Si je me souviens bien c’est lié au classement au concours non l’affectation ? Mieux tu es classé plus tu as de chance d’avoir tes premiers voeux
Mais il va finir complètement déshydraté, c’est infâme de faire ça à un nordiste !
C’est le scénar de “les Ch’tis 2”?
Concours national, affectation nationale. Ca fonctionne comme cela dans toute la FPE.
On est dans un beau cas de “C’est le jeu, ma pauvre Lucette”.
Est-ce que ça peut être amélioré ? Oui, très probablement. Mais ce n’est ni injuste, ni incompréhensible, c’est dans les règles établies au départ.
“Fallait mieux travailler à l’école pour être premier du concours. ”
Trop dur Nice, obligé de profiter du soleil et de la baie des anges et ses vieilles peaux siliconnées
Ivre, il regrette une mutation à Nice pour rester à Lille.
C’est le bootleg de bienvenue chez les chtis
l’éducation nationale est en mission pour détruire l’école publique, ça fait 7 ans que ça dure. franchement, il faut être teubé pour vouloir des enfants de nos jours.
Il aurait préféré Créteil sans doute
Dès mes débuts de MA j’ai choisi le privé sous contrat exactement pour cette raison. Je viens d’une académie très très demandée et aller dans le public m’aurait vallu 10 ans grand minimum en région parisienne ou je ne sais où avant de pouvoir rentrer. C’était hors de question…
Je viens d’avoir mon CAFEP après 5 ans comme contractuelle et j’ai été ré-affectée pour mon année de stage dans le même collège que l’année dernière à 20min de chez moi, dans mon académie. Il y a de très mauvais côtés à être dans le privé (moins de places au concours, salaire moindre, retraite et agrégation différentes…) mais c’est le prix à payer pour rester chez moi.
Mais c’est vraiment pas normal que les collègues du public aient à subir ce système malade de mutations aléatoires. Il serait grand temps que L’EN ouvre les yeux là dessus et comprenne que ça joue aussi dans les démissions post-CAPES et dans le manque de profs. Pas seulement la mutation en soi, mais surtout la difficulté à revenir dans sa propre académie par la suite.
C’est mieux dans ce sens là quand même non ?
Ma sœur songe a quitter l’Éducation Nationale de par cette raison là. C’est sa 3e année, mais le fait de te faire affecter a 2 heures de route de chez toi pendant que les contractuelles sans diplômes récupèrent l’école a 20min de chez toi, ça tue toute motivation de continuer.
Je suis des groupes de néo profs sur Facebook. Ne serait-ce que dans un groupe, il y a eu un sondage des réponses aux affectations des lauréats du concours, [avec 80 réponses (pas la majorité, mais quand même)](https://imgur.com/a/RUHHdqU) qui disaient qu’ils allaient pas prendre le poste et donc démissionner suite à leur affectation (du genre, concours obtenu à la Réunion et affecté dans l’académie de Normandie). Pourquoi les gens devraient déranger toute leur vie, surtout quand ils n’ont pas 23 ans, tout frais sortant de la fac, pour 1800 euros par mois ?
Les besoins de profs concernent certes tout le pays, mais n’est-ce pas pareil pour plein de secteurs ? On oblige les nouveaux médecins à s’installer dans les déserts médicaux, les infirmiers ? “Fonctionnaires”, “service public”, certes, je comprends la philosophie. Mais quand des individus, du fait aptes à enseigner suite à leur réussite au concours, démissionnent tellement que l’affectation leur semble impossible, il n’y a pas une remise en question du système à faire ? Les gens ne veulent pas X affectation ou Ile de France, d’accord, doubler le salaire et chaque poste serait pourvu à la rentrée. C’est comme les médecins qui s’installent dans les déserts médicaux pour les bonus de 10k euros offert par la communauté de communes pour 2-3 ans et après se barrent.
Après on s’étonne que les gens choisissent le privé pour ne pas être envoyé n’importe où (ils restent dans leur région de passation du concours, sauf exception très rare, et souvent même leur département).
C’est vraiment le truc que je ne comprends pas avec ce métier.
C’est un métier qui ne me déplairait pas en reconversion professionnelle d’ici quelques années.
Mais franchement, les affectations aléatoires loin de ton lieu de vie, c’est ingérable.
J’ai une amie qui s’est retrouvée à Besançon pendant un an, alors qu’elle avait mari et enfants à Paris.
Elle veut maintenant déménager en Rhône-Alpes avec sa famille.
Elle attend un poste qui sera attribué au hasard dans l’académie de Grenoble, une académie qui va du fin fond de l’Ardèche à la Suisse ..
13 comments
Si je me souviens bien c’est lié au classement au concours non l’affectation ? Mieux tu es classé plus tu as de chance d’avoir tes premiers voeux
Mais il va finir complètement déshydraté, c’est infâme de faire ça à un nordiste !
C’est le scénar de “les Ch’tis 2”?
Concours national, affectation nationale. Ca fonctionne comme cela dans toute la FPE.
On est dans un beau cas de “C’est le jeu, ma pauvre Lucette”.
Est-ce que ça peut être amélioré ? Oui, très probablement. Mais ce n’est ni injuste, ni incompréhensible, c’est dans les règles établies au départ.
“Fallait mieux travailler à l’école pour être premier du concours. ”
Trop dur Nice, obligé de profiter du soleil et de la baie des anges et ses vieilles peaux siliconnées
Ivre, il regrette une mutation à Nice pour rester à Lille.
C’est le bootleg de bienvenue chez les chtis
l’éducation nationale est en mission pour détruire l’école publique, ça fait 7 ans que ça dure. franchement, il faut être teubé pour vouloir des enfants de nos jours.
Il aurait préféré Créteil sans doute
Dès mes débuts de MA j’ai choisi le privé sous contrat exactement pour cette raison. Je viens d’une académie très très demandée et aller dans le public m’aurait vallu 10 ans grand minimum en région parisienne ou je ne sais où avant de pouvoir rentrer. C’était hors de question…
Je viens d’avoir mon CAFEP après 5 ans comme contractuelle et j’ai été ré-affectée pour mon année de stage dans le même collège que l’année dernière à 20min de chez moi, dans mon académie. Il y a de très mauvais côtés à être dans le privé (moins de places au concours, salaire moindre, retraite et agrégation différentes…) mais c’est le prix à payer pour rester chez moi.
Mais c’est vraiment pas normal que les collègues du public aient à subir ce système malade de mutations aléatoires. Il serait grand temps que L’EN ouvre les yeux là dessus et comprenne que ça joue aussi dans les démissions post-CAPES et dans le manque de profs. Pas seulement la mutation en soi, mais surtout la difficulté à revenir dans sa propre académie par la suite.
C’est mieux dans ce sens là quand même non ?
Ma sœur songe a quitter l’Éducation Nationale de par cette raison là. C’est sa 3e année, mais le fait de te faire affecter a 2 heures de route de chez toi pendant que les contractuelles sans diplômes récupèrent l’école a 20min de chez toi, ça tue toute motivation de continuer.
Je suis des groupes de néo profs sur Facebook. Ne serait-ce que dans un groupe, il y a eu un sondage des réponses aux affectations des lauréats du concours, [avec 80 réponses (pas la majorité, mais quand même)](https://imgur.com/a/RUHHdqU) qui disaient qu’ils allaient pas prendre le poste et donc démissionner suite à leur affectation (du genre, concours obtenu à la Réunion et affecté dans l’académie de Normandie). Pourquoi les gens devraient déranger toute leur vie, surtout quand ils n’ont pas 23 ans, tout frais sortant de la fac, pour 1800 euros par mois ?
Les besoins de profs concernent certes tout le pays, mais n’est-ce pas pareil pour plein de secteurs ? On oblige les nouveaux médecins à s’installer dans les déserts médicaux, les infirmiers ? “Fonctionnaires”, “service public”, certes, je comprends la philosophie. Mais quand des individus, du fait aptes à enseigner suite à leur réussite au concours, démissionnent tellement que l’affectation leur semble impossible, il n’y a pas une remise en question du système à faire ? Les gens ne veulent pas X affectation ou Ile de France, d’accord, doubler le salaire et chaque poste serait pourvu à la rentrée. C’est comme les médecins qui s’installent dans les déserts médicaux pour les bonus de 10k euros offert par la communauté de communes pour 2-3 ans et après se barrent.
Après on s’étonne que les gens choisissent le privé pour ne pas être envoyé n’importe où (ils restent dans leur région de passation du concours, sauf exception très rare, et souvent même leur département).
C’est vraiment le truc que je ne comprends pas avec ce métier.
C’est un métier qui ne me déplairait pas en reconversion professionnelle d’ici quelques années.
Mais franchement, les affectations aléatoires loin de ton lieu de vie, c’est ingérable.
J’ai une amie qui s’est retrouvée à Besançon pendant un an, alors qu’elle avait mari et enfants à Paris.
Elle veut maintenant déménager en Rhône-Alpes avec sa famille.
Elle attend un poste qui sera attribué au hasard dans l’académie de Grenoble, une académie qui va du fin fond de l’Ardèche à la Suisse ..