 octobre 2021 à 01h23 – Mis à jour le 21 octobre 2021 à 11h58
Les temps semblent venus pour de nouvelles « grandes odyssées d’exploration et d’aventures à la fois humaines, intellectuelles et de recherche », a lancé Emmanuel Macron, le 12 octobre, en présentant le plan France 2030. Dans sa ligne de mire : l’espace et l’océan, plus précisément les grands fonds marins. Le président de la République a ainsi confirmé officiellement la position de la France dans les grandes manœuvres qui se jouent autour de ces enjeux. Qui, en effet, « peut accepter que nous laissions en quelque sorte dans l’inconnu le plus complet une part si importante du globe ? », a-t-il questionné.
A destination de tous les défenseurs de l’environnement prompts à se dresser en défense de la planète et du monde océanique – qui en occupe plus des deux tiers –, le chef de l’Etat a pris soin de préciser qu’il parlait d’« exploration », pas d’« exploitation ». Il a cependant souligné qu’il n’entendait pas se priver d’« un levier extraordinaire de compréhension du vivant », qui permettra « peut-être [l’]accès à certains métaux rares ».
Ainsi Paris, comme d’autres capitales, ne cache pas son appétit pour les ressources minérales qui reposent sur le plancher océanique : cobalt, manganèse, nickel, zinc, cuivre, fer, plomb, or, argent, platine. Elles sont contenues dans les nodules et sulfures hydrométalliques qui se sont lentement formés au fond de l’eau. Certains contiennent aussi des métaux rares : molybdène, lithium, titane et niobium. On trouve aussi dans les grands fonds des encroûtements cobaltifères qui peuvent contenir des terres rares.
Certains industriels et gouvernements, impatients d’aller puiser dans ces gisements situés entre 200 mètres et 5 000 mètres sous la surface de l’eau, arguent de l’intérêt de ces métaux pour répondre aux besoins de la décarbonation de l’économie et de la croissance des énergies nouvelles, qui requièrent ces matériaux. Ils mettent en avant le soulagement des populations qui pâtissent des mines terrestres, et le futur épuisement de ces ressources. Un éventuel développement du recyclage des métaux présents dans nos objets technologiques quotidiens est présenté comme insuffisant.
**Dégâts environnementaux inévitables**
Si l’on n’en connaît pas l’ampleur, les dégâts environnementaux liés apparaissent cependant inévitables, dans le dernier espace qui n’est pas encore quadrillé par les activités humaines. L’ensemble des naturalistes et océanographes tablent au moins sur des destructions d’organismes vivants dont on ignore tout aujourd’hui, ainsi que de leurs habitats. Ils s’interrogent sur l’effet des vastes panaches sédimentaires dus aux activités industrielles qui risquent d’asphyxier les éponges et les coraux, et de contaminer les chaînes alimentaires. Le bruit, la pollution lumineuse, de probables fuites hydrauliques des dispositifs mécaniques de remontée des minerais vont aussi affecter les écosystèmes océaniques.
Symptôme de cette inquiétude, fin mars, en réponse à un appel de l’ONG WWF, des entreprises telles que BMW, Volvo, Google et Samsung SDI se sont engagées à exclure l’utilisation de minerais provenant de l’océan, tant qu’une possible « protection efficace du milieu marin ne sera pas clairement démontrée ». Près de quatre-vingt-dix ONG environnementales sont regroupées au sein d’un collectif, la Deep Sea Conservation Coalition, avec des représentants de la pêche et des juristes, pour tenter d’obtenir un moratoire sur toute ouverture des grands fonds au secteur minier, notamment auprès de l’Union européenne.
Le 8 septembre, au congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à Marseille, une motion en ce sens a été adoptée à 81 % des participants. « Nous voulons que les Etats s’engagent d’abord dans la protection de l’océan, qu’ils aboutissent à un traité international en ce sens avant de penser à l’exploiter, résume Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l’UICN. A terre, l’industrie minière est l’une de celles qui ont le plus d’impact sur la biodiversité, il ne faudrait pas que cela se reproduise dans le monde marin. »
**Priorité à la protection**
La délégation française s’est abstenue. « Ce vote ne me pose pas de problème, défend Bérangère Abba, secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité. La résolution portait à la fois sur les contrats d’exploration et d’exploitation, nous ne pouvions pas y souscrire et nous priver de connaissances. La question des ressources marines concerne notre souveraineté. Ces ressources sont au cœur d’enjeux sensibles, voire de tensions géopolitiques. Explorer et connaître ne veut pas dire exploiter. La protection des milieux marins est une priorité. »
En fait, comme l’a affirmé le comité interministériel à la mer du 22 janvier, la France dispose déjà d’une « stratégie nationale d’exploration et d’exploitation des ressources minérales dans les grands fonds marins ». Sa philosophie traduit une citation d’Emmanuel Macron rappelée en préambule du document : « 84 % de nos minerais sont dans nos océans, formidables réservoirs de recherche, de matières premières dont il nous faut organiser à la fois la connaissance et l’extraction de manière compatible avec les autres activités, avec la recherche et la préservation de la biodiversité. » La feuille de route pour les dix prochaines années est tracée dans une circulaire qui a été envoyée aux ministres concernés en mai 2021.
Acquérir des connaissances sur les écosystèmes de l’océan profond y figure comme la première des priorités. « Valoriser les ressources des grands fonds marins en lien avec le potentiel industriel français » constitue le troisième axe, ce qui implique la création d’un démonstrateur destiné à tester l’impact et la faisabilité d’une exploitation minière. « La future et indispensable information des populations et des décideurs » arrive en cinquième et dernière position.
**L’eldorado des nodules polymétalliques**
Le gouvernement semble pressé de programmer des campagnes océanographiques dans sa vaste zone économique exclusive (ZEE) – ses eaux territoriales, à 98 % situées en deçà de 200 mètres – et dans la « Zone ».
Ce terme désigne un peu plus de la moitié du plancher de l’océan mondial, au-delà des juridictions nationales. L’Autorité internationale des fonds marins en a la tutelle. Cet organisme des Nations unies situé en Jamaïque est chargé de délivrer les permis permettant, pour le moment, d’y mener uniquement des explorations. La France en détient deux : un sur la dorsale au milieu de l’Atlantique, un autre qui s’étend sur 75 000 km2 entre les failles de Clarion et de Clipperton, dans le Pacifique. Elle n’y est pas seule : près d’une vingtaine d’Etats y sont aussi présents, de la Chine à Kiribati, en passant par Nauru, les îles Cook…
« Dans les années 1970, nous considérions déjà les étendues de nodules comme des eldorados, mais cela coûtait trop cher, rapporte l’océanographe Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS. Aujourd’hui, il est temps d’aller y voir, des équipes de recherches pluridisciplinaires sont d’accord pour cela. Pour protéger l’océan, il faut le connaître. Par ailleurs, 90 % de tous les brevets déposés actuellement proviennent des profondeurs hydrothermales, ils concernent notamment le domaine de la santé, la cosmétique… »
« Outre les deux permis situés dans la “Zone”, nous avons aussi un observatoire aux Açores par 1 700 mètres de profondeur dans les eaux européennes, et deux projets qui avancent dans notre ZEE : un près de Mayotte pour surveiller le volcan sous-marin et un dans le parc marin de Nouvelle-Calédonie, expose Jean-Marc Daniel, qui dirige le département Ressources physiques et écosystèmes de fond de mer, de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). J’espère que cela va entraîner des PME, il y a beaucoup d’enjeux technologiques pour ces missions. » Les 250 chercheurs qu’il dirige ne sont probablement pas tous sur la même ligne car ils se partagent entre ceux qui sont curieux d’en apprendre davantage sur les abysses, nombreux parmi les géologues, et les biologistes, surtout soucieux de les protéger.
Aux Açores, une équipe éprouve la résilience d’écosystèmes en posant des substrats vierges sur des carrés de 30 centimètres, puis en observant le retour des espèces. Celui-ci se produit au compte-gouttes : au bout de deux ans, la nouvelle « biomasse » atteint à peine 10 % de sa quantité d’origine.
Quelles que soient ses contradictions, l’Ifremer, qui est désormais l’opérateur de toute la flotte scientifique océanique française, joue un rôle central dans l’odyssée voulue par le président de la République. « La crainte principale serait que tout aille trop vite, glisse Jean-Marc Daniel. C’est pourquoi nous devons nous mobiliser très rapidement pour pouvoir argumenter et dire stop s’il le faut. Je suis optimiste, cette activité ne va pas pouvoir se développer sans débat comme l’a fait l’industrie pétrolière. »
Au delà de la destruction de l’environnement , je n’imagine pas la dépense d’énergie et de ressources pour aller miner entre 200 et 5000m sous l’eau , dans des zones avec peu d’infrastructures à moins de 5000km.
La France devrait explorer en France au lieu de tout délocaliser…
Ne me dites pas que le suffren sert à ça…
Sus aux poulpes! Vive la France! Tata tata ta ta ta taaaaaa tata!
Lentement…. Mais sûrement… On va arriver à détruire toute vie sur cette planète, à commencer par la nôtre
Ouais j’avais entendu Macron à France 2030 “on va explorer les océans, c’est un challenge scientifique pour la connaissance”. Et très vite “et on peut aussi découvrir des ressources”.
Ahlala Manu t’as failli me faire peur.
De la Spectator, une magazine anglais, aujordhui:
>Relations with the United Kingdom are terrible, which is to nobody’s advantage. Who needs a fish war now?
>
>The French threatened to cut the electricity connectors to Britain only then to realise that would mean cutting off Ireland, too. Never mind that the measure would be insanely disproportionate, potentially reckless, cost them money, expose the French government to legal risk and jeopardise important French commercial interests in the UK, not least those of EDF Energy, which has a 10 per cent share of the UK domestic energy market.