Mangas : actions en justice ou plateformes légales, les éditeurs cherchent la solution efficace contre le piratage

9 comments
  1. Bon sachant que le cœur de cible des manga c’est principalement les ados et les jeunes adultes souvent encore étudiant, c’est à dire des personnes qui n’ont de toute façon pas les moyens d’acheter à ce moment là, ça me paraît une mesure idiote.
    Fidéliser les jeunes via le piratage c’est assurer qu’ils achètent légalement le manga une fois qu’ils auront un revenu. Empêcher ça et probablement qu’ils passeront à autre chose.

    Après c’est pas comme si ça faisait 30 ans qu’on tient ce discours et que les têtes pensantes font tout l’inverse.

  2. De toute façon le seul moyen de combattre le piratage est d’avoir une offre légale sur internet pas trop cher, et vu le nombre d’éditeurs différents, un Netflix des manga est impossible, donc le piratage continuera

  3. >Deux aventures, One Piece et Sakamoto Days le sont en “simultrad”, c’est-à-dire qu’un nouveau chapitre publié au Japon est tout de suite disponible en français.

    Et après on s’étonne que ça pirate… Nan mais sérieux, les sumultrad, t’en as déjà largement plus en anglais et gratuit si tu lis le chapitre dans sa semaine de sortie, mais vu comment les mangas français sont à la ramasse avec les délais de parutions de nouvelles séries, faut vraiment pas venir pleurer.

    Il y a quand même un retard énorme en France actuellement, quand une des séries les plus populaires de r/manga, avec 2 saisons de son animé à son actif, en est à son 23eme tome au Japon, alors qu’en France, on en est qu’au 7… Après, ils s’améliorent et commencent à avoir moins de deux ans de retard, mais entre temps, bah t’as pas vraiment d’autre choix que de lire les scans.

  4. Faire un article sur le piratage de mangas et plateformes légales sans mentionner l’application/site officiel de Shuiesha Mangaplus, qui depuis quelques années offre une alternative légale et gratuite pour lire les derniers chapitres du Jump…

    En vrai, en tout cas pour le Jump, le piratage est vraiment plus une habitude ancrée chez les lecteurs qui date de 15/20 ans, quand le chapitre officiel de One Piece par exemple sort chaque dimanche gratuitement, en plusieurs langues, sur leur plateforme, le piratage c’est vraiment juste de l’habitude parce que la version scantrad ne sort que 2j avant.

    Alors c’est vrai qu’en France on a eu un peu de retard dessus, les éditeurs ont trainés des pieds, Mangaplus était dispo partout sauf chez nous et le français n’est arrivé que récemment.

  5. Le pire, c’est que même les offres légales, quand elles existent, ne sont pas à la hauteur des scans. Prenons l’exemple de Manga+, plateforme officielle gratuite récemment lancée. Disponible en français et en anglais, la différence est monstrueuse. L’offre en français de mangas se compte sur les doigts de la main. En anglais, il y a moins de retard et plus d’offre.

    Comparons à feu Scantrad, qui ont cessé de publier leur propre traduction des chapitres de série du Shonen Jump dès que Manga+ fut disponible. L’offre était bien plus large, et la traduction d’une grande qualité. D’ailleurs, les notes de traducteurs aidaient beaucoup pour les théories. Les chapitres sortaient en général le vendredi, et mercredi pour les plus anciens.

    Aujourd’hui, manga+ a une offre faible et sort tous les dimanches soirs. Qui plus est, la trad est parfois hasardeuse. Pour one Piece notamment, tout est traduit, même les noms, et les notes de traducteurs sont rares. Non seulement ça rend moins bien, mais c’est plus difficile de théoriser. Le pire, c’est que la version anglaise est mieux traduite.

    Donc on a des scans illégaux de qualité, fiables, larges en offre et très rapide, contre une offre officielle limitée, parfois pauvrement traduite, et lente.

    Forcément, les gens se tournent vers les scans. Ça et le fait que les scans permettent de découvrir des séries. Je me suis fait l’entièreté des scans de Vagabond, je compte acheter la version papier. Jamais je ne l’aurais fait si je n’avais pas lu les scans.

  6. Mangaplus (la Seishua) a compris ce qu’il fallait faire : sortir en simultané dans plusieurs pays, dont la France. Ils ont même décidé de passer l’éponge sur les site de scan illégaux (genre scantrad) s’ils arrêtaient de traduire et partager. Ce qu’il s’est fait, ils se sont même publiquement félicités pour le travail de l’autre et le respect de l’accord. Maintenant Scantrad sort les autres trad, et publie les actes scan de la Seishua, en redirigeant sur Mangaplus
    Ces derniers ont l’air vraiment à l’écoute du public d’ailleurs, je note une amélioration sensible de la traduction des noms et attaques sur One Pièce (ou c’est un hasard j’en sais rien)

    Comme quoi c’est parfois pas si compliqué

  7. >D’autres ont des démarches hors-la-loi qu’ils ne peuvent ignorer lorsqu’ils s’échangent des fichiers piratés (appelés aussi “scans”) ou des adresses URL vers des sites cachés de stockage.

    C’est quoi un site caché de stockage ? On est vraiment théoriquement passible du délit de contrefaçon en envoyant un URL ?

    >Depuis que le service existe, 60% des utilisateurs nous disent moins consommer de “scans” depuis qu’ils ont un abonnement. Cela montre un mouvement et que lorsqu’une solution légale existe, le piratage diminue.

    Donc près de la moitié des utilisateurs paient un abonnement sans que ça diminue le nombre de mangas qu’ils piratent…Mais pourquoi payer alors ?

  8. Le Japon n’a que ce qu’il mérite concernant le piratage, les editions font du travail minable, en particulier les editions d’exportation. Les éditions française, sauf peut-être quelques rares exceptions comme ka-oon & kana (Death Note) sont vraiment plus mauvaises que jamais, les traductions sont complètement à la ramasse dans l’immense majorité.

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    Pour le reste, ce n’est pas qu’ils ont refusé de prendre la vague du numérique, prenez (Gangan Online qui est rattaché à Square Enix), c’est qu’ils se refusent à l’exportation, ils pratiquent un compte goutte et du bonus japan-only dégueulasse.

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    Tout le monde s’accorde à dire qu’une solution comme Netflix pour anime et manga ferait un succès monstre, mais les japs s’entêtent et rouspètent quand les amateurs décident de faire le boulot, et personne ne les prend au sérieux.

  9. Je peux leur épargner des frais de consulting, c’est des fichiers images minuscules (comparé à une série ou un film) qui tiennent dans un email.

    Il n’y a pas de solution efficace contre le piratage, il n’y a aucune solution technique qui ne leur coutera pas plus cher à implémenter et réduira leur image de marque que les potentiels bénéfices en retour.

    Le “mieux” qu’ils puissent faire pour limiter la casse je pense c’est de traquer les gens qui leak les raws en avance (mais même ça c’est compliqué il faut imprimer/distribuer des millions de volumes toutes les semaines dans tout le Japon en sortie simultanée, il faut forcément imprimer/packager/livrer tout en avance et y a des milliers de gens qui ont accès au truc la veille.

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