En Suisse, une capsule d’assistance au suicide probablement utilisée “très bientôt”, malgré les critiques

by _IBlameYourMother_

10 comments
  1. Pas le bon sous. Tu trouveras peut être une réponse sur r/watchpeopledieinside

  2. Si ça peut éviter à d’autres humains la responsabilité de prendre la vie d’autrui, pourquoi pas? Ça fonctionne comment aujourd’hui?

  3. J’en profite, après avoir préparé mon master en histoire suisse sur l’aide au suicide, pour expliquer les points suivants, parce qu’apparemment, ça n’est toujours pas claire après plus de 50 ans:
    – le suicide assisté concerne les **gens qui se suicident**, mais qui utilisent des **outils donnés sciemment par d’autres gens**; c’est encadré par l’art. 115 du Code Pénal, introduit en 1945. Par exemple, *j’achète une corde pour qu’un ami se pende*, ou *je prescris du pentorbital à un patient pour qu’il le boive et meurt*.
    – l’**euthanasie** est le **meurtre sur demande d’une personne par une autre**. C’est interdit par l’art. 114 du Code Penal. Par exemple, *je tire sur un ami car il veut en finir*, ou *je pique mon patient pour qu’il meurt*.

    La boîte à suicide proposée ici, ou le pentorbital prescrit par les médecins d’Exit, c’est du suicide assisté. Ca n’est pas puni *tant qu’il n’existe pas de mobile égoïste à aider le suicide*.
    Quand un membre d’Exit demande de l’aide pour se suicider, l’association travaille avec la famille pour vérifier que personne n’a d’intérêt à la mort, et faire adhérer les gens au projet.
    Quand le suicide a lieu, la police est prévenue, et le suicide est filmé. Un suicide est considéré comme une mort violente, donc il y a automatiquement une enquête de police, d’où le film.

    Dans mes souvenirs de recherche, il y avait moins de 5% des membres d’Exit qui commençaient une procédure d’aide au suicide, mais c’était dans les années 2000, donc ça a peut-être beaucoup changé.

    La raison pour laquelle l’aide au suicide existe dans le code pénal depuis 1945 **est une énigme**. J’ai beaucoup cherché dessus, personne n’avait rien fait à ce propos avant, mais il est faux de dire que c’est suite à un événement du type « Roméo et Juliette » que la loi a été votée, car:
    – il n’y avait pas de code pénal suisse en vigueur avant 1945!!
    – je n’ai pas trouver de débat parlementaire sur la proposition de l’article 115, ni ses numéros proposés précédents
    – aucun journal numérisé n’en parle en français et en allemand
    – aucun code pénal cantonal n’avait de provisions pour le suicide assisté; en revanche, quelques cantons interdisaient le suicide
    – dans les 3 propositions formulées par des professeurs de droit (allemand et autrichien) que j’ai pu lire (enfin, faire traduire), aucun ne parle d’aide au suicide.
    – dans la presse romande que j’ai dû revoir depuis que les archives sont scannées, jusque dans les années 1960, je n’ai vu que 3 histoires marquantes d’aide au suicide: un membre de l’armée prussienne qui se serait fait sauter la tête avec un canon, puis une maman et une grand-maman neuchâteloises, désespérées et à la rue, qui se seraient jetées dans le Doubs pour se noyer avec leurs enfants, mais dont les adultes ont survécu; elles se sont fait acquitter des meurtres, par compassion. Et enfin, un type qui a fournit une arme à sa compagne dans les années 1950, et le contexte était flou, d’où un procès pour savoir s’il s’agissait d’un meurtre prémédité, sur demande, ou d’un suicide.

  4. >Appelée “Sarco”

    décidément il est partout !

  5. Très mauvaise idée, je suis d’accord avec l’avis d’Exit. Cela doit se faire dans un cadre encadré comme le fait Exit, il y a un accompagnement, un échange, des aides proposées, etc. avant de vraiment faire cette dernière étape.
    L’idée n’est pas de proposer une aide au suicide dès que quelqu’un arrive mais uniquement comme dernier recours.

    Là, on a un truc hors de ce cadre et en plus qui fait vraiment attrape-à-clique… Super pour stéréotypé le sujet…

  6. Perso je suis pour, le problème du suicide assisté aujourd’hui avec trop d’accompagnement médical c’est que seuls les malades “physiques” sont pris au sérieux. Dès qu’il s’agit d’une maladie psy mais qui est incurable, il y a 0 compassion et compréhension par les médecins.

    Tu peux être torturée par ta maladie 5 ans, 10 ans, 20 ans, ils s’en foutent. J’en suis à 23 années d’horreur sans qu’on ai de vrais éléments à me proposer, mais c’est pas grave faut continuer parce que “mais c’est mental ma bonne dame”. J’ai pleins de cas dans ma famille de personnes qui ont finies par devoir se suicider elles-mêmes, après 40 ans de souffrance, après avoir bousillé aussi la vie de leurs proches. Et bien sûr les méthodes n’étaient ni douces ni propres pour les autres.

    Je suis quand même d’accord avec un autre commentaire, on en arrive à ces extrémités car y a 0 moyens sérieux mis dans une médecine de qualité (la psychiatrie en France c’est une vaste blague). Et à cause de ça on laisse des personnes souffrir pour des idéaux, alors qu’eux même à leur place seraient les premiers à supplier qu’on les sorte de là quel que soit le moyen.

  7. Regardez les enfants papi va décoller… On dit au revoir à papi qui va venir s’envoler

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