Traduction: Être anti nucléaire est l’équivalent climatique d’être anti-vaccination.

13 comments
  1. Ce qui me dérange avec le nucléaire sur le long terme, c’est que c’est la seule énergie (avec la géothermie mais bon c’est anecdotique) qui ne provient pas directement ou indirectement du soleil et que la nature sait stocker (par exemple sous forme carboné) avec une redistribution presque linéaire (on l’a surexploite allégrement mais si on se calme ou si on transitionne vers des énergies plus direct comme le photovoltaïque, on devrait y gagner en rendement)..

    L’énorme avantage du nucléaire c’est clairement sa quasi neutralité carbone au MW produit. Mais un MW produit impose de regarder comment il est consommé.

    Si ce MW est utilisé principalement pour se chauffer ; alors le nucléaire ne resoud pas grand chose. Et je ne parle pas de gaspillage énergétique, mais bien du fait qu’on réchauffe globalement un écosystème, déjà soumis à un source de chaleur quasi linéaire sur les siècles passés et futurs. Cet écosystème a d’ailleurs pris la bonne habitude de stocker cette énergie par lui même (bois, pétrole, …).

    Si demain on remplaçait 100% des centrales à combustible par du nucléaire, on ne résoudrait absolument pas le problème. Pire, on pourrait l’amplifier car on considérait l’énergie plus verte, plus disponible et plus consommable.

    Le nucléaire peut être une solution de decarbonation de l’énergie, mais pas de lutte contre le réchauffement à long terme pour le réchauffement où il masque d’autres indicateurs. Le CO2 n’est clairement pas le seul paramètre à prendre en compte quand on parle de réchauffement climatique.

  2. Les bananes c’est pour illustrer la radioactivité de ces fruits ?

    Parce qu’en terme de developpement renouvelable, les bananes cavendish c’est pas le meilleur niveau transport et agriculture sinon…

    Edit : Je sais que les bananes sont radioactives, le point d’interrogation est ici un outil rhétorique pour illustrer l’ironie de faire passer un message écolo avec un support qui ne l’est pas…

  3. Quand est-ce qu’on va cesser d’enfoncer des portes ouvertes. Les anti-nucléaires n’existent plus depuis la droitisation de l’opinion publique.

  4. Je ne suis pas expert en la matière, mais ma sœur est ingénieure dans le domaine du traitement des déchets nucléaires, donc on en a beaucoup parlé.

    De ce que je comprends, c’est un « tradeoff » comme disent les anglois. L’énergie nucléaire ne produit pas la même pollution de l’air, c’est un fait. Mais dans l’état actuel de nos techniques de traitement ça empoisonne les eaux et la terre pour des siècles, voire des millénaires. Fermer un réacteur coûte énormément, et est encore très incertain. Du coup, investir dans le nucléaire exige un investissement massif dans la recherche de solutions de traitement. Investissement qui est pour l’instant sévèrement insuffisant, et qui n’est pas du tout rentable sur le court terme. Le vrai problème, c’est que les politiques énergétiques sont soumises à un impératif de profit, ce qui pousse les entreprises à produire de l’énergie sans solutions de traitement.

    Donc la production d’énergie nucléaire n’est pas un mal en soi, mais doit s’accompagner de politiques d’investissement responsables. Ce qui pour l’instant n’est pas du tout le cas.

  5. À ce sujet, je vous invite à lire La Supplication.

    La série Chernobyl d’HBO est pas mal basée dessus, mais chez HBO ils ont été gentils ils ont enlevé tous les passages les plus hardcores.Vous allez pleurer mais c’est une lecture qui vaut le détour.

    (genre l’épisode où ils tuent les animaux de compagnie et finissent par tomber sur une chienne qui vient d’avoir des chiots. Dans le livre c’est cent fois pire.)

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