Saignée à blanc par l’État et ses concurrents, EDF court à sa perte

11 comments
  1. > À cet égard, la tentation est grande de devoir rappeler que le meilleur moyen d’en profiter était de maintenir le statu quo ante: EDF entreprise publique, exploitant unique de la flotte nucléaire, en situation de monopole national.
    Mais le péril que représentait EDF (éléphante agile et performante) pour ses concurrents européens était trop grand. Il a donc été décidé de l’entraver, avant de la réduire.

    Je suis d’accord avec le reste de l’article, mais ici l’auteur oublie un point capital: une entreprise publique ayant un monopole national assuré par l’État propriétaire n’a tout simplement pas le droit de faire concurrence à des entreprises privées sur les autres marchés de l’UE.

    Revenir à EDF nationalisée supposerait la perte de tous les marchés de l’UE pour l’entreprise, notamment la construction des EPR. Comme EDF est la seule entreprise européenne à encore construire des centrales “clé en main” depuis la fermeture de la division nucléaire de Siemens, cela signifierait l’arrêt total de la construction d’EPR en dehors de la France et du Royaume-Uni.

  2. Et si un incident nucléaire majeur survient, on s’étonnera d’un défaut de maintenance faute de moyens.

  3. Depuis 2011 avec un prix à 60€ / MWh (sans compter le pic de 2021/2022) pour 100 TWh par an, ça aura coûté environ 20 Mds de manque à gagner à EDF, et plus de 5 Mds de pertes nettes (coût de production à 56€ / MWh en 2014).

    Et ça c’est l’estimation basse, sans compter:

    – les 20 TWh de plus
    – les prix de marché actuels
    – le rachat au dessus du prix de marché du photovoltaique particulier
    – l’augmentation des coûts de production
    – le non-renouvellement du parc
    – l’obligation de créer des parcs éoliens et photovoltaiques
    – toutes les autres décisions politiques débiles

    Plus qu’à espérer que l’UE vaille vraiment le coup parce qu’on l’aura payée très très très cher. Réjouissons nous, un lendemain luxuriant s’annonce ! /s

  4. Est-ce que les différents candidats à la présidence proposent quelque chose à ce sujet ?

  5. L’UE et la libéralisation à tout va… Ces bandes de cons essayent de réinventer une roue carrée dans certains secteurs très sains qui devraient être protégés entant que priorité nationale (énergie, eau).

    Au lieu de ça ils essayent de forcer une introduction à la concurrence qui d’une baisse la qualité de service et de deux augmentent le coût pour le consommateur…

    Mais quelle bande de misérables inutiles.

  6. EDF ne peut pas faire faillite elle sera toujours renflouée par l’état. Dans la même journée tu as à la fois une manif contre la hausse des prix et une manif contre le bouclier tarifaire de l’électricité. Le gouvernement fait le choix du pouvoir d’achat aujourd’hui (c’est à dire en hiver alors que le prix du gaz augmente) et assumera les pertes d’EDF demain.

  7. Et si on intégrait une bonne fois pour toute que la concurrence n’a pas sa place partout? Energies/eau/transport n’ont pas vocation à être gérer par le privé mais par des monopoles d’état. Leur seul préoccupation devrait être de fournir le service attendu. Le tarif appliqué à ce service ne devrait être calculé que pour maintenir/remplacer les infrastructures et payer les salaires…. et non pour rémunérer des actionnaires, même si c’est l’état, et encore moins pour se développer à l’étranger.

    Merci de ne pas être trop virulent envers ma personne pour cet égarement utopique.

  8. Super, pression européenne pour céder EDF aux milliardaires, qui avec Macron a une bonne chance de se passer. Qui dit privatisation dit économie sur les couts, y compris les couts d’entretien et de securite, donc d’ici dix ans tout explose et on pourra jouer a Fallout Irl.

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